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La fleur de mon secret
Soumis par Ouhlàlà le 25.06.2012
Un entretien avec Michel Ohayon, président du Centre de sante, le 190, est paru en avril 2012, avec ce sous-titre: De plus en plus de jeunes gays se contaminent lors de "plans sexe entre amis".
Il évoque la protection imaginaire contre le risque de contamination que représente la pratique du dépistage fréquent, dans les cas de plans sexe non protégés entre partenaires "cleans", en particulier chez les gays.
Il faut espérer que les centres de dépistage, cdag, communautaires et autres, veillent que ce message soit bien intégré par les jeunes gays.
On parle aussi souvent de campagne pertinente à mener, je pense qu'il donne de bonnes pistes.
La conclusion de l'entretien avec un membre de Sida Infos Service :
SIS : Face à un phénomène qui tend à se développer a priori, est-ce que les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, et lequel ?
Docteur Ohayon : Imaginer ce que peuvent faire les pouvoirs publics par rapport aux représentations de la maladie chez les jeunes gays, c’est compliqué. On peut dire quand même que cette jeune génération qui n’a pas connu le sida et pour laquelle le VIH est devenu absolument invisible, ignore une chose extrêmement simple : la prévalence du VIH chez les gays. Quand on leur explique que presque un gay sur cinq dans un bar parisien est séropositif, ça semble être pour eux quelque chose d’invraisemblable. A force d’entendre des messages « grand public » leur affirmer que non, l’épidémie ne touche pas les gays mais les hétérosexuels, ils ont considéré qu’ils pouvaient s’approprier les modes de vie de leurs copains hétérosexuels sans les adapter. Ensuite, et c’est un vœu pieux : il est urgentissime de réorienter la prévention vers des stratégies beaucoup plus ciblées et, disons le mot qui fâche en ce moment : « communautaire », parce que c’est là que l’impact sur la dynamique épidémique pourra être majeure et rapidement.
Interview réalisée par Alain Miguet pour Sida Info Service :
http://www.sida-info-service.org/?Le-revers-de-la-medaille-des-plans
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La peur de la stigmatisation
La peur de la stigmatisation du "milieu gay" comme principal vecteur de la transmission du VIH fait que les campagne de prévention "soft" et "tout public" sont complètement passées à coté de la cible.
C'est un erreur faite autant par les autorités que par les associations.
: "je viens de faire un test, je suis séroneg, donc je peux continuer à prendre des risques". Le TROD accentue encore cette déviation par sa facilité et la rapidité du diagnostic, alors qu'il a une fenêtre d'erreur qui est pour l'instant de trois mois entre la rapport à risques et la possible détection d'une contamination. Nous en avons eu la démonstration sur Séronet ces jours-ci...
Seule la qualité du message de prévention au cours du dépistage et dans le milieu gay peut enrayer le phénomène. Ce n'est pas en trouvant des excuses aux comportements à risque du fait de la stigmatisation ou du mal être des jeunes gays que nous pourront faire reculer l'épidémie.
Excuses et explications
Je suis d'accord avec toi, François.
Cela dit, la stigmatisation et le mal-être des jeunes gays sont susceptibles d'être des déterminants des prises de risques individuelles, comme de la mise en danger d'autrui par les gays séropositifs victimes de rejet dans leur propre communauté. Ca explique mais ça n'excuse rien bien sûr (la conscience individuelle et le libre-arbitre sont des déterminants aussi puissants des comportements, mais la conscience individuelle et le libre-arbitre sont eux-mêmes susceptibles d'être déterminés socialement, un sac de noeuds au sens propre et figuré), et tu conviendras évidemment qu'il faut aussi combattre l'homophobie et la serophobie.
Je ne crois donc pas que c'est parce qu'on les excuse de leurs comportements à risques que les campagnes ne sont pas suffisemment ciblées, mais pour éviter une stigmatisation encore accrue de ces communautés. Mais c'est un mauvais calcul, je suis d'accord. D'autant que les campagnes ciblées (pas complétement inexistantes quand même), sont diffusées essentiellement dans les lieux communautaires eux-mêmes, et donc quasi-invisibles aux hétéros.
C'est vrai que le dépistage rapide devait être promu, c'est une arme supplémentaire dans le dépistage précoce. Mais il serait temps de parler aussi de ses limites...
Donc, les campagnes à peu près au point mort, le conseilling lors du dépistage on sait pas trop... Je crois que ça ne va pas suffire pour enrayer dans dix ans...
intéressant votre échange
mais aussi inquiétant...comment se fait il que ques campagnes n'atteignent + jamais les cibles (ou si rarement dans le vih)...?
BIzavous
maya
le sida ne fait plus peur !
Voici un lien hyper flippant quant à la nouvelle tendance dans certains milieux gays
"le relapse " = nokpot . La fin de l'épidémie est un leurre et voilà les neufs raisons de
l'accroissement terrible de la pandémie chez les homos d'aujourd'hui . Je suis tolérante mais quel avenir pour nos enfants ,petits-enfants ....? ça ne s'arrêtera donc jamais ? Tant d'irresponsables qui sèment ce fléau encore et toujours . A quoi ça a servi toutes les campagnes de prévention ? Le fric que ça a coûté ? Et ça repart de plus belle ....moi ça me désole tout ça car c'est le microcosme du cynisme qui prévaut .
Sources RUE 89 :
http://www.rue89.com/2012/01/19/neuf-choses-que-vous-ignorez-surement-sur-le- sida-228495
A tous ,une bonne soirée (de réflexion ? )
Meliah
La prévention ciblée
existe bel et bien, quand il y a des assos ou des structures du type crips dynamiques. Dans ma région, il y a eu depuis deux ans une vague importante de communication sur le dépistage rapide en direction des gays (il a fallu que aides et l'inserm s'associent dans une étude préalable d'un an assez contraignante et centrée sur les gays pour justifier de l'intérêt de la démarche et "débloquer" les pouvoirs publics...).
Ces mêmes assos se rendent dans les lieux de rencontres commerciaux (cruisingbars, saunas...), parfois y font du dépistage, des entretiens d'infos, laissent de la doc. Dans les lieux de drague extérieurs aussi. Il y a aussi le SNEG (syndicat national des entreprises gays, dont on pense ce qu'on veut...). Bref, pas un lieu communautaire qui ne soit truffé d'affiches, de docs, de présos. Il y a des failles mais c'est aussi un problème de moyens humains et financiers.
Il n'est pas impossible que ces affiches et cette doc (promotion de la kpot, modes de transmission, traitement d'urgence, réduction des risques, moyens et intérêt du dépistage), personne ne les voit plus. Probablement une adaptation trop lente et insuffisemment réfléchie des messages. Ou n'ai pas envie de les voir, mais les assos de prévention ne sont pas des cabinets de psychanalystes. Et les CDAG encore moins.
Si on consulte la pyramide des âges, il y a en 2012 environ 800.000 français de 17 ans, âge moyen du premier rapport sexuel. On est en droit de dire que tous les ans 800.000 personnes deviennent actives sexuellement.
Ces 800.000 jeunes sont sensés être prévenu du sida (dans toutes les dimensions exposés dans la documentation dite de prévention), des hépatites et ist et de combien d'autres choses encore ? Tous les ans, 800.000 de plus ! Et de combien d'autres choses encore méritent-ils d'être avertis. On ne peut pas jeter la pierre à quelque assos déjà au bord du burn-out.
Que dire de la prévention de l'alcoolisme, du tabagisme, routière, du papillomavirus, du cancer, du sexisme, du racisme, j'en passe et des meilleurs...
Il y a d'autres acteurs censés jouer un rôle, l'éducation nationale par exemple.
Il y a bien sûr les parents pour continuer de descendre l'echelle, mais un bon nombre ne sont pas en mesure de transmettre l'essentiel, ça saute aux yeux.
Donc plus de moyens pour le sida, faut pas réver. Il y a tellement de grandes causes nationales et déjà trop de dettes.
Résultats, 6 à 7.000 dépistages positifs au vih tous les ans. C'est beaucoup trop, moins qu'ailleurs mais beaucoup plus que... que ailleurs. Stable. On s'épargne la mortalité de tous les risques cités plus haut.
Tous les acteurs, institutionnels ou associatifs, doivent être aux taquets. Mais comme dirait Sisyphe, ça ne suffira pas. D'autant que ça ne s'arrêtera pas, chaque génération doit pouvoir se voir transmetttre ce qui lui revient.
Donc, à moins d'une mobilisation "un peu" plus générale, et que chacun se sente un peu plus concerné par l'autre, on en restera là. Mais dans la société du risque, où les nouveaux virus et les risques de catastrophe planétaire diverses apparaissent, et où l'anxiété, qui est le fond de commerce de beaucoup, nous gagne tous pour nous-mêmes, c'est pas évident, je le concède, même moi je n'ai plus guère de patience ou de compassion pour une grande masse de mes semblables.
On peut aussi se dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Que finalement la souffrance est indissolublement liée à la condition, à la psyché et à la société humaine. Et se retirer dans la forêt ou se contenter d'une solidarité d'entre-soi, mes proches, mon entourage, ceux que j'aime, me le rendent bien et me ressemblent (sauf que ça n'a rien à voir avec la solidarité dont on a besoin). Peut-être que toutes ces épreuves sont le préalable d'une évolution anthropologique... Ces considérations ne sont pas irréalistes ni illégitimes, chacun voit... A mon avis il y en a déjà pas mal qui voit les choses comme ça... Et même parfois s'en retournent à vaquer allégrement à l'exploitation de leur prochain... (mais pas ici, on ne tire guère de dividendes, sinon en terme de relations humaines, de notre investissement sur seronet).
Ou alors on a pas les moyens d'aller vivre dans la fôret, pas envie non plus d'assister à ça les bras croisés, et on fait ce qu'on peut, en apprenant à éviter autant que faire se peut les "pas ici", "pas maintenant", "pas chez moi", et last but not least "pas pour un sale type comme toi"...
Mais en fait, on fait déjà tous ce qu'on peut, hein mâme michu... Allez encore un petit effort. Pour conclure sur l'interview de M. Ohayon, encore trois éléments intéressants, qui vont à l'encontre de certains apriori
- à 20 ou 22 ans, on se fait avoir par manque d'information ou parce qu'on met en place des protections imaginaires (un clin d'oeil aux quadra et quinquagénaires séropositifs qui pensent qu'en 2012, tout le monde devrait tout savoir sur le sida, et sur tout autre sujet d'ailleurs, comme eux-mêmes à n'en pas douter)
- que donc on peut se faire avoir même en croyant se protèger
- et qu'il n'y a pas besoin de backrooms peuplées d'inconnus pour ça.
A Ouhlala
"un clin d'oeil aux quadra et quinquagénaires séropositifs qui pensent qu'en 2012, tout le monde devrait tout savoir sur le sida, et sur tout autre sujet d'ailleurs, comme eux-mêmes à n'en pas douter"
Je trouve que ce genre de cliché ne fait vraiment pas avancer le débat. Au contraire, cela prouve bien que le vécu, l'expérience de porteurs depuis de nombreuses années du vih ne sont pas pris en compte.
C'est ce manque de visibilité des séropositifs qui est l'un des facteurs de cette difficulté dans la prévention. Les séropositifs sont invisibles dans la société, qui en parle vraiment ? Savoir un parent, une voisine, un collègue de travail séropositifs serait certainement source de réflexion pour l'entourage. Mais on est en 2012, et la société n'est pas prête à cela. Et puis on peut se contaminer à 30, 40 ou 60 ans, ..., et tout le monde ne fréquente pas les saunas et les bars gay.
Merci pour ces remarques
Les clins d'oeil ne sont effectivement pas là pour faire avancer le débat. Mais je continuerai d'y réfléchir. Il ne s'agit pas d'un cliché, ni d'une généralisation, mais d'un constat, j'ai lu ça récemment ("en 2012 tout le monde devrait être au courant du sida et des moyens de se protéger"), ici même sur seronet.
Et quand bien même, je ne peux pas que faire avancer le débat, il faut bien que je me fasse aussi un peu plaisir, voire que je sorte quelques bêtises de temps en temps.
Franchement je ne vois pas du tout en quoi dire que de "vieux" seropos (quelque soit leur âge d'ailleurs) pensent qu'"en 2012 tout le monde devrait être au courant du sida et s'en protéger" (je l'ai quand même lu ici, je veux bien rechercher), "prouverait que leur expérience n'est pas prise en compte". Je ne te parle pas de hurler à qui mieux mieux "protégez-vous, c'est très dur", mais déjà de ne pas considérer les seronegs qui se posent des questions (et qui s'adressent à nous les "vieux" et "jeunes" séropos sur seronet) comme des idiots irresponsables, voire pire (ça aussi on a vu récemment...). Les campagnes et les slogans ça ne sert pas à grand-chose, c'est de personnalisation, de relations humaines et interpersonnelles et d'empathie dont on a besoin. Et ça ne veut pas dire du laxisme pour autant.
Les séropositifs sont invisibles, oui on ne fait que dire que ça. Pouvoir en parler avec un collègue séropo, excellente idée, conseille donc aux seropos qui travaillent de faire leur coming-out...
Parler avec un séropo tout court, c'est pas mal non plus. Mais apparemment pour un certain nombre de séronautes, sur seronet ça leur dit pas trop , même anonymement, ou alors il faut qu'il se présente bien, avec un language châtié, respectueux, et qu'il suscite de bonnes intuition sur son authenticité...
Bien sûr on peut se contaminer à tout âge, je n'ai jamais dit le contraire. Mais ce n'est pas le sujet. (quoique le dépistage fréquent comme protection imaginaire ça peut concerner tout le monde effectivement)
Et bien sûr tout le monde ne fréquente pas les saunas et bars gays. Quel rapport avec le sujet et mes propos, enfin merci pour l'observation. L'article dont il est question ici souligne justement qu'on peut se contaminer en ne baisant qu'avec des amis qui ont en poche leur dépistage tout frais... Effectivement, même une prévention ciblée pertinente à base d'affiche et de cartes-pub dans les bars et les saunas ne sera pas suffisante, on est d'accord.
Irresponsables
@ meliah
Oui tu as raison, il y a un paquet d'irresponsables. Dans les commentaires précédents je ne faisais pas allusion à ton post et à ce constat, juste au fait que malheureusement il ne suffit pas de dire à quelqu'un qu'il est irresponsable pour le responsabiliser...
Mais des vrais barrés ça existe, c'est sûr, entre le patient zéro Gaetan Dugas et le dernier évoqué qui prend sa cocaîne par voie annale... Vous m'en direz tant...
Quand on sait qu'il y a une affinité entre vih et cocaïne (stimule la reproduction virale et affaiblis les défenses, tout ça en même temps), il n'est vraiment pas très "responsable"... (nb il a 46 ans)
Et, clin d'oeil (à peine mais je préfère quand même le signaler), Didier Lestrade lui-même je le trouve hyper-flippant...
bizz
A qui la faute?
Je ne suis pas pour la baise sans capote. Maintenant, j'ai un autre raisonnement qui pourrait me faire changer d'avis si ce n'est déja fait puisque je l'ai déja mis en pratique.
... réponse...
BOnjour,
"Quel message et comment?"
Dans le cadre de relations stables avec un séropositif traité, l'on sait que le risque de contamination est quasi nul et, à tout le moins, les relations dites "soft", à savoir, les pipes.
En notant que les masturbations ne sont pas à risque.
Par contre, la pénétration anale reste un certain risque, certes, moins élevée qu'avec une personne ne connaissant pas son statut.
Pour mon avis tout à fait perso, SIS n'est pas du tout au top au niveau de la prévention et ce, pour la simple et bonne raison, qu'ils ne répondent pas de façon ciblée et surtout n'essayent pas de converser et faire passer un message au bénéficiaire, en somme, le bénéficiaire a sa réponse et point à la ligne, l'on ne s'en soucie pas plus.
C'est pourquoi, sur ce forum et dans un post précis, j'ai essayé de faire comprendre à la personne qu'ok elle pouvait avoir des relations, mais, qu'il subsistait toujours un risque et pour les autres IST aussi, j'ai essayé d'échanger avec cette personne dans le but de lui faire assimiler la chose, mais, bien malheureusement, l'échange n'a pu être possible car beaucoup de "messages déplacés" lui ont été envoyés.
Par contre, je ne dis en aucun cas que ma technique est parfaite, personne dans ce bas monde n'est parfait, peut-être me suis-je trompé, je ne le sais...
Concernant le milieu gay, il semblerait, toujours selon moi, que les gays se sentent "puissants" face au VIH et pensent donc ne pas pouvoir être contaminé, en gros, c'est juste un coup d'un soir!
Bien oui, un coup d'un soir; Mais, qui peut changer toute une vie.
Donc, comment le dire, aller jusqu'au bout, échanger, montrer ce que c'est,...
C'est bien beau les campagnes d'une célèbre marque de préservatif ou l'on assiste à une scène de "baise" (hétéro au passage) et ou le mec montre clairement qu'il prendr des gels de massage et des préservatifs, mais, après quoi????
Quel message??
Protégez-vous... Ok, mais, contre quoi exactement?
Ca la prévention ne le dit pas... En tout cas, sous cette forme...
Ensuite, concernant la remarque relative à la possibilité de contamination, il y a plus de contaminé chez les hétéros, simplement car il y a plus d'hétéros que de gays, ce n'est plus compliqué que ça!
Finalement, en regardant autrement les chiffres, l'on se rend compte qu'il y a autant voir plus de contaminés chez les gays que chez les hétéros; Le milieu gay devrait aussi s'en rendre compte.
Voilà, excellente osirée!!!!!!!!!
Le poids du non-dit
Salut mr vico.
Certains penseront qu'on s'éloigne du sujet mais moi ça ne me gêne pas, je trouve ton post intéressant. Je n'ai pas de réponse spontanée ou simple à la dernière question sur les campagnes d'information et les messages, beaucoup d'éléments et de données sont sur la table.
Je voudrais dire un mot sur l'expérience personnelle que tu relates. C'est une problématique importante que tu soulèves, pourquoi dire que l'on est séropo après un temps de relations non protégées avec l'élu de son coeur, alors que l'on est indétectable et que tout va bien ? Je n'ai pas de conseils à te donner à toi personnellement, d'ailleurs tu ne me les as pas demandés... Disons que je donne mon avis sur la problématique.
A moins de se séparer de ses copains à court terme, ce qui permet de tenir tant bien que mal une certaine politique de l'autruche, qui par ailleurs est un peu lourde psychologiquement à porter, il arrivera nécessairement un moment où on éprouve le besoin, ou simplement l'envie de partager cette information.
Selon moi, le mieux est de lui en faire part le plus rapidement possible, et c'est aussi sur hirschel que je m'appuie :
D'abord l'étude implique le monopartenariat, es-tu sûr de la fidélité de ton copain ? S'il se contamine ailleurs, est-ce que tu penses pouvoir continuer à taire ta seropositivité ? Est-ce que tu penses pouvoir gérer les doutes qu'il pourrait entretenir sur ta responsabilité ?
Car ensuite, hirschel n'est pas la panacée et n'a jamais prétendu au zéro-défaut. Quelques infimes (?) risques résiduels quand même (hirschel portait sur peu de couples serodifférents et d'autres études l'ont confirmée et affiné, mais l'extrapolation sur une grande population laisse apparaître ces risques résiduels. Ca dépend surement des pratiques. Au cours d'un blip par exemple, une éjaculation pendant une pénetration n'a sans doute pas le même potentiel de risque qu'une pénétration sans éjaculation. Et encore, ce n'est qu'une opinion (et chaque cas est différent, la remarque précedente est sûrement plus pertinente si c'est l'actif qui est séropo...) mais je pense que ça se "négocie" avec son partenaire. Est qu'on peut arriver à gérer ça tout seul. Et j'en vient à un dernier argument.
A ma connaissance, hirschel et le principe, repose sur le consentement mutuel et l'information. Consentement parce que le risque n'est pas rien (et celui que tu cours dans le non-dit n'est pas rien non plus, moral, voire juridique) et qu'il faut bien l'opportunité de négocier ce risque résiduel. D'accord les séropos qui ont moins de 15 ans de séropositivité vont bien mais sans casser l'ambiance on peut affirmer qu'on a découvert les effets secondaires de chaque molécule quelques voire plusieurs années après leur utilisation et pas dans une boule de cristal. On voit quand même le traumatisme et le bouleversement que représente la séroconversion. Non ce n'est pas un sujet anodin et ton partenaire vaut bien d'en être informé.
Et parce qu'ensuite, comme dirait Maître Lestrade (qui n'a pas produit que de l'autofiction) : savoir = pouvoir. Savoir les conditions optimales dans lesquels ça marche, éventuellement négocier, avoir les bons gestes (qui ne se résument pas à l'utilisation de la capote). Pouvoir décider pour soi. Négocier c'est jamais drôle mais au moins on se sent pas seul... Et rien ne dure, surtout pas l'insouciance...
Certains apprennent leur seropositivité sans sourciller et vivront une longue vie heureuse. Certainement, et les probabilités augmentent avec le temps. Je ne suis pas jaloux.
Comme dirait mistercul, merci de m'avoir lu.
Dormez... Je je veux...
C'était Ménie Ouhlàlà de Beaulieu en direct, qui n'en peut mais, n'en peut plus, et va vite se coucher.
Purée !!!!!
@Mr.Vico ,
qui écrit ces propos :"Le problème c'est qu'il ne faut pas en faire des caisses puisque la maladie n'est plus celle d'il y a 20 ans en arrière et ce n'est pas non plus quelque chose de banal qu'il faut prendre à la légère. Quel message faire passer et comment?"
Tu ne peux pas affirmer de telles contre-vérités . Bien au contraire il faut en faire des "caisses ,comme tu dis si bien ,et bien davantage . Car , figure-toi ,que contrairement à tes dires ,les effets indésirables des tri- et quadri-thérapies ne sont apparus que 10 ,15, ou 20 ans après la contamination et c'est pas beau à voir ni à vivre . Les molécules ,certes sont plus affinées ,ajustées ,composables entre-elles MAIS ,je pense que les effets à très long terme sont aussi terrifiants. As-tu entendu parler du vieillissement précoce ? ce n'est pas de l'extérieur qu'on le remarque ,mais le corps ne peut plus assimiler toutes ces drogues et c'est bien après que se réveillent les cancers ,les maladies cardio-vasculaires ,les lupus ,les herpès ,les douleurs du squelette entier ,l'incommensurable fatigue ,la dépression ,les suicides ,les arthroses et arthrites diverses ,la disparition de la libido ....etc....
Tu sais tout ça . Le sida tue encore aujourd'hui et pas que des vieux ,ou des rescapés des années 80/90 (comme moi ) . L'article dont j'ai mis le lien est assez explicite quant aux nouveaux"comportements gays" et je vous juge malgré la charte de Séronet .Il a 5 ans en arrière ,les homos avaient encore la trouille mais
les progrès de la recherche et les nouvelles pistes ont eu comme conséquence le revers de la médaille ; vous avez cru que le sida était derrière vous , que c'était pas" la peine d'en faire des caisses".........le résultat est là . La maladie redémarre chez les homosexuels ,à vitesse grand V !!!! C'est pas un jeu à pile ou face ,merde !!! De par les comportements complètement irresponsables d'une partie de la communauté gay ,qui ne sait pas que le sida est mortel et transmissible de générations en générations eh bien :la maladie ne s'éteindra jamais !!!!
Tant pis si vous voulez jouir sans entrave ,mais toi MR VICO ,tu as l'âge de mon fils ,alors je ne peux que pleurer à votre place .
Meliah ,
Savoir ne suffit pas
Oulhala revient à plusieurs reprises sur cette phrase "tout le monde devrait savoir...". Pour ma part, je supprimerai bien le conditionnel pour passer au présent : "Toute monde sait que le VIH existe et comment il se transmet".
D'ailleurs, nous savions aussi. Lorsque j'ai contracté le virus, probablement au milieu des années 80, j'avais toutes les informations nécessaires sur l'existence de la maladie (à l'époque mortelle à brève échéance pour beaucoup) et sur ses modes de transmissions et moyens de protection. Or, bien que sachant, je suis quand même devenu séropo et ne l'ai constaté par un test qu'en 1991, alors que le dépistage existait depuis 1985...
Le problème est donc, au delà des connaissances "techniques", de savoir comment et pourquoi nous sommes à certains moments vulnérables, et pourquoi nous ne sortons pas des conduites à risques.
Tout le monde sait que l'abus de tabac provoque les cancers du poumon, que l'abus d'alcool démoli le foie et le cerveau, que la vitesse excessive sur la route est cause d'accidents...Alors pourquoi ces pratiques continuent-elles ?
Les tenants de la prévention devraient se remettre en question et travailler tout autant sur le savoir être que sur le savoir. Tout comme nous, quel que soit notre age...
Le plaisir
Mr Ohayon nous rapporte des situations qui ne sont pas une majorité des pratiques sexuelles des gays ou plutot des jeunes gays.
Les messages de prévention passent les barrieres de la 'communauté ' gay , tout le monde connait le VIH et chacun a son raisonnement la dessus, certains preferent le plaisr et essayent de contourner la capote mais beaucoup font attention et mettent systématiquement la capote mais il faut arreter de croire qu'un jour tout le monde mettra la capote il y aura toujours des gens qui feront sans.
Alors que faire s'indigner, s'exaspérer, s'outrer ? Comment parler aux personnes qui prennent des risques ?
Nous ne pouvons rien si ce n'est continuer a en parler et convaincre les gens sur l'utilisation d'un mode de prévention, parler, echanger etre sincere et rester humble c'est l'occasion de s'élever et de mesurer différement c'est propres actes.
A chacun son plaisir mais moi j'ai eu beaucoup de plaisir à lire vos précédentes réactions.
Ciblage et personnalisation de la prévention
Dans les cas relatés par M.Ohayon, les jeunes qui se contaminent ont effectivement l'information et croient se protéger. C'est la méconnaissance d'un aspect technique (fenêtre d'apparition des anticorps) qui provoque la mise en danger.
Voir aussi la méconnaissance de l'usage des préservatifs:
http://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/2012-03-20/haute-prevalence-derreurs-problemes-dusage-condom-consequences-les-message )
Dans ce cas-là, c'est bien de failles dans les messages de prévention et le savoir qu'ils procurent dont il s'agit. Mais les messages s'adaptent (trop lentement sans doute) aux connaissances. Combien de personnes, y compris dans le milieu gay ignorent encore le traitement d'urgence ? En population générale, combien pensent encore que ça s'attrape en buvant dans le même verre (voir les résultats de l'étude dite Baromêtre santé dont il a déjà été question sur seronet) ?
Outre le savoir, il y a effectivement le savoir-être. C'est une notion qui est utilisée à aides pour decrire la manière d'entrer en relation et d'échanger avec les personnes rencontrées (non-jugement, confidentialité, neutralité bienveillante...). Donc, oui, pour faire de la prévention, les "intervenants" ont tout intérêt à travailler cette dimension dont il est bien prouvé qu'elle est efficace.
Quand j'évoque la phrase "tout le monde devrait savoir et se protéger...", c'est pour dire qu'adressée à un séroneg qui se posent des questions, elle ne sert ni l'information ni le savoir-être, et n'a aucune incidence en matière de changement des comportements.
Alors travailler le savoir-être des séronégatifs pour qu'ils le restent, oui. Il faudrait presque parler de savoir-durer... C'est un problème global d'éducation à la santé (l'information, le respect de soi et des autres), qui se fait... globalement. Mais pour les plus fragiles c'est effectivement d'un travail de conscientisation qui serait nécessaire. Et même s'il se réalise à l'occasion par tel ou tel acteur de prévention (pas assez nombreux et pas assez formés), vu le nombre de personnes qui seraient susceptibles d'avoir besoin d'un tel soutien (pas que les jeunes), les moyens alloués à cette prévention "de terrain" restent insuffisants (voir ce récent entretien avec W.Rozenbaum http://www.huffingtonpost.fr/willy-rozenbaum/decouvreur-sida_b_1393532.html ), et selon moi le resteront. D'où cette exigence que chacun se sentent personnellement plus impliqué dans la prévention.
De plus, s'il reste des fonds disponibles, ne faudrait-il pas les allouer en priorité au traitement universel ? Quel équilibre ? Combien de question encore...
Un dernier lien vers le site de l'inpes, qui évoque la méthodologie de l'élaboration des campagnes de prévention
http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/equilibre/numeros/81/promotion_sante.asp
Mon avis sur la prévention chez les jeunes gays
Je vais faire le plus court et concis possible !
Etre jeune et gay aujourd'hui en 2012 est-il aussi facile qu'en 82 , 92 ou 2002 ?
Aujourd'hui être jeune et gay en 2012 c'est être confronté à un monde complètement différent .
La pression exercée par la socièté est bien plus importante qu'il y a 30 de cela ! La violence , les drogues faciles , l'envie de perdre le contrôle pour un instant ....tout ça n'existait pas si facilement en 82 ....même si cela existait !
Mettons-nous dans la peau d'un jeune de 19 ou 20 ans pour pouvoir répondre à ses atttentes et ne lui balançons pas les infos , du genre ''tiens débrouille-toi avec ça , on t'auras prévenu !!!''..........
Aujourd'hui bien que l'information sur le SIDA soit disponible , elle passe inaperçue dans le magma médiatique d'informations tous azimuts ! d'où l'inefficacité !
Où sont les messages de prévention par rapport au SIDA , IST ou MST à la télévision à l'approche des vacances en Juin 2012 ?
Faire de la prévention au Depôt à Paris c'est bien mais Paris n'est pas la France , et tout le monde n'est pas gay et n'habite pas Paris .
Pour faire simple et donner accés à tout le monde à une reférence UNIQUE , ne devrait-on pas avoir sur le SIDA un numéro d'urgence tel que celui du SAMU , européen aussi , afin de pouvoir répondre à toutes les questions et le diffuser sur les murs de toutes les villes ?
Je me trompe ou je n'en connais pas ?
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué , n'est ce pas ?
Juste encore un mot sur la prévention des jeunes
La sexualité ne doit-elle pas être , la dernière contrée libre chez les adolescents à qui on demande tant et tant et que l'on agresse par la violence , le pessimisme ambiant , et les exigeances sur l'avenir?
Il est certain que pour faire s'échapper la pression que cela représente , ces mêmes ados ont besoin d'un espace de liberté dans lequel ils puissent faire ce qu'ils veulent de leur corps et de leur intimité , qui n'est pas QUE du sexe !!
Culpabiliser les jeunes ne leur fera pas aimer les messages de prévention des plus vieux , voire des grands-parents soixante huitards , délurés qui ont peut-être eux mêmes beaucoup contribués à la diffusion du SIDA , dans la formule '' le sexe sans entrave '' !!!
Aidez les plus jeunes en étant à coté d'eux , sans les condamner ou leur mettre la pression pour autant mais donnez leur la possibilité de tout savoir , discrétement !
Cette maladie créé une exclusion de la socièté qui va à l'encontre complet du besoin de faire partie d'une communauté qu'on toujours eux les ados et les jeunes !
Prevention oui , mais discrétion d'abord ! la capote et le gel gratuits dans des lieux faciles d'accés.
Qui a sa capote et son gel actuellement dans son porte-feuille ?
Rapports sexuels sans capote, aucune culpabilité.
Tout d'abord Mélia, je ne pense pas avoir écrit de contres-vérités mais une réalité. Je pense que tu devrais relire mon post à tête reposée.lol. Je suis d'accord avec toi sur le fait que malgré les traitements, il y a encore des effets secondaires, mais on ne meurt plus comme auparavant du V.I.H. On peut vivre 70 voir 80 ans sans même qu'il ne se réveille.
Quand je marque << il ne faut pas en faire des caisses>> c'est dans le sens que la maladie (et les traitements) ont considérablement évolués, les messages de prévention non. On est toujours dans des campagnes de terreur sur fond noir. Ce n'est plus ça. Et puis j'ai l'impression que Aides (pour ne citer qu'eux), a vieilli et que rien à changé. Il serait temps que les asso vivent avec leur temps et prennent en compte les évolutions.
Le fait d'avoir eu deux rapports sexuels non-protégés ces derniers jours ne fait pas de moi un barbaker. Je suis le premier à dire qu'il ne faut pas pratiquer le "no kapote". J'ai pris cette décision compte tenu du jeune âge de mon copain et du fait que l'on ne se connaissait pas. Comme je l'ai écrit, je n'ai jamais eu aucun problème avec l'annonce de ma séropositivité. J'ai aussi pris cette liberté du fait que je suis indétectable, des t4 à 1200 donc le risque est quand même très maîtrisé. Il est évident que si ma santé était bien moins bonne, je ne l'aurai pas fait. J'ai voulu oublier à un moment donné la contrainte du préservatif et de la maladie. Je pense que je ne suis pas plus irresponsable que mon partenaire qui a accepté de faire l'amour sans préservatif. Je ne l'ai pas forcé et il avait toujours la possibilité de dire "non". Dans une relation, on est deux. Je n'ai pas à culpabiliser de quoi que ce soit.
@MELIA
A propos du comportement sexuel et de la vie personnelle de Mr Vico , que penses-tu de la notion de non-jugement qui est à la base des échanges sur ce site et entre les membres de l'association AIDES ?
Ne crois-tu que c'est en pointant du doigt et en montrant le seul chemin à suivre , c'est à dire le tout capote , que les jeunes qui sont donc de l'âge de ton fils , se fatiguent d'être jugé et diriger depuis leur enfance par des parents qui eux non pas été capables d'éradiquer la maladie , voire d'être des diffusereurs involontaires à la fin des années 60 ?
Je dis avec MR VICO que le SIDA n'est plus la même maladie qu'il y a 30 ans et il faudrait que les mentalités tout autant que les associations de préventions et d'informations évoluent et s'adaptent à notre temps !!
Rien ne sert de juger , il faut comprendre à point !
KRIS3chers vous deux
Certes ,j'y ai été un peu fort et me suis laissée un peu aller . Mr.Vico a raison de souligner
qu'il n'était pas seul à prendre la décision d'y aller no-kapote et je comprends encore plus le fait qu'il y a là une aspiration à une liberté des sensations dans la mouvance du "c'est complètement différent et tellement meilleur de sentir ...." OK . C'était occasionnel ; moi ,une seule fois a suffit en 1989 . @ kris3 , je ne pense pas que les
jeunes des 68's furent les propagateurs d'une maladie encore inexistante !!! Ta phrase est malheureuse ,avoue-le . Quant à leur soi-disant incapacité à éradiquer
le virus , je reste perplexe devant cette élucubration ....
Je comprends votre "différence" mal exprimée . Un jeune homo séropo en 2012 ,n'a pas les mêmes visions d'avenir qu'il y a deux décennies . Vous allez vivre avec de très nombreuses années avec des effets indésirables moindres que les nôtres aujourd'hui . Okay . Mais vos bons résultats ,sont-ils des parades contre les IST et autres salo.....s ?
Ce que je veux dire c'est que vos certitudes de ne pas contribuer à la propagation du
virus sont discutables mais "dans l'action "on n'a pas le temps de dicuter , n'est-ce pas ? Et vous savez bien que des résultats négatifs sont provisoires , que vous pouvez être positifs quand-même puisqu'il y a une latence de trois mois. Ceci est mon opinion .
Quant au non-jugement de la charte de ce site ,je n'ai jamais été d'accord (je l'ai signée malgré tout ) . J'essaie de ne pas froisser les sensibilités de chacun
mais je juge en mon âme et conscience les écrits des uns et des autres , ainsi que leurs comportements ,qu'ils rendent publiques .
Allez-en paix ,mes doux agneaux et proposez-nous des positionnements que devraient montrer les associations de lutte contre le sida pour les jeunes de maintenant .
meliah
mais parfois le comportement d'un ex