CROI 2012: Dépistage, quand on veut on peut !

Publié par Rédacteur-seronet le 08.03.2012
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dépistageCroi 2012
La kyrielle de résultats présentée mercredi à la CROI 2012 le prouve : innover en matière de dépistage donne de très bons résultats. A la condition d’une volonté politique.
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Ce sont deux chiffres, qui mis en rapport, font peur : aux USA, 80% des personnes vivant avec le VIH sont dépistées (moins de 40% dans le monde) mais seulement moins de 30% ont une charge virale indétectable.


Par ailleurs, le problème du recours aux soins des personnes reste problématique dans tous les pays avec un tiers des patients qui n’ont pas recours aux soins une fois la séropositivité découverte. Des nouvelles approches de dépistage ont été discutées tout au long de la journée.


Le dépistage en porte-à-porte
Voici venu le dépistage en porte à porte, avec des équipes qui font à domicile le counseling et le dépistage rapide. Mis en place en pilote dans une région d’Afrique du Sud, ce dispositif va dans les foyers et propose un test à tous les membres du foyer. 10% des testés sont positifs. Et 88% des personnes sont suivies dans le soin dans les 3 mois.


Auto-test
Un essai randomisé a comparé le test classique et l’autotest chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, avec une "hotline", un système de recours téléphonique : 96% des hommes ont été satisfaits de ce dispositif… qui a permis de détecter deux personnes séropositives parmi la centaine de participants à l’étude.


Score de dépistage ciblé aux urgences
Un score de risque pour les urgences, basé sur les pratiques à risque, l’âge, le sexe, l’ethnie a été montré comme prédictif d’une plus grande probabilité de trouver des tests positifs. Une autre étude réalisée dans deux services d’urgence avec des tests rapides a identifié 7 personnes positives qui avaient des symptômes, ou des CD4 très bas, et qui auraient sans doute été diagnostiquées.


Quand on veut on peut !

Dans le Bronx, grâce à une politique volontariste de dépistage avec organisation de campagnes, une politique d’incitation au dépistage, la formation des médecins généralistes, la mise en place de bus de dépistage dans les quartiers. Résultat : plus de 700 000 tests réalisés en 2010. Et 2 000 personnes vivant avec le VIH supplémentaires désormais suivies.