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Accès aux soins : viva la révolution !

Des débats qui s’éternisent, des syndicats de médecins libéraux qui se contestent leur légitimité respective... Tout cela énerve passablement trois organisations représentant les usagers du système de santé, le CISS, la FNATH et l’UNAF. Et ce d’autant plus que les associations représentant les usagers du système de santé sont exclues de ces discussions. Les trois organisations "proposent aux parlementaires de reprendre politiquement la main dans un débat essentiel pour l’ensemble de nos concitoyens : l’égalité d’accès aux soins, d’un point de vue tant géographique que financier". Dans leur communiqué, les trois associations pointent deux problèmes dont les effets se conjuguent. Le premier est celui de la désertification médicale, une désertification "toujours aussi prégnante malgré les occasions de légiférer [la loi HPST par exemple, ndlr] pour une plus juste répartition des médecins sur le territoire". Le second est "l’inflation des dépassements d’honoraires contre laquelle rien de sérieux n’est engagé". Le CISS, la FNATH et l’UNAF proposent donc aux présidents de chaque groupe politique à l’Assemblée nationale et au Sénat une résolution parlementaire "sur l’attachement au respect des principes de solidarité nationale face à la croissance constante des dépenses de santé et aux inégalités d’accès aux soins".
Pour appuyer cette demande, les organisations rappellent certaines données extraites du dernier baromètre CISS-LH2 sur les droits des malades. Ce dernier indiquait que "près des deux tiers (65%) des Français affirment qu’il faut "encadrer l’installation des médecins pour les amener à exercer dans les zones où ils sont absents" plutôt que d’"augmenter les aides publiques versées aux médecins pour les inciter à exercer dans les zones où ils sont absents" (32%)". Ça, c’est pour les déserts médicaux. Concernant les dépassements d’honoraires, le baromètre indiquait que "plus d’un Français sur cinq déclare avoir déjà dû renoncer à la consultation d’un médecin en raison du coût que représentaient les dépassements d’honoraires".
"La prise en compte des enjeux de santé a toujours dépassé les clivages politiques. Cette déclaration à forte charge symbolique représente, dans l’urgence actuelle à agir pour préserver notre système de santé solidaire, l’occasion de rassembler nos élus autour de leur responsabilité ultime à défendre les principes qui sont ceux de notre pacte républicain"¸ indiquent le CISS, la FNATH et l’UNAF.
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