AME et transports : Pécresse s'acharne

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Première tentative au Sénat. Récidive à l’Assemblée nationale. Comme le rapporte "Valeurs actuelles" (6 juillet) en titrant de façon complaisante et manipulatrice : "Île-de-France : les clandestins bientôt exclus des tarifs préférentiels dans les transports ?", Valérie Pécresse, la présidente Les républicains de la région Île-de-France repasse encore à l’offensive contre les personnes bénéficiaires de l’AME. Elle a, en effet, demandé aux députés-es d'exclure les personnes migrantes bénéficiaires de l’AME des tarifs sociaux dans les transports et de rajouter cette mesure à la loi "Asile Immigration". "Je considère qu’en République une personne en situation irrégulière n’a pas lieu d’être mieux considérée qu’une personne qui respecte la loi", a-t-elle indiqué, demandant aux députés-es d’agir en ce sens. "Après le vote du texte à l’Assemblée nationale au cours duquel ce sujet a été volontairement écarté, un amendement a finalement été adopté au Sénat qui conditionne l’obtention de la tarification sociale dans les transports à la régularité du séjour sur le territoire. Il appartient maintenant à l’Assemblée nationale de prendre ses responsabilités pour maintenir cet article dans le projet de loi final", a indiqué Valérie Pécresse. Cette dernière a curieusement omis de rappeler que cette mesure qu’elle a prise en Île-de-France est illégale (elle contrevient à la loi SRU), que sa décision, attaquée en justice, a fait l’objet d’un jugement défavorable de la part du tribunal administratif de Paris et qu’elle devrait l’être très prochainement cette fois, de la part de la cour administrative d’appel. Valérie Pécresse entend ainsi, coûte que coûte, avoir par une nouvelle loi ce que la justice lui interdit aujourd’hui : traiter de façon différenciée et discriminatoire les personnes étrangères bénéficiaires de l’AME en Île-de-France.

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