Un compagnon de longue date

Portrait de WhiteAngel

Traitement préventif du VIH : feu vert des États-Unis

(Mis à jour: )
Des flacon de Truvada, un antirétroviral utilisé habituellement dans le cadre des trithérapies.
Des flacon de Truvada, un antirétroviral utilisé habituellement dans le cadre des trithérapies. (Photo Justin Sullivan. AFP)
 

L'antirétroviral va être mis sur le marché suite à l'approbation de l'agence américaine des médicaments.

L’agence américaine des médicaments (FDA) a approuvé lundi la mise sur le marché de l’antirétroviral Truvada, premier traitement de prévention contre le sida destiné aux personnes à risque qui devrait contribuer, selon les autorités, à réduire les nouvelles infections.

Suivant une recommandation d’un comité d’experts, la FDA (agence qui supervise nourriture et médicaments) a approuvé cet antirétroviral du laboratoire américain Gilead Sciences, «afin de réduire le risque de transmission du virus du sida (VIH) à des sujets sains à haut risque d'être contaminés», a précisé l’agence dans un communiqué.

Le Truvada, pris quotidiennement, est destiné «à être utilisé à titre prophylactique avant un contact avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), en combinaison avec des pratiques sexuelles sûres comme l’usage de préservatifs et d’autres mesures de prévention --dépistage régulier et traitement d’autres maladies vénériennes-- pour empêcher la transmission du virus chez des adultes à haut risque», a souligné l’agence.

«Le Truvada ne peut pas se substituer à des pratiques sexuelles sûres», insiste la FDA dans le communiqué.

Ce feu vert intervient juste avant la Conférence internationale sur le sida qui se tiendra à Washington du 22 au 27 juillet et dont le thème est: «Renverser la tendance de la pandémie» pour y mettre fin.

«L’approbation du Truvada marque une étape importante dans notre lutte contre le VIH», a déclaré Margaret Hamburg, directrice de la FDA.

«Chaque année, environ 50 000 adultes et adolescents américains sont diagnostiqués d’une infection par le VIH malgré la disponibilité de méthodes de prévention, de stratégies d'éducation, de tests de dépistage et de soins pour les personnes vivant avec le virus», précise-t-elle dans le communiqué.

L’objectif aux Etats-Unis est «de réduire le nombre des nouvelles infections de 25% d’ici 2015», a par ailleurs indiqué lors d’une conférence de presse le Dr Debra Birnkrant, directrice de la division des produits antiviraux à la FDA.

Et «nous nous attendons à ce que l’approbation du Truvada contribue à atteindre cet objectif», a-t-elle ajouté.

Le coût de ce traitement varie de 12 000 à 14 000 dollars par an.

L’efficacité préventive du Truvada a été mise en évidence par les résultats d’un essai clinique mené avec 2 499 hommes homosexuels séronégatifs de 2007 à 2009 dans six pays, dont le Brésil, l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, et financé en grande partie par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH).

Il avait alors réduit de 44% le risque d’infection chez les participants qui utilisaient aussi un préservatif comparativement à ceux soumis à un placebo.

Une autre étude clinique avec 4 875 couples hétérosexuels sérodiscordants a montré une baisse du risque d’infection jusqu'à 75% chez les partenaires séronégatifs qui ont pris du Truvada comparativement au groupe témoin.

Le Truvada, une combinaison de deux antirétroviraux, avait été initialement approuvé par la FDA en août 2004 pour être utilisé avec d’autres antirétroviraux afin de traiter des adultes touchés par le VIH et des enfants de 12 ans et plus.

Aucun nouvel effet secondaire n’a été identifié lors de ces derniers essais cliniques destinés à évaluer les capacités préventives du Truvada.

Les effets secondaires les plus courants sont la diarrhée, des nausées, des douleurs abdominales, des maux de tête et une perte de poids et les plus graves, très rares, affectent les reins et les os.

Le responsable de l’ONG, AIDS Healthcare Foundation, Michael Weinstein, a jugé «irresponsable» la décision de la FDA, d’autoriser le Truvada comme traitement préventif sans «obligation de test de dépistage» du VIH.

Selon lui, cela «finira par faire régresser les efforts de prévention menés depuis plusieurs années».

(AFP)

Portrait de WhiteAngel

LOL....excuse moi....bonjour Fabro, oui je sais, la discussion a eu lieu à diverses reprises...j'ai mis l'article qui a été publié cette nuit sur libé car la sortie du médoc en prévention est cette fois ci officielle....aux USA.

Bonne journée à toi. Clin d'oeil

Portrait de texas303

Quand je vois la lourdeur des effets secondaires immédiats (vertiges, insomnie, ballonements, flatulences, syndromes musculaires...) et les effets secondaires à retardement (lypodystrophies...), et je sais de quoi je parle, je me demande si les organimes de santé n'ont pas perdu la tête. A moins que ce soit le lobby pharmaceutique qui a réussi a faire pression pour imposer ses petites gélules. Le marché de la prévention est colossal en effet.

En plus, en y réflechissant bien, ca va protéger du vih mais quid des autres maladies comme les hépatites virales très contagieuses, syphilis et autres mst ? ... 

Je crois que le plastique a encore bien de l'avenir devant lui !

Portrait de maksfrankfurt

Je dirais enfin, oui et non ou quoique juste peut être !

Pour certaines populations à risque, (personnel soignant en milieu infectieux par exemple), je dirais à voir, pour les autres je dirais non. 

Il ne faut pas oublier que le Truvada est un médicament puissant, fortement dosé, qui est toxique comme tous les autres médicament sur le long terme. 

De plus, l´utilisation de ce médicament par une personne seronegative qui se fait contaminer (car la contamination se fera toujours), aura plus de "chance" de développer par la suite une/des résistance-s. En effet, le virus entrant passerra outre les défenses montées par Truvada et se dévelloppera sans...

Voici en gros, et hyper-concis, le résumé d´une réunion sur le Truvada en prévention du CHU de FFM

Portrait de texas303

Traitement de prévention autorisé pour le Truvada en Amérique, mais qui va payer les 1000euros par mois de coût du traitement? les riches?
Portrait de basique

d'apres ce que j'ai entendu, efficacité 41% de réduction des risques, cout 13.000USD / an... donc en définitive, pas suffisamment efficace pour se passer de la capote, et a un prix et des effets secondaires tels que je vois pas bien l'utilité.. qui va prendre ca ??

y'a plus vraiment d'avancées ! on nous ressort les vieilles recettes et ont les remet a l'ordre du jour..

Portrait de Sophie-seronet

... sur un article détaillé qui fait le tour de la question du Truvada en prévention.

Bises. Sophie

Portrait de hugox

et personne ne bouge...
Portrait de elihoukoum

Là encore on peut remercier le corps sanitaire de se soucier tant de l'éradication du vih pour le bien de la population. Résultat de la manoeuvre des milliers de cachets vendus en plus et des personnes saines qui prennent un traittement aux effets nocifs mal connu.

Mais le serment d'hyppocrate qui dit "en premier ne pas nuir" ne semble pas du tout à l'ordre du jour.  Peut être qu'il faudrait aussi commencer à traiter les nouveaux né au cas où il trébucherait sur une seringue infecté trainant dans une aire de jeu, je m'étonne que personne n'y ai encore songé.