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Blog de romainparis
N'est-il pas risible de se faire traiter de sectaire, d’intolérant,
par des "gens" qui prétendent prêcher la tolèrance ? Cherchez la contradiction. Ils se disent ouvert aux autres mais uniquement si ceux-ci vont dans leur sens, sinon c'est l'inquisition ! Et je ne parle même pas des mesquin(e)s qui reprochent à certains de créer la polémique, tout en prétendant avoir eux, des arguments. Suffit de lire leurs posts pour voir leur niveau d'argumentation... hou c'est pas bien.
Oui, je dis que séronet est la cour des miracles. Et je suis même fier de le penser, car au moins, c'est un espace où les séropos n'ont pas peur d'être jugé parce qu'ils le sont justement. Qu'en sera-t-il lorsque cet espace ressemblera à la société ? Vous savez, cet autre espace où vous pouvez être séropo à la condition de vous taire et que cela ne se voit pas surtout.
Si vous saviez à quel point je me fous de ce que l'on pense de moi !
Je suis radical.
Je suis intolèrant.
Je suis raciste.
Je suis mysogne.
Je suis homophobe.
Je suis antisémite.
Je suis facho.
Je suis nazi.
Je suis une ordure.
Je suis.. etc.
Je sais ce que je suis, ceux qui me connaissent savent ce que je suis et je n'ai pas besoin des morales des autres pour me définir, encore moins m'y plier.
Voila, séronet est aussi un défouloir et cela compte moins cher qu'une séance chez le psy, d'utilité relative.
Chers séropos, pensez au jour où cela n'ira pas bien (je ne le vous souhaite pas), mais imaginez le une seconde et vous aurez déjà un pas d'avance.
Le sida est une guerre, il est violent comme la société l'est pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'en protéger.
Vive les séropos libres !
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Commentaires
Pour ma part...
... Heureusement que je ne suis pas tout de suite tombé sur tes divers commentaires à mon inscription sur ce site (qui suivait de près l'annonce de ma séropositivité).
Parce que je crois que ça m'aurait donné envie de me tirer une balle direct.
Tu te dis auteur, mais tu ne te mets visiblement jamais à la place du lecteur. Comme beaucoup ici d'ailleurs.
Tu t'aurais tiré une balle parce que je défends
ouvertement, outrageusement, les séropos ?
Dis-moi, comment vis-tu dans la société ? Tout le monde sait que tu es séropo ? Tu vis avec le tatouage (lipo, EF, précarité) ?
Quand on ne respecte pas autrui (je cite:
Quand on ne respecte pas autrui (je cite: je m'en tape des gens) comment veux tu être respecté?
Et pourquoi tant de haine j'aimerais comprendre...
Pauvre Romain
on va te dédier ce site d'ailleurs : tu y seras le chef des seropos qui n'aiment pas les seronegs qui n'aiment pas les seropos..... mdr!
Je vis dans un autre monde que toi on dirait... je pensais trouver dans ce site la tolérance mais je vois dans tes propos le contraire...
Je vais te décevoir : je vais rester car moi je ne pense pas que d'être con fera changer les cons!!!!
Passes une bonne soirée l'ami!
oui
Nan mais tu sais...
... moi je suis pas un vrai séropo hein !
Ca fait pas longtemps que je le suis, j'ai pas de symptôme, pas de traitement...
Suis déjà bien content qu'on m'accepte ici....!
J'ose pas trop faire de coms ici parce que j'ai bien compris que j'étais mal placé pour la ramener... Je souffre pas assez tu comprends !!
Par ailleurs je te lis depuis un moment déjà et je ne vois absolument pas en quoi tu défends les séropos.
Tu te défends toi avant tout. Et je ne me sens jamais concerné par tes propos.
Pouet,
si ton niveau d'argumentation s'arrête à ma connerie et à la tienne, alors nous n'avons rien à nous dire. Mon blog est pour mes frustrations, pas pour les tiennes. Va donc te défouler sur le tien. Je te souhaite bonne continuation et ne vient pas sur mon blog comme je ne viens pas sur le tien.
Mirena57, explique ton usage du mot haine svp ? Tu es choquée par mon style d'écriture ou par ce que je développe ? deux choses différentes. Je te crois quand tu dis connaître le vih, mais je pense que tu as raté quelque chose dans le côté de l'histoire humaine du vih.
@robhalford !!
ca veut dire quoi
défendre les séropo ????
défendre ??? on se croirait à un procés....accusé, défense...
il faut être séropo pour défendre les séropo ? il faut être paraplégique pour prendre faits et causes pour l'accés à tout lieu des personnes à mobilité réduite ??? c'est très réducteur.....je viens de faire une post sur le blog d'alsaco qui vire purement et simpement mirena, scnadaleux, je ne vais donc pas me répéter ici....
Débat clos pour moi donc.
Romain, tu te trompes....tu veux surement bien faire, mais l'ouverture aux autres est la clé de tout problème....." du dialogue jaillit la lumière".
oui tu rejetes complètement les séroneg..
oui tu rejetes complètement les séroneg.. on peut ressentir comme une "haine" au travers de certains propos. alors je voulais comprendre pourquoi: tu as peut etre déja été rejeté et tu réitères la même chose?
ton style d'écriture je m'y ferai... c'est ta personnalité ,assez directe, sans prendre de "gants" chacun est comme il est...
Egalement pour le terme chronique je comprends ce que tu voulais dire. Chronique apparenté à hypocrisie comme pour rassurer les gens...
au regard de tes différents posts je pense que tu souffres bcp et que tu as vécu une période difficile ces derniers temps... alors même si ce n'est pas tjrs justifié je concois qu'on puisse se défouler
Peace
Nathanaël.
en definitive
Coucou...
Robhalford,
j'ai dit que je défends les séropos, pas que je les représente... Eh bien, si tu ne te sens pas concerné par mes propos, c'est parce que nous ne vivons pas la même chose. Logique aussi, puisque nous ne sommes pas égaux face au virus. Puis, certain(e)s dans ma situation ne se sentiront pas concernés aussi et je fais faire quoi, dire je défends les séropos sauf ceux qui ont plus de 1000 T4, sauf ceux qui sont riches, sauf ceux qui sont pauvres ? Ben non, je dis que je défends les séropos.
Il y a aussi des séropos avec qui je ne m'entends pas, comme Pouet, et ce n'est pas lié au vih.
Est-ce que je me defends moi ? Ben oui, pourquoi ne le ferais-je pas ? Tu préfères que je prétendre le contraire et verser dans l'hypocrisie ? Tu n'aimes pas mes provocations ? Ben, ok.
Romain,
Tiens une réponse normale. Tu vois tu en es capable.
Il n'y a pas à dire, sur ce site je suis un nageur en eaux troubles... lol
Pouet,
Lache mon blog, tu ne viens ici que pour me provoquer, non pour débattre. à part traiter de con les gens qui ne vont pas dans ton sens et ensuite prétendre que tu as marre des gens qui créent des polémiques. Cherche l'erreur.
Mirena57, cites-moi où je rejette complétement les séronegs ?
Romain
*** Un propos a été modéré ***
Tu le dis si bien on ne peut pas tous être d'accord.
Passes une lovely soirée
Pouet
Uzzi83 et Mirena57,
Pouet, je te découvre maintenant méchante.
Romain ,Comme ça.....
Ne déformes pas tout
tout le temps... je n'avais pas une intention méchante. Les gens qui me connaissent le savent aussi!!!
Par contre Lovely soirée tu n'as pas relevé... comme quoi.... vraiment dommage : serologies incompatibles.... Prends le comme un compliment.... Je me sauve vite de ton blog....
Bisous
Le sida est une guerre...
Je trouve l'expression très juste. J'ai toujours ressenti ma vie de séropo comme celle d'un combattant de la guerre de 14-18. Une guerre de positions, d'usure, où l'on arrive sur la champ de bataille souvent sans avoir rien demandé, sans y être préparé, parfois sans rien connaître de la vie ou presque. Au départ, on a vu beaucoup de ses compagnons d'infortune tomber, on a soi-même essayé de comprendre ce qui nous arrivait parmi ces morts, ces gueules cassées qui nous entouraient. On a appris à éviter certains pièges, on a pris aussi des coups, notre corps en porte les stigmates.
Parfois, lorsque l'on regarde derrière soi, loin du front, on voit les autres continuer à vivre comme si toute notre souffrance ne servait à rien, en tout cas il ne veulent pas l'entendre. On voit ausssi chaque jour arriver des bleus qui pensent tout savoir et qui passent l'arme à gauche rapidement.
On ne gagne peut être pas chaque jour du terrain, on lutte quand même au quotidien, incertain de cet avenir qui peut être nous abandonnera bientôt, demain.
Mais le fait de ne pas me savoir seul, d'entendre des paroles comme celles de Romain, me permet de garder encore de l'espoir malgré tout.
le plus drôle
romainparis a écrit :
pourquoi tant de polémiques alors qu il ne s agit que d'une mise en garde quand au devenir de notre espace de liberté.Seul endroit ou nous ne sommes pas a priori jugé et mis au rang de pestiferés.Bien que quand je lis certains posts j en doute, parfois j ai plutot l impression d etre dans une arène ou le seul but et d annihiler, rabaisser pour le simple plaisir d'une joute le post et en meme temps la personne précédente.
ben !
vous n'êtes pas tendres entre vous.
C'est sûr que si l'on songe au désarroi de la maladie, toutes ces querelles n'ont guère d'importance.
Vous savez bien que toutes les souffrances en sont, qu'il n'y a pas une échelle de validité, seulement des êtres qui ont mal, parfois si seuls et sans beaucoup d'argent.
Quand on pénètre dans la maladie mentale ou physique, il n'y a plus de pseudos, mais il n'y a plus de noms non plus.
Même si c'est dur, ben, ma foi, essayons de profiter des rares moments que nous ne savons pas que notre corps tient debout.
Après, le moi idéal et l'déal du moi... ça ne tient plus la route.
Tout un chacun a un narcissisme phénoménal et veut être le premier - mais, voilà, on ne peut pas être le premier partout.
Ecrire ne guérit pas tout, mais c'est mieux que de se morfondre, même si l'on a le droit de se morfondre.
Tôt ou tard, on se fait avoir, rouler, abuser ici, ailleurs, c'est hélas humain - il y a même des manipulateurs de métier.
Qu'importe, il faut croire ; croire en vertu de rien et en vertu de tout.
On ne juge pas qn à ses fautes : Nous avons tous un maître.
Je crois qu'il y a un devoir de mémoire, c'est tout.
Et une once de respect, savoir ne pas se la jouer et admettre que l'on ne sait rien.
Et puis, c'est normal qu'il y ait du désarroi sur le site : tant de gens en manque, mal d'amour.
Balwin,
merci de dire que c'est normal qu'il y ait du désarroi sur ce site, parce que c'est vrai et que cela découle de la situation dans la réalité.
Je ne suis pas là pour faire la morale aux jeunes contaminés en leur parlant d'une époque révolue, mais de leur dire, voici ce que j'ai appris en 20 ans du sida et attention, il peut vous surprendre des années ensuite comme il l'a fait avec son inflammation, dont nous découvrons peu à peu son étendue sans connaitre pour l'instant la solution.
Le sida en a rien à faire du consensus et de la bienséance, lui attaque en permance et son champ de bataille (merci drive), c'est vous les séropos.
Si vous voulez savoir ce que c'est d'être seropo dans la société, affichez-vous ouvertement et vous constaterez par vous-même le résultat. Pour l'avoir fait, et c'est sans retour, pas de regret I did the job, je peux en parler autre que par des théories.
Il faut mieux être préparé aux surprises du vih, parce qu'il n'a pas dit son dernier mot. La guerre a changé de visage, mais elle continue.
@ romain
Je suis entièrement en accord avec ton dernier post...entièrement...et toutes ces infos que tu viens de livrer elles doivent l'être aux séro négatifs....et pour cela il faut qu'ils puissent te lire....ou que l'info soit relayée...c'est très important ce que tu viens de dire dans ton dernier message.
C'est contre le hiv qu'il faut se battre, pas contre les séro-négatifs.
( cette réponse de ma part ne se veut pas polémique, mais complémentaire et "amicale")
Mais tu es la preuve que les seronegs
peuvent venir sur séronet, non ? Et je n'ai jamais dit que je voulais leur interdire le site. Qui a créé cette polémique ? Pas moi.
Je dis que je refuse d'endosser ici un rôle de prévention envers les séronegs, que si d'autres veulent le faire, que bien leur fasse. J'estime que les séropos sont prioritaires. Mais chacun ses priorités. Je ne demande pas que l'on soit d'accord avec moi.
Il y a un autre ennemi contre lequel je me bats : ceux qui prétendent se battre pour les séropos et qui ne font rien. J'en mesure les dégats sur le terrain.
"et la tendresse bordel ?"
Il y a des périodes ,des vagues qui viennent submerger ce site . Sur quelle base
vous engueulez-vous ? Romain a tout à fait raison de crier sa souffrance sur son blog! Que vous ne partagiez pas ses points de vue ,c'est votre affaire . Nous sommes tous très différents de par nos parcours et nos expériences de vie . Séronégatifs ,
vous venez vous "informer" ,soit ; Acceptez et réfléchissez sur le pourquoi du cri de
Romain. L'épidémie va mourir en 2020 paraît-il mais nous nous resterons avec lui pour toujours.
Nous vivons ,survivons, avec lui comme des schyzophrènes . Le virus attaque n'importe quand et frôler la grande "faucheuse " est une expérience que je ne vous souhaite pas .
Je t'embrasse ,Rom . Porte-toi bien .
Meliah
re
Tess
Disons que le mal de vivre est très pénible pour autrui. On est très pénible quand l'on n'arrive plus à investir ce que l'on investissait avant, que l'on ne dissimule plus ses états d'âme, soi, derrière des attachements et un semblant d'humour qui nous rendaient attrayants.
Dans ces moments d'effondrement psychique, on aurait besoin de bras, mais notre monde est celui de la jouissance : il faut jouir et faire jouir, alors on est vite jeté.
Il arrive un moment que l'on n'a plus la force, l'énergie et la combativité suffisante pour faire des gestes quotidiens, se laver, faire la vaisselle, etc. On n'en peut plus et cette douleur n'est pas toujours perçue, ni reçue.
Après quatre années passées sur le site, je reconnais avoir rencontré des gens formidables aussi bien que des êtres abîmés par la vie - lesquels ne sont pas les moins intéressants car derrière l'immobilisme, il y a souvent beaucoup d'agitation, une passion incroyable. Ainsi explique-t-on qu'un mélancolique peut passer à l'acte avec une violence et un acharnement consternants que son accablement ne laisse pas prévoir. La clinique connaît bien-sûr cette propension comme elle connaît la queue de la mélancolie (on disait comme ça autrefois).
L'effondrement quand cela va mieux.
Un coup on ouvre ses stores, un coup on les ferme sans même savoir qu'on les ferme. C'est très difficile de préserver une énergie constante et la vision d'autrui en termes de carence implique le plus souvent le rejet, parce que l'on devient ennuyeux à ne pouvoir exprimer cette joie de vivre contenue en soi.
Tel est le paradoxe qui nous hante et n'est pas recevable par un être qui va a priori bien. Le sida ne nous a pas détruit à lui tout seul ; il n'a jamais fait qu'y participer.
Certains ont même entretenu le phantasme délirant qu'il pourrait les délivrer d'un mal plus profond.
Je crois que c'est bien d'écrire, d'aller sur le chat, mais tout cela comporte aussi le risque de nourrir la machine en nous, "l'appareil à influencer" des schizophrènes comme écrivait Tausk ?
Il faut absolument réinvestir des champs, sinon nous nous retrouvons face à nous mêmes de manière métallique et, ça, c'est intenable.
C'est pour éviter cette confrontation que l'on écrit, participe à des joutes oratoires, essaie d'être le meilleur, le plus brillant, d'être remarqué, etc.
Une des raisons du pourquoi de la folie et du délire, comme une des raisons du pourquoi de la civilisation.
Ce qui est con dans tout ça, c'est que nous voilà dans la deuxième moitié de notre existence, courte désormais, et que nous n'aurons pas été heureux quand nous n'aspirions qu'à aimer.
Balwin
Tess
Je sais juste combien le mal de vivre, les tensions qui prennent le dessus, l'angoisse dont on ne sort plus sont des choses invivables. Combien, encore, en être familier peut empêcher de vivre une existense à peu près normale, combien la compagnie de ces vécus sclérosent les possibilités d'être l'acteur de sa vie, de faire ce que l'on a envie et les moyens de réaliser.
Je crois aussi savoir, par l'expérience et ma propre position, combien être éconduit est souvent très blessant pour une femme, plus que pour un homme.
Il n'y a guère de finesse dans tout cela - seulement des êtres qui souffrent. Ca n'est jamais qu'une question de sensibilité, que nous partageons et que nous partageons avec beaucoup. Chacun trouve des moyens à sa convenance, à sa mesure, pour trouver l'oubli de soi, l'oubli d'une condition qui n'est pas à l'aune de ses désirs et sûrement tout-à-fait étrangère à l'esprit humain, à son entendement : qui l'écriture, qui l'abrutissement par des drogues de toutes sortes - le chat étant une drogue en soi.
Il n'est pas question d'établir de "niveau" car peut-on jamais se prévaloir d'avoir un étalon qui permettrait de mesurer qui est quoi ou qui devrait être quoi ?
Si chacun d'entre nous a un modèle à sa mesure, une sorte d'idéalisé qu'il aimerait atteindre, on tombe toujours sur son maître - au sens de plus fort que soi.
Tout cela invite à l'humilité et peut-être à prendre conscience de choses qui peuvent paraître banales, mais... par exemple combien il est douloureux d'être sur le chat et de ne voir personne vous regarder, quand on a le sentiment que la fête bat son plein.
Mais la fête... c'est souvent cette illusion, cette chose forcée et obligatoire à laquelle on n'accède la plupart du temps qu'à grand renfort de substances qui donnent à la vie l'apparence de ce qu'elle n'est pas.
Je me demande si ça n'est pas le but de tout homme : faire de la vie ce qu'elle n'est pas.
Je crois vraiment que ce sont de tels ressentis qu'il convient de ne pas laisser de côté, ce sont ceux-là qui font mal et mènent au pire. Ce sentiment d'être laissé pour compte, éconduit - oui, la détresse qu'ils provoquent.
Et c'est paradoxal parce que, somme toute, l'on meurt pour une illusion ; presque une illusion de l'esprit : on ne voit pas que la fête a pour origine la dépression, l'évitement de la béance et, pourtant, l'on a mal de ne pas y être convié, de ne pas être vu.
Ce qui semble détail est bien souvent la cause principale des passages à l'acte. Ici, facilement isolable, on ne le voit parfois pas même et puis ça arrive.
Oui, je crois que l'icône d'un oeil près de son pseudo est un grand moment d'amour et ce à quoi nous aspirons du fond de notre détresse : associer à cet oeil l'émotion qui nous comblerait.
Il y a sûrement beaucoup à dire sur l'émoticône et les sentiments que nous y projetons.
Le petit oeil ne serait jamais qu'un support, certes bien moderne, à l'expression de ce qui est à même de combler le vide qui nous fait si peur et cette absence dont nous nous croyons l'auteur.
Balwin