Hanouna : une polémique qui n’en finit pas !

Initiative Publié par Thomas Legrand 479 lectures
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La polémique autour du prime de l’émission "Touche pas à mon poste" (TPMP), animée et produite par Cyril Hanouna, n’en finit pas de grandir. Et ce, malgré un mea culpa en demi-teinte de la part du principal intéressé, prononcé quelques jours après le spécial  "Radio Baba". Lors de cette émission du jeudi 19 mai, diffusée en direct, l’animateur a piégé plusieurs hommes gays, après avoir posté une annonce sur Internet, sur le site de rencontre Vivastreet. Ces canulars homophobes, déclenchant l’hilarité du plateau, ont été immédiatement dénoncés et déclenché une vague d’indignation sur la toile. Mardi 23 mai, on comptait près de 25 000 signalements au CSA.

Multirécidiviste. C’est loin d’être la première fois que Cyril Hanouna est visé par des accusations d’homophobie. Déjà, l’affaire Matthieu Delormeau, en novembre 2016, lorsque l’animateur avait qualifié de "pleureuse" son chroniqueur, avait suscité un tollé, malgré les démentis. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), "particulièrement préoccupé du caractère répété de ce type de séquences et des effets d’imitation que cela peut induire auprès du jeune public", avait alors prononcé une mise en garde contre l’émission. Et même s’il s’en défend à chaque fois, revendiquant les valeurs d’ouverture et de tolérance de son émission, les blagues douteuses autour de l’homosexualité sont récurrentes dans TPMP. L’association des journalistes LGBT (AJL) avait notamment documenté dans une enquête parue en décembre dernier, que pour le seul mois de novembre 2016, 42 blagues à caractère homophobe avaient été relevées dans l’émission.

Cette fois-ci, la polémique a pris une ampleur inédite, avec un nombre record de plaintes reçues par le CSA : plus de 25 000 signalements ont été recensés pour cette seule émission. Cela représente plus des deux tiers du nombre total de plaintes, toutes émissions et toutes chaines confondues, reçues par l’institution en 2016. Lors de la visite de la ministre Laura Flessel dans les locaux de l’association Le Refuge vendredi 19 mai, Françoise Laborde, ex-membre du CSA explique : "Le CSA a été saisi et pourra s’appuyer sur deux principes pour prononcer les sanctions qui seront probablement engagées : la lutte contre les discriminations, et la protection des mineurs. Cette séquence représente un dérapage incontrôlé de la part de Cyril Hanouna, et l’heure de grande écoute à laquelle elle a eu lieu constitue une forme de situation aggravante. Les associations de lutte contre l’homophobie et contre toutes les formes de discriminations travaillent difficilement et sur de longues périodes pour sensibiliser le public. Tout ce travail est ruiné en quelques minutes, dès lors qu’Hanouna laisse entendre aux jeunes téléspectateurs que de tels actes ne sont pas graves. Il y a des mots proscrits, et certains animateurs l’oublient". De son côté, Nicolas Noguier, président fondateur de l’association Le Refuge déclarait être "profondément choqué" par ces actes à répétition. "Nous avons contacté notre avocat et pris avec lui la décision de saisir le CSA, car il faut que ces actes soient reconnus comme étant homophobes. D’autant qu’il a récidivé, six mois après sa mise en garde !" Dans un communiqué paru mardi 23 mai, le CSA prévient que "les auditions des représentants de la chaine seront fixées très prochainement afin de statuer sur ces affaires". L’institution semble donc déterminée à aller plus loin dans cette affaire. Le Refuge a par ailleurs annoncé sa décision de déposer une plainte contre l’animateur. "Notre avocat étudie les contours de cette plainte pour être sûr qu’elle soit recevable", a annoncé Nicolas Noguier au site Franceinfo.

En comparaison des précédentes polémiques, le feu autour de l’animateur et de la responsabilité de la chaine C8, a poussé de nombreuses marques, présentes aux coupures pub, à se désolidariser. Nombreux annonceurs ont retiré leurs investissements sur ce créneau horaire, à l’appel d’internautes : Décathlon, Chanel, Disneyland Paris, Orange, Guerlain, Flunch, Petit Navire, Thompson… Au total, une cinquantaine de régies publicitaires de marques a déclaré sur les réseaux sociaux renoncer à leurs placements de produit durant l’émission et a demandé le retrait de ses spots lors des créneaux de TPMP. Rappelons que les revenus générés par l’émission représentent la moitié des revenus de la chaîne. Touchée au portefeuille, la chaine C8 va-t-elle sortir de l’inexorable soutien à son animateur vedette ?

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Commentaires

Portrait de JLB06

Hanouna et juste votre reflets chers téléspectateurs ........rien ne vous y oblige.....

Portrait de guy961

Des sanctions s'imposent pour un humoriste ridicule et pathétique comme ce con! 

Portrait de francis20250

en tolle il va voir ce que cela fait .....ca peut lui plaire lol 

Portrait de Tom Sawyer

Il suffirait déjà que les parts d'audiance de ses émissions baissent pour qu'on ne l'entende plus. La décision appartient aussi aux téléspectateurs.