Pour faire suite au débat initié sur le forum gay pride : Il existe deux statuts de volontaire à Aides : L'un est le volontariat dans une délégation départementale, elle-même rattachée à une délégation régionale. Les missions de volontariat qui peuvent y être exercées sont définies par chaque délégation, dans le cadre des axes définis par le congrès de Aides. L'autre est le volontariat national, non rattaché à une délégation territoriale, qui s'exerce uniquement sur des missions nationales défines par le Conseil d'Administration de AIDES et sous la responsabilité du Bureau. C'est effectivement le Bureau qui valide ces demandes de volontariat. Dans les deux cas, pour un nouvel inscrit, il est nécessaire de passer par le processus de recrutement et de FIV (Formation Initiale de Volontaire) qui jusqu'à présent n'est organisé qu'au niveau des délégations régionales. Pour animer Seronet et/ou modérer le site, lors de sa mise en place expérimentale, il a été fait appel a des volontaires déjà formé issus du reseau et donc rattaché à des délégations départementales. Ceux-ci,et ceux qui voudront les rejoindre, on suivi ou suivront un module de formation spécifique complémentaire pour devenir animateur/modérateur de Seronet. Par ailleurs, AIDES réfléchi à la mise en place d'une cyberdélégation, non rattachée aux délégations territoriales, et à travers laquelle des volontaires nationaux pourront exercer les missions classiques de AIDES, mais aussi imaginer de nouvelles actions dont le site pourrait être le support. C'est dans ce cadre là que de nouveau candidats peuvent faire acte de volontariat pour que nous construisions ensemble ce nouveau projet, comme je l'ai fait moi-même et sans pour autant vouloir devenir animateur ou modérateur de Seronet. Et dans cadre là , comme le dit tofo, il n'y a pas de réponses toutes faites mais tout à imaginer.
Les différentes façons de s'investir à AIDES
Par frabro (France) - Posté le 30 juin 2009
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bon fabro il y a pas aussi un statut de salarié à Aides ?
je dis juste cela parce que à priori ils sont souvent aussi très militants...enfin dans ceux que je connais en tout cas :o)
pour ceux que cela interesse sur l'ile de france ils cherchent des animateurs de prévention gay et ils ne trouvent personne...donc à vos claviers....
A propos du statut de volontaire je l'ai été il y a 12 ans et à l'époque j'ai arrêté car en opposition avec certains élus de l'époque.
Je pense qu'aujourd'hui il y a de nouvelles choses à inventer en matière d'investissement militant.
Tout le monde n'a pas envie de se fader des entretiens de validation et 3 ou 4 week end de formation pour au final avoir ""LE Statut (avec un grand S)"
Moi en tant que séropo si j'ai envie de militer dans Aides je peux le faire en proposant une activité qui me tient à coeur (ex :origine des ateliers BBK) mais il y a aussi la possibilité d'organiser des espaces basée sur la convivialité, la rencontre, de participer à des manifs, de demander à participer à un groupe de travail sur la communication, sur la dicibilité, sur l'organisation du char de la gay pride.... etc etc...
Je crois savoir que sur certaines délégations des séropos ou séroconcernés qui ne sont pas volontaires s'investissent avec des militants Aides sur des actions de prévention, des actions de soutien, participent à des réunions de reflexion sur les actions à menées.....
Pourquoi ne pas offrir la possibilité à des séronautes de devenir modérateur par exemple ou représentants locaux de séronet afin d'en assurer la promo localement...
voilà pour moi l'engagement n'est pas sytématiquement lié à un volontariat ou un salariat sinon c'est trop restrictif...et au final les associations, en faisant parfois trop d'élitisme finissent pas se retrouver un peu déserté !
il faut aussi voir qu'à priori il y a beaucoup de turn over du militantisme ...
Enfin pour finir un(e) séropo ou séroconcerné qui n'est pas volontaire mais qui est militant est je pense parfois aussi et/ou voire plus efficace qu'un militant qui a suivi de multiples formations mais qui reste parfois cloisonné dans ses modes de pensées ou ses difficultés liés à parler de sexualité, ou de l'usage de produits etc...
N'oublions pas l'origine du militantisme à Aides ! il n'y avait pas de statut mais des personnes seroconcernées qui se sont unies dans un même objectif !
C'est peut être une des rares choses que j'aime encore a Act up, c'est le fait d'arriver dans l'assoc et tu t'engages comme tu veux, pour faire ce que tu veux, rien n'est obligatoire, c'est à chaque individu de choisir son dosage de militance !
bon voilà mon avis de militant
biz
vincent58
"Jouir sans entrave"
pour ma part, il y a bien longtemps que j'ai rendu ma carte de volontaire à aides! mais cela n'empêche pas que je suis très proche de l'assoc, parce que j'estime qu'en tant qu'utilisateur, elle m'appartient et que je me doit, après les services qu'elle m'a rendu, de l'aider à mon tour!
c'est pourquoi je me suis engagé , sans les contraintes du volontariat , sur des actions.
J'ai participer à des reunions sur le dicibilité, j'ai mis en place un groupe d'auto suport pour des personnes seroconcernées, et de part mon travail , je fait en sorte que les usagers en situation précaire puissent avoir accès à la culture à des tarif très accéssible!
par contre, il y a un truc qui magace bien comme il faut......j'ai l'impression que certains salariés ont l'impréssion qu'il tire les ficelles, il ne faut pas oublier que se sont les volontaires qui sont encore ceux qui decident!!!
Vous avez raison tous deux en soulignant qu'il n'est pas nécessaire de bénéficier de "l'appellation controlée de volontaire", et qu'il est possible aussi de proposer, participer, animer des actions par militantisme ou par simple envie de le faire sans se sentir emprisonné dans le cadre strict du volontariat.
Pour autant, et concernant l'eventuel projet de cyber délégation, il ne sera possible de le mettre en place que si quelques uns s'engagent comme volontaires pour recevoir délégation du Conseil d'Administration et mettre ensuite en synergie toute les bonnes volontés.
Vincent58 ta première phrase m'a fais largement sourire, puisque j'ai été d'abord volontaire moi-même (1994-1997) pui salarié (1997-2003) tout en restant volontaire sur certaines actions, comme la formation interne. Donc je confirme : il existe un statut salarié et heureusement pour la continuité et le soutien technique des actions. Mais Vagalis a aussi raison de rappeler que la décison politique appartient aux volontaires et à leurs élus.
Quand à savoir à qui appartiennent AIDES et Seronet : d'abord à ceux qui sont concernés par leurs buts et leurs actions, et à plus forte raison à ceux qui en sont acteurs et sur ce point qu'importe le statut des uns et des autres ?
Je trouve l'idée interessante mais je me pose la question de savoir si notre cher site adoré ne risque pas de perdre un peu de son ton et de sa liberté de parole ?
j'aimerai être rassuré car c'est avant tout cela que l'on cherche ici.
Ce qui fais la différence avec les autres sites c'est de pouvoir sous un point commun qui est séropo ou séro concerné pouvoir exprimer (parfois violement même) des idées et opinions différents...
Donc si demain il y a une cyber délégation, il y aura des responsables ! le contenu rédactionnel, la modération, les forums et autres tribulle à venir ne vont elles pas patir de la politique qui pourrait être imposé par les responsables de cette cyber délégation ?
le débat est lancé...
biz amicales
vincent58
"Jouir sans entrave"
Sont et doivent rester deux choses différentes.
Voici comment, à titre personnel j'envisage les choses :
Seronet doit rester en accès libre tel qu'il l'est aujourd'hui, les débats doivent y rester ouverts. La modération doit être effectuée par des modérateurs qui n'auront pas d'autre fonction sur la cyberdélagation, qu'ils soient salariés ou volontaires. C'est le cas aujourd'hui, les volontaires exerçant cette modération étant rattachés à des délégations territoriales.
Les actions de la cyberdélagation seront définies par les volontaires qui la composeront et qui éliront leurs reponsables comme dans les délégations territoriales. Pour ma part, je pense qu'il s'agît avant tout d'accueillir et de soutenir des usagers qui en exprimeront la demande et qui soit n'ont pas de délégation de Aides proche de chez eux, soit ne veulent pas ou plus s'y rendre pour des raisons qui leur appartiennent. Le site est un support technique pour l'action, il ne lui est pas subordonné (et vice versa!)
Par ailleurs, les volontaires de la cyberdélagtion pourraient être le relais en interne de la structure Aides des remarques, souhaits, propositions faites par des séronautes qui ne souhaitent pas s'engager publiquement dans le débat ou dans l'action.
Les deux restent de toute façon des actions de Aides, entrant dans les axes stratégiques votés en congrès, et sous la reponsabilité de son conseil d'administration. C'est donc à ces instances de définir la ligne éditoriale de Seronet, de veiller au respect de son éthique et de sa charte, comme de veiller à l'avenir à l'inscription des actions de la cyberdélégation dans les fondements éthiques de l'association.
Voici ma façon de voir les choses. Mais comme tu le dis le débat est lancé...
Sereinement
François