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Les archives communautaires
Soumis par skyline le 20.02.2009
On parle des recommandations suisses, de prévention biochimique, de charge virale indétectable, de séropos non-contaminant, de réduction des risques. Mais tout le monde n'est pas sous traitement. La fellation est-elle plus risquée pour le partenaire réceptif séroneg quand on a une charge virale proche des 100 000 copies ? Oui selon le professeur Katlama. On croirait qu'on passe du statut de séroneg à celui de séropo traité à CV indétectable directement. Mais y a quand même une étape plus ou moins longue entre les 2 et qui demande à l'individu de prendre de plus en plus de précaution vis-à-vis de sa transmibilité. Hors on en parle nul part, ou alors certainement pas avec la rigueur qu'exige la complexité des connaissances contemporaine : t'as qu'à mettre une kpote pour tout pis voilà! Par exemple, quel impact psychologique que de se savoir de plus en plus contaminant ? Que dire à un bouffeur de sperme ? Attends encore 3 ans je devrais être traité d'ici là ?
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Question/proposition séropo sans traitement
Quand tu dis "on", je suppose que c'est de toi aussi dont tu parles ?
Comme je l'ai dit sur ton blog, je suis alors dans la même situation : cv à 50000, sans traitement.
Dans ce contexte, tu as raison de prendre l'exemple de la fellation car c'est bien là qu'on se pose le plus de questions. Comme toi nous utilisons des brosses à dents chirurgicales et le dentifrice Parodontax, l'un et l'autre, pour ne pas fragiliser les gencives et éviter ainsi la création de portes d'entrée chez mon chum, de portes de sortie chez moi. Mais est-ce suffisant ? A vrai dire, je n'en sais rien...
C'est pour cela que tu as à nouveau raison d'évoquer l'impact psychologique que représente le fait de se savoir contaminant et les conséquences que cela peut avoir sur la libido. C'est vrai que ça travaille. Nous, nous parlons sans tabou de ce risque, pas tout le temps bien sûr, mais de temps à autre, nous faisons le point sérieusement... Je dois dire que moi ce debriefing me fait psychologiquement du bien et je le ressens sur le plan de la libido.
Dans un couple, la sexualité est importante... Mais il y a aussi toutes les autres marques d'affection qui peuvent aussi être temporairement de super substituts, le gouinage en particulier...
La protection
Depuis que je sais, et même avant l'instauration du traitement c'est tout sous plastique...
De plus c'est même pour moi que c'est important....
Y'a pas que le VIH, y'a toutes les autres IST qui sont pas simples a traiter quand on séropo...
Je suis transmissible et perso, je me refuse a transmettre mon virus...
Il est donc possible pour moi d'avoir une sexualité...
Moins forte qu'au paravant, "moins violente", "moins addictive"
C'est ma responsabilité, un jour elle sera partagée avec mon mec.
A aujourd'hui, aucune étude ne s'est vraiment penchée sur les contaminations par fellation(s).
Même lorsque tu deviens indétectable tu n'en restes pas moins contaminant, enfin tu le deviens moins...
La prévention est une affaire de tous, la sexualité en reste un choix perso.
Mais n'oublions pas non plus que vivre avec le VIH, reste quand même "handicapant"
Je pense aussi qu'hormis les barbakers, si nous avions le choix nous ne nous serions surement pas laissé contaminé...