"Droit à l’oubli" : AT critique Aeras

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Dans un communiqué (3 avril 2017), Actions Traitements (AT) se montre très critique sur le "droit à l’oubli" concernant le VHC et le VIH tel que sorti des dernières négociations dans le cadre de la convention Aeras. L’association parle de "progrès à dose homéopathique" et estime que la "commission de suivi Aeras peut mieux faire !" "La commission de suivi et de proposition de la Convention Aeras vient de publier la mise à jour de la grille de référence annexée au titre IV de la convention Aeras (…) Las !, la nouvelle grille constitue une grande déception pour Actions Traitements", indique un communiqué de l’association. "Cette nouvelle grille constitue moins une avancée qu’elle n’organise une nouvelle discrimination. Premièrement, elle n’ouvre manifestement aucun "droit à l’oubli" pour les personnes vivant avec le VIH (…) même si elles disposent d’une charge virale indétectable signant le parfait contrôle du virus par l’organisme (…) Deuxièmement, [les personnes vivant avec le VIH] ne peuvent prétendre bénéficier que d’un potentiel "plafonnement" des surprimes appliquées aux emprunteurs, ceci n’étant valable que pour la garantie décès et la garantie invalidité". Dans le courrier adressé aux responsables de la convention Aeras, Actions Traitements note également que "ce bénéfice est suspendu à un empilement de conditions extrêmement restrictives qui ne permettent pas à beaucoup de personnes d’accéder, mieux qu’avant, à l’emprunt". "Loin de "faciliter" l’accès au crédit, tout ceci tend finalement à exclure encore une majorité d’entre elles et, malheureusement, à rendre moins lisible le dispositif mis en place par la convention Aeras", estime l’association. "En l’état des avancées médicales et thérapeutiques une seule solution nous apparait adaptée aux besoins des [personnes vivant avec le VIH] qui souhaiteraient contracter un crédit : l’application d’un "droit à l’oubli" pur et simple pour les personnes séropositives. A défaut, une importante révision des critères de la grille serait la bienvenue".

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