Fait vite MOUNIR §

Publié par jl06 le 05.12.2018
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«Ce que l’on veut, c’est apporter aux Français l’opportunité de consommer autrement pendant les fêtes»

 

Vous lancez ce mercredi le « Noël des PME ». En quoi cela consiste-t-il ?

En fin d’année, au mois de décembre, les Français vont dépenser des milliards d’euros pour les cadeaux, de plus en plus souvent en ligne. Il y a deux possibilités : soit ces milliards d’euros ont un impact local sur l’économie et sur l’emploi en France, soit l’argent va aller vers des plateformes internationales pour des produits fabriqués dans des conditions que nous ne connaissons pas. Ce que l’on veut, c’est apporter aux Français l’opportunité de consommer autrement pendant les fêtes, en mettant en valeur des productions locales, éco-responsables, qui valorisent des TPE et des PME.

L’apollon de la place Masséna à Nice.

 

 

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Paroles de la chanson Le Petit Cheval par Georges BrassensLe petit cheval dans le mauvais temps, 
Qu'il avait donc du courage ! 
C'était un petit cheval blanc, 
Tous derrière tous derrière, 
C'était un petit cheval blanc, 
Tous derrière lui devant. 

Il n'y avait jamais de beau temps 
Dans ce pauvre paysage, 
Il n'y avait jamais de printemps, 
Ni derrière, ni derrière. 
Il n'y avait jamais de printemps, 
Ni derrière, ni devant. 

Mais toujours il était content, 
Menant les gars du village, 
A travers la pluie noire des champs, 
Tous derrière tous derrière, 
A travers la pluie noire des champs, 
Tous derrière lui devant. 

 

Sa voiture allait poursuivant 
Sa belle petite queue sauvage. 
C'est alors qu'il était content, 
Tous derrière tous derrière, 
C'est alors qu'il était content, 
Tous derrière lui devant. 

Mais un jour, dans le mauvais temps, 
Un jour qu'il était si sage, 
Il est mort par un éclair blanc, 
Tous derrière tous derrière, 
Il est mort par un éclair blanc, 
Tous derrière lui devant. 

Il est mort sans voir le beau temps, 
Qu'il avait donc du courage ! 
Il est mort sans voir le printemps 
Ni derrière, ni derrière. 
Il est mort sans voir le beau temps, 
Ni derrière, ni devant. 
 

 

 

Portrait de jl06

Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne

Par Thibaud Collin - Mardi 4 décembre 2018 à 17:33 7Photo © ALAIN JOCARD / AFPPhoto © ALAIN JOCARD / AFP 

La politique européenne menée en France par tous les gouvernements depuis 1980 est la première cause structurelle du mouvement des gilets jaunes, explique le philosophe Thibaud Collin. 

Un cautère sur une jambe de bois. Voilà ce vers quoi le gouvernement s’achemine pour répondre à la révolte actuelle. Et ce parce que le diagnostic posé est inadéquat. Il en reste aux phénomènes de surface au lieu de rechercher les causes profondes. L’exaspération face à la hausse des taxes est réelle et doit être entendue mais c’est l’arbre qui cache la forêt. La violence des dernières manifestations ne peut être renvoyée aux seuls «casseurs professionnels ». Elle exprime le ras-le-bol de tous ceux qui se sentent marginalisés par le système économique et politique actuel et à ce titre objet de la condescendance, pour ne pas dire du mépris, des soi-disant « élites ». 

Bref, si comme beaucoup l’ont dit « les gilets jaunes, c’est la France périphérique », il faut oser nommer les causes structurelles d’un tel mouvement : au premier chef, la politique européenne absurde dans laquelle François Mitterrand a engagé la France dans les années 1980, choix assumé sans sourciller par tous les gouvernements depuis lors.

Si la procrastination et le déni du problème, ligne suivie depuis des décennies par tous les gouvernements dits « de droite » ou « de gauche » perdurent, nous irons immanquablement vers une explosion majeure.

Comme le dit Marcel Gauchet dans Comprendre le malheur français (Stock, 2016) le choix d’un euro callé sur le mark, donc trop fort pour l’économie française, joint au libre-échange mondial, à la mobilité des capitaux et des personnes a été et est source de délocalisation, de désindustrialisation, de multiculturalisme et de chômage. « C’est une bombe politique à retardement dont on ne sait quand elle explosera. » (p. 138) Si la procrastination et le déni du problème, ligne suivie depuis des décennies par tous les gouvernements dits « de droite » ou « de gauche » perdurent, nous irons immanquablement vers une explosion majeure. « Les gilets jaunes », c’est la colère accumulée face au mensonge de toutes ces campagnes présidentielles centrées sur « le changement » qui accouchent de gouvernements impuissants parce que corsetés par les choix européens qu’ils n’osent remettre à plat. Car pour agir, il faut préalablement vouloir retrouver la maîtrise de son destin.

 

Autant donc profiter des très prochaines élections européennes (mai 2019) pour poser clairement le problème et promouvoir une autre politique en Europe. La situation internationale et européenne n’a jamais été aussi favorable depuis trente ans à cette remise en cause du dogme maastrichtien. Il convient comme le préconise Ligne droite, l’excellent site animé par Bruno Mégret, de travailler à transformer l’Europe en un réel pôle de puissance, sachant enfin protéger la vie économique et culturelle des européens. Il ne s’agit pas de nier les phénomènes de la mondialisation mais de renoncer à la passivité, symptôme exemplaire du nihilisme européen actuel. 

Choisir d’installer des écluses douanières aux frontières de l’Europe, légitimes pour éviter le dumping social et écologique ; changer le statut et la mission de la BCE afin de faire de l’euro un vecteur de compétitivité pour l’ensemble des pays de la zone et non plus le seul vecteur de la puissance allemande ; réformer en profondeur les institutions pour les libérer du diktat de la Commission ; baisser les charges pénalisant les entreprises françaises et alléger la technocratie bureaucratique qui paralyse l’initiative et le travail dans notre pays. 

Tout cela exigera temps, méthode et surtout courage. Tout cela exigera bien sûr un bras de fer avec l’Allemagne ; donc un gouvernement français sachant puiser sa légitimité dans les profondeurs du peuple de France en lui exposant en vérité la situation et en lui fixant un cap. Qui peut soutenir qu’une telle détermination de la France ne rencontrerait pas de puissants échos dans d’autres pays européens ?