Droits des malades : mieux informés, mieux soutenus

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Le Ciss (Collectif interassociatif sur la santé) a publié (3 mars) son baromètre 2017 du Ciss sur les droits des malades [1]. Cette nouvelle livraison confirme la tendance à une augmentation régulière depuis 2013 du sentiment d’information des personnes malades sur leurs droits et sur leur mise en œuvre. En matière d’information, les domaines dans lesquels le sentiment d’être bien informé progresse le plus en 2017 sont : les recours et les démarches à effectuer en cas de problème grave lié aux soins (+5 points, à 74 %) et le parcours de soins et l’orientation dans le système de santé (+3 points, à 86 %). En revanche, le sentiment d’être bien informé quant à la qualité des soins dans les établissements de santé baisse de quatre points, pour atteindre malgré tout un taux de 81 % de personnes s’estimant bien informées en la matière, note un communiqué du CISS. L’information sur les modalités d’accès à son dossier médical reste la moins accessible aux usagers, en dépit d’une progression régulière depuis 2013, à 70 %. Concernant la connaissance et l’application des "droits des malades", ils progressent. Par exemple, le droit de rédiger des "directives anticipées" pour sa fin de vie, historiquement l’un des moins connus et reconnus comme les moins bien appliqués, progresse fortement : neuf points, pour s’établir à une estimation de 51 % de bonne application. Le sondage confirme aussi que les associations sont toujours dans le haut du tableau des organisations les plus légitimes pour représenter les intérêts des malades. Par ailleurs, alors que le droit à l’oubli connaît un bouleversement très positif concernant le VHC et le VIH, la proportion de Français déclarant avoir été confrontés, directement ou via un proche, à une difficulté d’accès à l’assurance dans le cadre d’une démarche d’emprunt, s’établit en 2017 à 21 % (moins quatre points). Parmi ces personnes, elles sont légèrement plus nombreuses à déclarer connaître la convention Aeras (S’assurer et emprunter avec un risque de santé aggravé) (66 %, + deux points) mais légèrement moins à considérer qu’elle a pu permettre l’accès à l’emprunt (21 %, moins deux points).

(1) : Etude réalisée par l’Institut BVA pour le Ciss par téléphone du 24 au 25 février 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française, âgées de 15 ans et plus.

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