Prévention : Act-Up versus Favereau

Publié par jfl-seronet 2384 lectures
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La réflexion engagée sur "les nouveaux outils de prévention" en matière de VIH par le ministère de la Santé a servi de détonateur à une polémique entre la nouvelle équipe dirigeante d'Act Up-Paris, Stéphane Vambre et Safia Soltani, et le journaliste Eric Favereau de Libération.
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Tout commence par la publication d'une tribune d'Eric Favereau le 30 mars dans Libération sur les limites du "dogme de la capote" et, plus généralement la pauvreté en France, du débat autour de la prévention. Dans son texte, Eric Favereau explique ainsi : "Enfermer le débat autour du seul préservatif est contre-productif. Ainsi que dire à un gay qui explique combien il est difficile pour lui de mener toute une vie sexuelle sous préservatif ? Lui répéter "ce n’est pas grave, vous en mettez un quand même" ? Et s’il n’en met pas ?" Son texte met aussi en cause le blocage qu'entretiendraient certaines associations, Act Up par exemple, sur ce sujet. "En France, à force de fermer tout débat, la contamination se poursuit", assène le journaliste de Libération.

Act Up-Paris décide de réagir et propose le 7 avril une tribune en réponse à cette mise en cause. Une tribune que Libération garde sous le coude. Le 20 avril, Eric Favereau qui tient, par ailleurs, un blog, "La plume et le bistouri" sur le site Internet de Libération, traite de la nouvelle mission officielle sur les nouveaux outils de prévention en matière de VIH/sida. Eric Favereau écrit notamment qu'"après bien des hésitations, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a décidé de passer outre aux réticences de certains activistes contre le sida. Et de lancer un travail de recherche sur "les nouveaux outils de prévention" en matière de VIH."

La tribune d'Act Up Paris est finalement publiée le 21 avril. Elle est signée des deux nouveaux co-présidents, Safia Soltani et Stéphane Vambre, que l'association a récemment élus. Intitulée du "Du dogme au comptoir", la tribune est une réponse au texte d'Eric Favereau sur la vacuité des débats français sur la prévention du VIH. Act Up estime que c'est tout le contraire et que "les discussions et les recherches sur la prévention sont vives". En fait, l'association entend surtout rappeler au journaliste de Libération d'abord et aux autres ensuite que "faire croire aujourd’hui à des alternatives efficaces à la capote est mensonger et dangereux." Bien sûr, elle concède qu'"enfermer le débat sur le seul préservatif est certes contre-productif", mais c'est pour mieux affirmer qu'il "n’existe, jusqu’à présent, aucune méthode alternative viable au préservatif." De même, Act Up écrit : "Prétendre aujourd’hui qu’une personne sous traitement ne serait "quasiment plus contaminante" n’est pas sérieux. La commission suisse de lutte contre le sida qui a émis un avis dans ce sens, l’a clairement limité aux couples stables hétérosexuels [limitation qui n'est pas indiquée dans le document suisse], en l’absence d’IST et avec un traitement efficace depuis plus de six mois. Surtout, comment ignorer ici les multiples prises de positions médicales soulignant le manque de fondement scientifique de cet avis ?" Dans sa tribune, Eric Favereau écrit : "Il y a, aujourd’hui, d’autres outils. Et d’abord le traitement, qui peut être la meilleure des préventions. En raison de l’efficacité des molécules antirétrovirales, une personne qui prend son traitement n’est, en effet, quasiment plus contaminante. Mais voilà, il ne faut pas le dire, il ne faut surtout pas affaiblir le dogme du tout préservatif."

Qu'on ne s'y trompe pas, derrière ce qui a les apparences de sempiternels chicayas, se noue, en fait, la question de ce que sera demain la prévention et de qui permettra ou pas son émergence. Pour Eric Favereau il n'y a pas suffisamment de débats sur la réduction des risques. Or la réduction des risques sexuels se situe dans une approche où la capote n'est plus, à elle seule, la pierre angulaire de la prévention. Elle propose une approche où différents outils (de la séroadaptation au traitement) interviennent en complémentarité avec la capote.


Pour Act Up, le discours est autre. Il se fonde sur la primat du préservatif et entretient une suspicion constante à l'égard de la réduction des risques. L'association explique ainsi dans son texte : "Cette question fait l’objet d’une vive polémique entre les associations depuis 2001. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il y a bientôt 4 ans, Act Up-Paris a demandé la création d’un groupe d’experts au ministère de la santé pour se pencher sur la validité de messages qui relèvent pour nous de fausses croyances" (sic). Tout est dit dans cette dernière phrase. Pour l'association, il y a donc danger à laisser prospérer le discours et la réflexion sur la réduction des risques sexuels dont chaque avancée est prise, comme l'écrit Eric Favereau, comme un "trou dans le message essentiel : mettez un préservatif."

Le journaliste de Libération explique d'ailleurs qu'Act Up use de son influence pour contraindre voire empêcher le développement de la réduction des risques et retarder la mise en œuvre d'outils de prévention alternatifs au préservatif. Une critique qui, curieusement suscite l'ironie d'Act Up-Paris. L'association devrait plutôt se satisfaire d'avoir (encore) l'oreille des pouvoirs publics et d'entretenir le mythe qu'elle est légitime à tirer les oreilles des autres au nom de ce qui relève de "sa" vérité en matière de prévention. C'est de cela aussi dont parle les deux textes d'Eric Favereau et c'est pour cela qu'Act Up a décidé de "tancer", façon maîtresse d'école, " les égarements d’Éric Favereau sur la prévention du sida" comme le dit si obligeamment le dernière communiqué de presse de l'association.
Pour lire le texte d'Eric Favereau du 30 mars 2009 :
http://www.liberation.fr/societe/0101558918-le-dogme-de-la-capote
Pour lire la tribune et réponse d'Act Up-Paris :
http://www.actupparis.org/spip.php?article3691
Pour lire le blog "La plume et le bistouri sur le site de Libération :
http://societe.blogs.liberation.fr/

Crédit photo : Jonathan_W

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Commentaires

Portrait de vincent58

Cela fait tout de même plaisir de constater qu'il existe des journalistes qui ont des couilles ! En ce qui concerne le dogme actupien anti RDRs je suis heureux de voir que Bachelot a enfin compris qu'il était temps de réagir et ne pas se laisser faire par quelques extrémistes de la lutte contre le vih qui ne représentent plus qu'eux !
Portrait de lea-mûre-trans-seroplus

En lisant bien la tribune publiée par Liberation et en comparant avec la tribune envoyée on voit bien qu'elle a été entièrement réécrite par la rédaction de Liberation. Que JFL approuve ce genre de méthode donne une drôle d'opinion de sa déontologie. Eric Favereau à la sortie du Rose et le noir, le livre de Frederic Martel qui imputait aux gays eux-même les retards des gouvernements devant la pandémie, a publié un article claironnant que c'était un "document essentiel " (je cite de mémoire). Pour donner une idée de ce livre il y était écrit que Guy Hocquenghem "ne se serait fait dépister que sur le tard" ce qui est complétement faux.

Aprés avoir aplaudit les thèses comme quoi les activistes gays étaient les grands responsables des retards de la prévention (le président d'Aides avait condamné cette thorie à la télévision) et ne s'étaient pas battus pour la capote assez tôt, aujourd'hui Favereau défend le no-capote=plaisir. Formidable! A-t-on jamais dit  à JFL que dans le journalisme sérieux -je ne parle pas des gratuits à distribuer dans les saunas- il est d'usage de rapporter les arguments des deux parties?

Portrait de avion

Enfin, les choses commencent à bouger ! La question de l'absurdité d'une prévention axée sur le tout capote est évidente. Compte tenu du nombre énorme de personnes qui pratiquent le sexe-no-kapote, tout simplement parce qu'elles détestent ça !!! et qu'on ne fait pas l'amour dans des conditions détestables, à moins d'être dingue maso !! alors oui !!!! à bas la capote !!! terminé la capote. Dire à des gens de baiser avec capote, alors que c'est horrible, c'est aussi efficace que de leur demander la chasteté, alors que c'est également impossible. Si les activistes s'obstinent dans leur position capote, ils ne devront pas s'étonner de perdre tous leur fidèles, et en plus qu'on leur rit au nez d'avoir un comportement total conservateur, en désaccord complet avec leur sensibilité historique, malheureusement.
Portrait de lea-mûre-trans-seroplus

C'est tellement mieux! J'ai l'impression d'être dans Animal farm! Ceux qui sont payés pour promouvoir la prévention font la promo du sexe à risque! Pour pas chagriner bareback zone on jette les jeunes gais dans la fosse, on pousse les autres à la surcontamination! Vous vous rendez-compte de votre responsabilité? Vous avez toujours une nouvelle étude à sortir mais J'ai le souvenir de Le Talec faisant la danse du scalp dans une répi aux UEEH disant que la surinfection entre souches différentes n'existait pas, que c'était une rumeur ridicule, et maintenant même les documents québécois pro-bareback en parlent! Je n'arrive plus à retrouver sur le site de Warning un texte d'un médecin gai établissant que la contamination par fellation n'existe pas, que ceux qui racontaient ça étaient des menteurs. L'ont-ils retirés (il y aurait une étude à faire sur les textes que Warning met sur son site et retire ensuite). Un dentiste informé m'a bien expliqué que les dents étaient une porte d'entrée du virus, qu'il suffisait qu'une gencive saigne un peu, soit décollée pôur que le virus puisse circuler (un peu de RDR pour vous faire plaisir: se brosser les dents une demi heure avant une fellation, pas un quart d'heure c'est trop prés). En fait le medecin pro-pipe il adorait ça et son observation n'était basée que sur ses pulsions. Maintenant oui, le risque est faible. Et vous allez dire ça aux jeunes: baisez sans capote c'est fun! En ce moment presque tous les trente-quarante ans que je croise sont co-infecté Hépatite, et ont rencontré des problêmes graves. No-Kpote égale plaisir. Sida plus hépatite égale plaisir aussi? Ca vaut le coup?
Portrait de nathan

Je peux limiter les risques de transmission du virus en baisant no kpote à condition d'avoir une charge virale indétectable depuis au moins 6 Mois, de ne pas être coinfecté par l'hépatite, la siphylis, une infection sexuellement transmissible et à condition de continuer à prendre rigoureusement mon traitement s'il fonctionne. Et avec toutes ces conditions, celle d'assumer la responsabilité de la probabilité même infime de transmettre quand même le virus... Il faut aussi que j'en parle à mon partenaire... Moi ça me semble plus éthique... Et dès lors, on peut recommencer à parler de responsabilité partagée en cas d'improbable contamination. En suivant ce processus, je suis d'accord en ce qui me concerne.
Portrait de skyline

Léa vit dans un monde manichéen : d'un côté le bon tout capote avec ses fidèles soldats stables et épanouis, et de l'autre le mauvais nokpote avec ses prosélytes malades et malheureux. Qui fait de la prévention axée sur le nokpote ? Personne, car la prévention se construit à partir des comportements, pas le contraire. On impose pas les normes au gens, ils les fabriquent collectivement, puis on s'y adapte. Vous passez votre temps à critiquer des débats scientifiques dont vous ne maîtrisez visiblement pas l'actualité. Vous passez votre temps à attaquer personnellement les séronautes, les journalistes, les militants qui ne pensent pas comme vous. Favereau a changé d'avis, il a évolué devant les évidences scientifiques et les constats d'échec ? Tant mieux ! Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. ****Un propos a été modéré****, heureusement que vous ne représentez que vous-même !
Portrait de lea-mûre-trans-seroplus

autre chose que je ne représente que moi même ici, avec cette terreur de contaminer quelqu'un d'autre.Sur cette terreur se base mes comportements, mes engagements.Pour moi c'est de l'humanisme, j'aimerai connâitre le votre, comme Jjaimerai bien savoir qui vous représentez. Quand au manichéisme que vous me reprochez, après tout il est à l'origine de l'hérésie cathare en France, ses prédicats sont curieux: la création est l'oeuvre du mal, non du bien. Personnellement, et c'est le discours des publicitaires sinon ils ne feraient pas de campagne de pub, je pense qu' on peut diriger les gens (je pense aux jeunes par exemple) vers de nouveaux comportements. En trente ans dans les magasins j'ai vu les petits déjeuners à l'américaine prendre de plus en plus de place dans les rayons. La pub crée des besoins. Vous pensez par exemple que ce ne sert à rien de dire aux gens de se dépister (quand les seropos non-dépistés sont les plus contaminants -aie un seropo non dépisté va dire que je le stygmatise!-). Que faire des campagnes de prévention sur cet axe n'aurait aucun impact sur eux? Pourquoi, semble-t-il que trés peu de gens dans la sidacratie acceptent de réfléchir sur la présophobie -avouez qu'elle atteint des mesures hallucinantes- et de comment y remédier? De baisser les bras ainsi? D'encourager les pratiques à risque ("nokapote=plaisir!)"? Pour ce qui est des attaques personnelles dire à un journaliste que dans un papier crédible on est sensé demander le point de vue des deux parties, c'est une attaque personnelle? Rappeller l'article pro-Martel d'Eric Favereau c'est manichéiste?. Le papier de JFL aurait été parfait dans un blog, c'est de la propagande, mais pas un article un minimum objectif.Comme personne je le respecte bien sur.
Portrait de skyline

Qu'est-ce que les cathares et les déjeuners américains viennent faire là ? Non je ne crois pas qu'on doivent essayer de changer les comportements, quels qu'ils soient : je ne crois pas à cette théorie du contrôle social. L'expression que vous utilisez "diriger les gens" parle d'elle-même et me semble d'une violence inouïe (peut-être vos restes révolutionnaires, quand la ré-éducation était présentée comme un accomplissement de l'individu social ?). C'est vraiment là le point d'achoppement entre tradipréventionnistes et néopréventionnistes : la légitimation du contrôle social. Vous oubliez d'ailleurs qu'au delà du mimétisme culturel, ce qui pousse ces jeunes à manger américain c'est parce que c'est bon, cela leur procure du plaisir gustatif et symbolique (et c'est moins cher que les sandwichs bio d'une boulangerie) ! Tout le monde est d'accord pour dire qu'aujourd'hui plus qu'hier, le dépistage est une des priorité de la prévention. D'ailleurs personne ne dit le contraire. Qui a dit qu'il ne fallait pas faire de campagnes d'incitation au dépistage ? Personne. Aides et Warning en parle depuis déjà plus de 4 ans ! C'est Warning qui a introduit l'idée du dépistage rapide avec l'expérience de Dialogai à Genève. Faites donc cette étude sur les textes mis en ligne et retirés par Warning sur leur site, comme ça vous lirez enfin nombre d'articles qui semblent manquer à votre objectivité. En tout état de cause, ce n'est pas grâce à Act Up que cette priorité du dépistage a été abordée, au contraire. Les stratégies alternatives de prévention ont été systématiquement freinées par les dirigeants de cette association. C'est un secret de polichinelle ! Et en 2009, après des années de baisse des financements pour la prévention gay (que Aides, SIS ou Warning déplore), alors qu'Act Up ne les a jamais dénoncés, ça redevient une de leur priorité : c'est une plaisanterie et c'est d'une hypocrisie politique rarement observée. Pourquoi dîtes-vous que très peu de gens acceptent de réfléchir sur la présophobie dans la sidacratie ? D'abord je ne suis pas d'accord avec ce constat ; nombres de personnes y ont réfléchi et ont proposé des approches : Aides avec la RDRs, Warning avec la seroadaptation et la prévention biochimique, le Terence Higgins Trust avec leur complexe biopsychosocial, etc. Mais surtout, n'est-ce pas parce qu'Act Up a tué le débat dans l'oeuf avec son intransigeance du tout capote : était-il facile de se pencher sur la présophobie alors même que la sidacratie était sous le joug médiatique du dogme actupien ? Pas facile de se démarquer lorsqu'on peut se retrouver stigmatisé, traiter d'assassin et de criminel, par le simple fait qu'on s'interroge sur une réalité sociale et psychologique. J'ai l'impression que vous pensez que la présophobie se soigne, comme certains le pensent de l'homosexualité ou du transexualisme. C'est vrai que côté repproches, dénonciations, accusations, stigmatisations, mises en responsabilité, mise en lumière de ses erreurs et échecs, on a plus l'habitude de voir tout cela utilisé par Act Up-Paris plutôt que les autres. Alors lorsque ces techniques sont utilisées contre Act Up-Paris, c'est le scandale, et vous êtes la première à jouer au bon petit soldat ! Trop drôle... Au fait, je ne représente que moi-même moi aussi, mais je ne dis pas aux autres ce qu'ils doivent faire, je me contente de leur fournir la totalité d'une information souvent coincées entre les mains "d'experts". Je représente aussi un peu les séropos de la deuxième génération, ceux d'après les trithérapies, qui en ont marre de la dictature du morbide et de la peur.
Portrait de lea-mûre-trans-seroplus

Je vous cite: "J'ai l'impression que vous pensez que la présophobie se soigne, comme certains le pensent de l'homosexualité ou du transexualisme". Je pense juste qu'une campagne de prévention ciblée peut la faire reculer. L'homosexualité ni la transsexualoté n'altèrent la santé comme le Sida.

Je vous cite "je ne crois pas à cette théorie du contrôle social" "la légitimation du contrôle social." Cher Skyline , en fait, si je vous comprends bien, vous êtes ennemi de TOUTE prévention, puisque ça représente "la violence inouie du "controle social". Aller distribuer des préservatifs aux jeunes, c'est la violence inouie du controle social, donner des conseils à des jeunes filles "si un mec veut baiser sans préso c'est qu'il l'a déja demandé à une autre, dit qu'il faut la mettre, que tu ne prends pas la pillule pour pas le véxer", encore la violence sociale?...Il y a une époque ou la violence du corps social c'était de laisser crever les séropos et laisser l'épidémie se répandre. Maintenant c'est de faire des campagne de prévention pour éviter que les jeunes se contaminent et se co-inféctent et se sur-contaminent, la violence sociale.

"Je représente aussi un peu les séropos de la deuxième génération, ceux d'après les trithérapies, qui en ont marre de la dictature du morbide et de la peur". Peut-être qu'aprés dix ans de trithérapie (avec ou sans Interféron en plus?) vous penserez autrement. Avec mon préso, dondaine, je me sens du côté de la vie,dondon, pour les autres et pour moi , dondaine, c'est peut-être la vie qui vous fait peur. Quand à votre fixette AUP Vous en arrivez à inventer que c'est à cause d'Act-up qu'on pénalise la transmission du VIH, alors que la pénalisation de la transmission existe dans nombre de pays qui ne connaissent même pas cette association. Par contre ceux qui sont allés raconté à la télé que contaminer les autres c'est fun, ils n'ont aucune responsabilité? Vous vous imaginez les dégats si un journaliste s'empare du "plaisir=noKpote?"

dernière citation: "Pas facile de se démarquer lorsqu'on peut se retrouver stigmatisé, traiter d'assassin et de criminel, par le simple fait qu'on s'interroge sur une réalité sociale et psychologique" Charmant euphémisme: revendiquer la baise sans capote avec une personne dont on ignore le statut serologique c'est "s'interroger sur une réalité sociale et psychologique". C'est drôle vous m'avez l'air plutôt de vous en foutre de la dite stygmatisation: c'est pas ça qui vous empêchera de dormir, non? Ce n'est pas mon but en tout cas. Encore hier je me suis trouvée confrontée avec un jeune co-infecté Sida et VIH, trop amoché, pour travailler, moi ça me désole et quand je me dis qu'il aurait suffit d'un préso pour lui éviter ça, je suis triste.