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Laurent Cathala, candidat PS dans le Val de Marne : "Particulièrement investi sur les questions de discriminations"

Laurent Cathala connaît très bien AIDES depuis les années 80. C’est un ancien cadre infirmier qui a été très tôt impliqué dans les problématiques de santé publique. Dans le cadre de ses fonctions, il a développé les premiers appartements thérapeutiques en Ile-de-France. Il finance par ailleurs l’association AIDES à hauteur de 6 000 euros par an.
Dans un premier temps, nous lui avons expliqué que nous sommes depuis deux ans en train de réinvestir le territoire Sud Est Ile-de-France, en menant des actions avec et pour les populations migrantes, les femmes vivant avec le VIH mais également les gays. Il connaît très bien nos interventions dans le cadre du CHI de Créteil et du CHU Henri Mondor via les COREVIH. Depuis 30 ans, la mairie de Créteil est investie sur les thématiques touchant les personnes consommatrices de drogues via un partenariat avec l’association Drogue et Société, sur des produits de substitution essentiellement. Sur la question des TROD [tests de dépistage à orientation diagnostic], le fait de pouvoir développer de nouvelles actions de grande ampleur avec une visibilité plus poussée sur le territoire de Créteil est plutôt bien accueilli par celui qui en est maire depuis 1977. La mairie est, par ailleurs, très investie dans les problématiques de réussite éducative, les problématiques sociales et sanitaires.
Sur le dispositif de la ville plus particulièrement, la mairie travaille sur le soin aux personnes les plus démunies dont les personnes sans papiers. Sur les actions de la santé, la mairie coordonne les activités et se propose d’être le relais auprès des pouvoirs publics sur les questions d’information, de prévention, de sensibilisation et d’accès aux traitements. Partant de là, les discussions sont ensuite passées sur sa candidature aux législatives et les engagements qu’il pourrait prendre en matière de lutte contre le VIH/sida et les hépatites. Après avoir rapidement exposé les perspectives de fin de l’épidémie à condition qu’il y ait une réelle volonté politique, nous lui avons exposé les revendications nationales de AIDES. Les échanges se sont concentrés sur l’impératif d’aborder les enjeux sous un angle de santé publique plutôt que de répression, et donc de ramener certaines problématiques, principalement celles concernant les usagers de drogues et les travailleuses et travailleurs du sexe, au ministère de la Santé plutôt qu’à celui de l’intérieur. Sur ces sujets, Laurent Cathala s’est montré ouvert en affirmant que AIDES pourrait travailler avec lui, s’il est réélu, pour faire avancer ses sujets. Il en a profité pour dire qu’il était aussi particulièrement investi sur les questions de discriminations et que des collaborations pourraient se faire, notamment en initiant des travaux parlementaires sur la sérophobie.
Enfin, la question des restes à charges a été abordée. Le sondage AIDES/CSA qui montre qu’une majorité de Français souhaite la fin des franchises médicales lui a été transmis, en insistant notamment sur la question des renoncements aux soins touchant les populations précaires. Un consensus s’est établi sur la nécessité de considérer la santé publique comme un investissement plutôt qu’un coût, il a là encore affirmé que nous pourrions le solliciter sur ce type de dossiers.
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