Tabac : comment arrêter ?
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Le tabac crée une dépendance physique et psychologique. C’est un produit toxique (pour le cœur, les poumons, les vaisseaux sanguins… et pour l’entourage), mais il procure du plaisir et, chez certaines personnes, il aide à supporter l’anxiété. Aussi n’est-il pas facile de s’arrêter ni, ensuite, de rester non fumeur.


Comme pour d’autres dépendances, la plupart des personnes qui veulent interrompre leur consommation passent par différentes phases : on prend conscience du problème, on envisage d’essayer d’arrêter, puis, un jour, on passe à l’action. Cependant, après un délai variable, beaucoup de personnes recommencent à fumer. Il ne faut pas se sentir coupable : chaque interruption est une préparation à l’arrêt définitif. L’arrêt du tabac, comme bien d’autres changements de comportement, est un apprentissage.

Un bon conseil : faites-vous aider


Se faire aider par un spécialiste permet de bénéficier de conseils et d’un soutien adaptés à sa situation. Le plus efficace, ce sont les consultations de tabacologie qui existent dans certains hôpitaux et centres médicaux. Mais on n’en trouve pas dans toutes les villes. Et puis, certaines personnes ne souhaitent pas avoir un rendez-vous médical de plus. Les lignes téléphoniques spécialisées (Tabac info service ou Drogues alcool tabac info service) sont accessibles à tous, au moment où l’on affichette de vente d'occasion d'un paquet de cigarettesen ressent la nécessité.
Parmi les différentes méthodes pouvant aider à s’arrêter, les patchs ou les gommes de nicotine apportent une aide réelle, à condition d’être bien conseillé sur la manière de les employer et le dosage à utiliser. Le ministre de la Santé a annoncé que les bénéficiaires de la CMU recevraient chez elles des bons pour trois mois de traitement gratuit.
En revanche, l’effet de Zyban, un médicament d’aide à l’arrêt, semble très variable d’une personne à l’autre. Les risques d’effets indésirables pourraient être augmentés lorsqu’on prend une antiprotéase (Norvir, Viracept, Kaletra, etc.) et demandent une surveillance médicale attentive.

Se motiver


Faire la liste des raisons pour arrêter renforce la motivation. Le risque d’infarctus du myocarde, par exemple, diminue dès la journée qui suit l’arrêt. Un an après, il a baissé de moitié par rapport à celui qu’on avait en fumant. Au-delà des préoccupations de santé, avoir plus de souffle, plus de goût et d’odorat, une peau plus belle, meilleure haleine, ou économiser de l’argent, peuvent constituer des motivations importantes.
Il est aussi utile de noter ses craintes face à l’arrêt du tabac : j’ai peur de ne pas y arriver, de me sentir nerveux, de prendre du poids… On pourra ainsi chercher des informations et un soutien pour faire face à ces difficultés et, autant que possible, les éviter.

 

Par téléphone, par Internet

En France , Information, écoute, conseils par téléphone :
• Tabac Info Service : 0 825 309 310 (0,15 euro/mn) ;
• Drogues, alcool, tabac Info Service : 113 (appel gratuit depuis un poste fixe).

 


Certains sites Internet offrent des informations et des conseils, par exemple :
www.inpes.sante.fr ; www.tabac-info.net ; www.jarreteetvous.org