Protocole clinique.

Publié par laulau1965 le 12.02.2019
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« En 2013 et 2014 un protocole clinique monocentrique de phase I/II intitulé « Evaluation d’un vaccin synthétique ciblant la protéine Tat du VIH-1 chez des patients séropositifs » a été réalisé. 

Les résultats de la phase I/IIA ont été publiés dans la revue Retrovirology en Avril 2016 (Loret et al, 2016).

La baisse du rebond virémique de 1,5 log a été observée pour le groupe 33 µg x3. Ce résultat est très prometteur sur la capacité de la Tat Oyi à maintenir une charge virale très basse sans trithérapie, et pourrait être un espoir pour potentialiser la trithérapie dans le cas d’une mauvaise observance du traitement.

Un suivi observationnel a été accepté en novembre 2018 pour évaluer l’état clinico-biologique complet des patients ayant suivi l'essai EVA TAT à  3, voir 4 ans après leur vaccination Tat OYI. Les techniques les plus récentes dont certaines n'existaient pas il y a 4ans, seront utilisées. 19 marqueurs lymphocytaires simultanément évalués parcytométrie de masse seront utilisés et permettront l'étude la plus complète jamais réalisée après une vaccination contre le Sida.

L'ADN pro-viral  des PBMC et des CD4 ainsi que l'ARN viral seront déterminés par une PCR digitale ultra sensible  pouvant détecter une copie/106PBMC ou par ml de plasma  selon les cas. 

Enfin pour chaque patient, une étude très fine des réponses anticorps vis à vis du virus et du vaccin sera réalisée.

Ce suivi de cohorte pourrait, 4 ans après la sortie de l’essai, apporter une cure fonctionnelle aux malades si leur ADN pro viral était maintenu indétectable depuis 3 ans avec une disparition des anticorps anti-VIH (P24 – GP120). Si les données biologiques obtenues dans l’essai EVATAT, étaient confirmées pour les malades des clades B et C qui sont bons répondeurs à la vaccination Tat Oyi, ce qui correspond à 95% de la population mondiale des malades, l’association de la trithérapie à la Tat Oyi pourrait permettre d’améliorer l’observance des traitements antirétroviraux par les malades et en rendre éligible un grand nombre de malades à l’allègement de la trithérapie. La mise en place de cet allègement permettrait significativement les finances du système de santé publique français et international sans atteindre la qualité de soin des malades.

Le promoteur souhaite uniquement évaluer le bénéfice de la vaccination par la Tat Oyi pour les malades ayant reçu principalement la dose de 33 µg x3, qui semble être la dose la plus efficace. La mise en œuvre de ce suivi de cohorte se justifie pour montrer que le traitement par la Tat Oyi pourrait rendre indétectable l’ADN pro viral, témoin du réservoir du VIH dans le sang périphérique, 5 mois seulement après la première injection (Retrovirology, 2016), alors que l’on sait qu’un traitement antirétroviral n’agit que très peu sur la taille du réservoir du virus à cause de la production permanente de Tat extracellulaire par les cellules infectées de l’organisme, dites cellules réservoirs qui sont inatteignable par la trithérapie.

Les patients qui ont été inclus dans ce protocole EVATAT peuvent joindre le médecin investigateur, le Dr Néhmé au 06.07.45.60.18.

Le Dr Loret est allé communiqué à Berlin sur des résultats préliminaires concernant deux patients pour lesquels il avait noté un début rétroseroconversion(rémission fonctionnelle), et une dizaine de patients dont l’ADN était resté indétectable pendant au moins deux ans, ce qui n’a encore jamais été obtenu dans un traitement contre le Sida puisque la trithérapie n’agit que sur l’ARN et non l’ADN pro viral. »

Bien à vous.