AFRAVIH… c’est aussi à suivre sur Seronet !

Conférences Publié par Sophie-seronet 4928 lectures
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L’AFRAVIH, ou autrement appelée la conférence internationale francophone sur le VIH et les hépatites, est une plateforme d’idées et d’échanges dans une langue qui est partagée par un grand nombre d’acteurs de la lutte contre le sida dans le monde. C’est ainsi qu’à Montpellier, 1 161 personnes se rencontrent du 27 au 30 avril. Ce sont des acteurs associatifs, des personnes vivant avec le VIH, des médecins, des sociologues et bien d’autres encore, qui sont venus des quatre coins du monde, Amérique du nord et du sud, Europe, Afrique, Maghreb, Océan indien, Asie du sud-est et caraïbes. La conférence francophone se pose comme un rempart aux grands rendez-vous mondiaux qui se déroulent essentiellement en anglais et comme le déclare le professeur Christine Katlama, présidente de l’AFRAVIH, afin de refuser les dogmes. Seronet en partenariat avec Coalition PLUS et ses membres rapporte jour après jour l’actualité de cette conférence et les moments forts de cette rencontre.

Quelle riposte au VIH souhaitons-nous pour l’après 2015 ?

Un des premiers temps de travail de la conférence AFRAVIH 2014, qui se tient à Montpellier du 27 au 30 avril, a été consacré à une réflexion prospective sur la lutte contre le sida après 2015. 2015 étant l’échéance des objectifs du millénaire pour le développement et le lancement de nouveaux objectifs. Les propos des orateurs sont unanimes sur la stratégie à mettre en œuvre pour que la lutte contre le sida reste inscrite comme priorité des Nations Unies : la transversalité.
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Objectifs de développement du millénaire, hépatites, financements innovants : trois thèmes au cœur de cette première journée

Au travers des symposiums de l’ONUSIDA et de UNITAID et de la cérémonie d’ouverture de la 7e conférence francophone sur le VIH, trois thèmes de plaidoyer semblent se dessiner comme étant au cœur de la conférence.
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La médecine générale au cœur de la prévention du VHB chez les migrants

(Brève) On estime que la moitié des personnes vivant avec l'hépatite B (VHB) l’ignore. L’étude PREVAC B 2 (Réseau de santé Paris Nord et faculté de médecine René Diderot) a observé la prévalence du VHB et questionné la prévention du VHB chez les migrants originaires d’Afrique Subsaharienne et d’Asie, en médecine générale en France. Cette étude conduite auprès de médecins généralistes répartis sur l’ensemble du territoire français a inclus 598 personnes dont 73 % étaient d’origine africaine et 27 % d’origine d’Asie (Turquie incluse). Dans ce groupe, 3 % étaient séropositifs au VIH. Concernant l’hépatite B, 9 % étaient connus comme étant porteurs et 50 % comme protégés. Cette étude a permis de passer de 28 % des personnes ayant eu un dépistage à 82 % à la fin de l’étude. De même concernant la vaccination, à la fin de l’étude 35 % des patients avaient complété leur vaccination, 52 % ont eu deux injections, et pour 49 % des personnes ayant des anticorps HBC une seule injection a été faite. La stratégie de prévention globale a été conduite à son terme pour 68 % des patients.

Alors, le VIH fait-il plus vieillir et plus vite ?

Aïe… me voici assis au milieu d’une assemblée de médecins et chercheurs avec comme mission de tirer quelques informations intéressantes sur le vieillissement prématuré des personnes vivant avec le VIH. Et plus particulièrement de comprendre quelle mouche a piqué les organisateurs de l’AFRAVIH pour poser la question qui me semblait pourtant traitée : le VIH induit-il un vieillissement prématuré ? De nombreuses études font état de la survenue précoce chez les séropositifs des troubles pourtant rencontrés par la population générale lorsqu’elle entre dans l’âge. Alors pourquoi poser cette question…
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Le risque d’émergence de nouveaux virus

(Brève) L’épidémie de VIH n’est pas seulement une épidémie historique et vieille du début du 20ème siècle, mais bien une épidémie contemporaine, avec des virus chez les singes transmis à l’homme et ensuite recombinés en virus humain. Même si aucune épidémie semblable à celle du VIH ne semble émerger de nouveau, les conditions sont réunies pour que de nouveaux virus humains émergent. Il y aurait donc une nécessité à maintenir la surveillance épidémiologique dans les régions clés du centre de l’Afrique. Deux exemples d’études présentées à l’AFRAVIH viennent confirmer ce besoin de surveillance. Tout d’abord en République Démocratique du Congo. Il existe une exposition continuelle des humains aux singes dans certaines régions que ce soit le fait de la chasse, de la viande de brousse ou des morsures. L’identification récente de nouveau rétrovirus chez les singes de ces régions et l’étude d’échantillons de sang chez les animaux et aussi chez les humains très en contact (chasseurs, personnes qui ont été mordues…) ont montré des cas de transmission de virus comme le SIV et le HTLV. L’étude conclut que le risque de développement épidémique est faible en raison de l’enclavement même de ces régions, mais l’investigation doit être poursuivie dans les régions de conflits, les régions minières, etc. Une autre étude a été conduite dans le sud du Cameroun, qui est une zone où l’infection au VIH augmente très fortement, où la viande de brousse est consommée, et où l’activité humaine est importante (zone d’exploitation du bois, grandes compagnies forestières, etc.). La prévalence du VIH y est deux fois supérieure à la moyenne nationale (entre 5 à 9 % versus 4 %). L’étude montre des transmissions des virus SFV, SIV et HTLV. L’étude conclut, quant à elle, au risque d’émergence de nouveaux virus humains dans un contexte de forte prévalence du VIH et au besoin de surveillance épidémiologique.

Coup d’éclat sur le stand du laboratoire Gilead

(Brève) Les activistes présents à l’occasion de la conférence francophone sur le VIH ont "zappé" le stand du laboratoire Gilead Science. Menés par Act Up Basel (association suisse de lutte contre le sida et les hépatites), ceux-ci protestaient contre les prix ahurissants imposés par la firme pharmaceutique pour l’accès à ses nouvelles molécules qui guériraient la plupart des 170 millions de malades dans le monde atteints d’hépatite C. Le Sofosbuvir permettrait, en effet, de faire passer le taux de réussite des thérapies contre le virus de l’hépatite C à près de 100 % et ce en à peine 3 mois, contre un peu plus d’une chance sur deux aujourd’hui en six mois à un an d’un traitement lourd. Une véritable révolution qui a laissé place à la douche froide des prix annoncés par le laboratoire : 1 000 dollars la pilule quotidienne pour un traitement censé durer trois mois... Malgré une liste restreinte de pays qui se verront proposer des baisses de prix (mais toujours trop élevés compte tenu de leurs niveaux de vie), ce sont des millions de malades qui, de fait, n’auront pas accès à ces traitements et les systèmes de santé à l’échelle mondiale pénalisés. Des millions de malades condamnés pour la plupart à mourir de complications liées au virus de l’hépatite C alors qu’un traitement efficace et existant leur permettrait de guérir.

Actions urgentes contre les violations des droits humains : des cas concrets de réussite

(Brève) Pour ceux qui se questionneraient sur l’impact réel du plaidoyer, voici quelques expériences de terrain présentées par l’ALCS, association marocaine lutte contre le VIH (membre de Coalition PLUS), qui donnent une bonne vision d’actions de plaidoyer menées en urgence pour dénoncer des situations inacceptables sur le plan des droits humains en lien avec le VIH. Dépistage obligatoire, campagne contre la sérophobie qui se détourne contre les travailleuses du sexe, dévoilement du statut d’un détenu séropositif, rafles parmi les étrangers en situation illégale ; ce sont des situations sur lesquelles l’association, au travers de ses actions et de ses veilles, a été alertée. Rapidement, il s’est agi pour l’ALCS de dénoncer jusqu’au plus haut niveau ces violations contraires à la loi ou simplement inadmissibles en termes de droits humains, pour que celles-ci cessent. Par exemple, c’est avec la Plateforme de défense des droits des étrangers que l’ALCS a interpellé le ministre de l’Intérieur sur les tests VIH rendus obligatoires pour renouveler un titre de séjour ; la situation est désormais réglée, il se serait agi d’une mauvaise interprétation des directives ! Autre action : suite à la divulgation du statut sérologique d’un détenu décédé, il a fallu une interpellation au chef du gouvernement, deux courriers envoyés avec une autre association à l’administration pénitentiaire, et une grosse couverture médiatique, pour soutenir la famille et demander une réhabilitation. Ailleurs, des travailleuses du sexe avaient été délogées de leur lieu de travail par la police ; une interpellation avec le Conseil national des droits de l’homme a permis de mettre fin à ces arrestations. Il faut être vigilant car ces situations peuvent disparaître à un endroit, mais rester présentes dans d’autres. De plus, l’association relève un principe : pour réussir dans ces combats, il est indispensable de créer des partenariats avec d’autres ONG pour se battre ensemble à faire cesser ces violations. Mais les résultats s’avèrent payants !

Lutter contre le sida, lutter contre le HPV

La session sur le thème des cancers et du VIH a évoqué à plusieurs reprises la question de l’infection par le HPV (papillomavirus humain) chez les personnes vivant avec le VIH. Comme dans chaque session, données du Nord et données du Sud viennent éclairer un sujet et montrent là encore l’importance d’une approche transversale et globale. Dans le cas du HPV (papillomavirus humain), principal responsable du cancer du col de l’utérus, c’est la question de la santé sexuelle des femmes vivant avec le VIH qui est en jeu. D’abord au Nord, une étude française a regardé l’évolution de la survie après un cancer. Concernant le cancer du col de l’utérus, le taux de survie après un tel cancer chez les femmes vivant avec le VIH (81 %) est supérieur à celui de la population générale (62 %). Il est avancé que cette amélioration serait notamment liée au nombre de CD4 qui est plus élevé au moment du traitement et aussi liée au traitement VIH.
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Des points de distribution du traitement communautaires : l’expérience de Kinshasa

(Brève) Depuis deux ans a été développée à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, une offre innovante pour amener le traitement antirétroviral au plus proche des patients. Trois postes de distribution (PODI) gérés par une association communautaire (RENOAC), donc par des non-médicaux, permettent d’accueillir et de distribuer le traitement antirétroviral à près de 2 500 personnes (ce qui représente deux tiers de la file active). Reconnus désormais comme un modèle de bonnes pratiques, ces points santé non médicalisés ont permis de maintenir 90 % de personnes dans le soin, avec un système simplifié (une visite tous les trois mois), rapide (le rendez-vous dure en moyenne 15 minutes au lieu d’une journée de salle d’attente dans les centres médicaux), et offrant également du support par les pairs pour une aide à l’observance. Les conditions pour en bénéficier sont : le fait d’avoir un traitement stable depuis au moins 6 mois, plus de 350 CD4/mm3 et aucune infection opportuniste. Le rendez-vous se passe en deux temps : un entretien pour faire le point avec un agent communautaire, avec prise de poids et contrôle des signes cliniques, puis un passage à la pharmacie pour retirer ses médicaments. Et le tour est joué ! Un bilan médical complet sera tout de même effectué une fois par an auprès d’un médecin. En cas de perdus de vue, une relance par téléphone ou à domicile est prévue, ce qui permet de faire revenir 80 % des patients. Ces PODI se sont même développés pour proposer du dépistage, avec des taux de découvertes de séropositivité supérieurs aux autres centres, plus d’un tiers des résultats étant de nouveaux cas de séropositivité. Cette expérience montre l’efficacité et la bonne acceptabilité d’un modèle communautaire de distribution d’antirétroviraux, qui pourrait d’ailleurs être combiné avec d’autres offres pour être encore plus proches des personnes !

Hépatite C dans la cohorte suisse

(Brève) Une présentation de l’hôpital de Berne en Suisse a montré l’intérêt du suivi de cohorte, c'est-à-dire l’intérêt de suivre au long court des patients et de recueillir les informations sur leur santé afin d’en tirer des enseignements utiles pour faire évoluer la prise en charge. Par exemple, prenons l’hépatite C chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Ce sujet est d’intérêt car il interroge la transmission sexuelle de cette infection, mais aussi la question de la prise en charge. Selon les données de la cohorte suisse, l’incidence de l’hépatite C chez les HSH séropositifs est demeurée assez stable jusqu’en 2005. En revanche, à partir de cette date, il a été observé une inversion des cas, c'est-à-dire que les cas de co-infection VIH/VHC ont diminué chez les personnes concernées par l’usage de drogue et ont augmenté chez les HSH. A partir de ces constats, la prise en charge va complètement changer, avec une amélioration du dépistage des infections et une précocité du traitement chez les patients HSH. 94 % des hépatites seront dès lors traitées dans la première année et ainsi plus facilement guéries.

"Oui, cela a été une erreur de dire que j’avais le VIH…"

(Brève) Coalition PLUS, dont AIDES est membre fondateur, a présenté des données de l’étude PARTAGE qui a pour objectif, entre autres, de documenter le regret lié au partage du statut sérologique et les facteurs associés au regret (le rejet par exemple). Cette recherche communautaire a concerné 1 212 participants dans cinq pays : Mali, Maroc, République Démocratique du Congo, Equateur et Roumanie. Près du quart des participants ont déclaré regretter d’avoir partagé leur statut sérologique. Rejet, discrimination, "outing", sentiment de solitude, absence de soutien font partie des facteurs associés à ce regret. L’étude conclut que travailler sur l’estime de soi, la perception de la gravité du VIH ou encore la socialisation des personnes séropositives peut avoir un effet sur le vécu et l’expérience du partage. Toujours selon l’étude, les cibles, le moment, le lieu ou encore les conditions du partage devraient toujours être librement choisies par les personnes concernées et des actions en ce sens seraient à valoriser.

Innovation et accès aux soins dans les pays à ressources limitées

(Brève) De nombreux orateurs sont venus présenter à l’occasion de l’AFRAVIH des initiatives innovantes visant à favoriser l’accès aux analyses biologiques, essentielles dans la prise en charge du VIH et pourtant difficilement accessibles dans les pays à ressources limitées. L’analyse de la charge virale, du génotype du virus ou encore des concentrations médicamenteuses donnent, en effet, des indications quant à l’efficacité des traitements antirétroviraux délivrés aux patients et leur adhérence à celui-ci. Les outils utilisés font néanmoins appel à des technologies d’analyse coûteuses et difficiles à acheminer au plus près des personnes éloignées des grands centres urbains. Des expérimentations en Côte-d’Ivoire par le CeDReS (Centre de Diagnostic et de Recherche sur le Sida et les autres maladies infectieuses) et au Niger utilisant des prélèvements capillaires sur papier buvard (DBS) plutôt que des prises de sang ou une organisation logistique adaptée ont néanmoins prouvé leur efficacité pour permettre l’accès à de telles analyses.

Le passage à l’échelle : une question de moyens
Elargir ces initiatives au plus grand nombre nécessite néanmoins des moyens importants. A la fois auprès des personnes vivant avec le VIH pour effectuer les actes de prélèvement sur papier buvard, mais également logistiques pour un acheminent des échantillons dans les conditions adéquates auprès des laboratoires équipés. Enfin, il faudra également financer l’augmentation du nombre d’analyses réalisées alors qu’aujourd’hui certains patients ne se voient quasiment jamais proposer de mesure de charge virale ou d’examen de génotypage. Comme souligné par certains intervenants de la session dédiée au suivi biologique, des moyens partiels risquent néanmoins d’aboutir à des analyses insuffisantes des besoins thérapeutiques des patients et la mise en place de mauvais protocoles de soin. Par exemple, si l’analyse de la charge virale révèle un échec du traitement, mais qu’aucune analyse génétique du virus ne peut être réalisée, des patients risquent de se voir délivrer de nouveau un traitement inadapté à leurs besoins.

Les structures de proximité en Afrique : résultats spectaculaires en termes de prise en charge et d’adhérence !

Ces initiatives, a priori simples, mais ô combien nécessaires et efficaces, méritent d’être saluées. Clinique de nuit pour les populations marginalisées, délivrance décentralisée de médicaments, clubs d’adhérence, ces structures offrent un accès plus facile, un parcours plus convivial, bref les résultats sont spectaculaires !
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Garder le secret sur son statut sérologique, c’est aussi une question de genre

(Brève) L'étude ANRS PARCOURS 2012-2013 a interrogé des personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne vivant avec le VIH et/ou une hépatite B en France. Il ressort que les femmes communiquent plus leur statut sérologique. Concernant le VIH, un quart d’entre elles garde le secret contrairement à 35 % des hommes. L’écart est plus important concernant l’hépatite B car les femmes gardent le secret dans 7 % des cas contre le quart des hommes. En termes d’impact de l’annonce, il est noté que les femmes sont plus nombreuses à s’éloigner de leurs proches après l’annonce. Ces données alimentent l’idée de logique liée au genre : d’un côté les hommes gardent plus le secret sur leur(s) infection(s), d’un autre côté les femmes supportent plus de conséquences négatives suite au partage de leur statut sérologique.

Charge virale dans le sperme : qu’en est-il ?

Connaître le comportement du virus dans le sperme : un enjeu de taille ! Ce sujet a fait l’objet d’une présentation à la conférence AFRAVIH avec une analyse des résultats de l’étude EVARIST. La mesure de référence du contrôle du virus chez les personnes vivant avec le VIH reste la charge virale plasmatique, c’est-à-dire dans le sang. Une charge virale indétectable indique donc une efficacité du traitement antirétroviral à contrôler l’infection et limiter l’attaque du système immunitaire par le virus. De nombreuses études et suivis de cohortes (suivis de groupes sur le long terme) sont également venus nous éclairer sur le lien entre le niveau de la charge virale et le risque de transmission à ses partenaires. En gros, une charge virale très faible voire indétectable fait s’écraser le risque de contaminer son partenaire quelque soit la pratique sexuelle.
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VIH : MSF monte au front pour les "laissés pour compte"de la révolution sida

"Les patients d’Afrique Centrale et de l’Ouest sont les laissés pour compte de la révolution sida", estime Médecins Sans Frontières ; un message que l’organisation non gouvernementale est allée portée lors de l’AFRAVIH, la conférence francophone sur le VIH à Montpellier. MSF entendait ainsi souligner le retard dans la lutte contre la maladie dans ces pays d’Afrique et appeler à s’inspirer des stratégies qui ont permis d’importantes avancées en Afrique australe. Voici ce que dit leur communiqué.
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"Nous avons fait du plaidoyer pour que l’Etat prenne complètement en charge les services pour les usagers de drogues"

Entretien avec Ludmila Verdes de l’association ARAS, une association roumaine de lutte contre le sida, membre de Coalition PLUS.
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