Contraception : pilule… les hommes s’y mettent

Publié par jfl-seronet le 13.10.2012
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Enquêtecontraception
L'institut CSA et Terrafemina ont interrogé (septembre 2012) les Français et les Françaises sur leur rapport à la contraception. La contraception est-elle uniquement une affaire de femmes ? Si une pilule contraceptive existait pour les hommes, seraient-ils prêts à la prendre ? Et les femmes seraient-elles prêtes à laisser la responsabilité de la contraception à leur partenaire ? Réponses.
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Pour une très large majorité de Français la contraception doit désormais être l'affaire de tous. C’est ce qu’indique le sondage réalisé en septembre dernier par l’institut CSA et Terrafemina. Seuls 7% des Français estiment aujourd'hui que la contraception doit être "avant tout l'affaire de la femme" alors que 91% considèrent que celle-ci doit être "autant l'affaire de l'homme que de la femme", et moins de 1% des Français pensent que cela devrait être "avant tout l'affaire de l'homme". Cet avis est partagé par l'ensemble de la population quels que soient le genre, la génération ou la catégorie sociale interrogée, indique l’institut CSA.


Autre enseignement de ce sondage : près de deux tiers des hommes sont prêts à assumer la charge de la contraception et la même proportion de femmes est prête à les laisser faire. Très précisément, 61% des hommes se déclarent prêts à prendre la pilule contraceptive masculine si elle existait. Les jeunes hommes sont plus réticents, seuls 53% d'entre eux s'y disent prêts alors qu'ils sont 71% chez les 50-64 ans. Les hommes et les femmes semblent évoluer dans le même sens sur cette question puisque 61% des femmes se déclarent prêtes à laisser la responsabilité de la contraception à leur partenaire. Les plus jeunes femmes semblent moins faire confiance à leur partenaire, seules 40% des 18-24 ans se disant prêtes à transférer cette responsabilité, contre 73% chez les 50-64 ans.


Enfin, l’institut CSA et Terrafemina ont cherché à savoir ce que feraient les hommes et les femmes placés devant l'éventualité de ne pas ou plus vouloir d'enfants. Résultat ? Les femmes plus prêtes que les hommes à avoir recours une intervention définitive. En effet, 30% des personnes interrogées répondent qu'elles seraient prêtes à subir ce type d'opération, alors que deux tiers d'entre eux (66%) sont réfractaires. Si les hommes ne s'y disent prêts qu'à 20%, 40% des femmes déclarent qu'elles pourraient y avoir recours. Les jeunes femmes sont beaucoup plus réticentes (19%) que leurs ainées (44% chez les 35-49 ans et 46% chez les 50-64 ans).


Sondage exclusif CSA / Terrafemina réalisé par téléphone les 19 et 20 septembre 2012 auprès d'un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et taille d'agglomération.