Botswana : des ARV pour tous en prison

5 Septembre 2014
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La Haute Cour du Botswana a ordonné (22 août) au gouvernement de fournir gratuitement des traitements ARV aux prisonniers étrangers séropositifs. Le juge Bengbame Sechele a estimé que le refus des autorités botswanaises de distribuer des antirétroviraux aux détenus étrangers constituait une violation de leurs droits, indique l’AFP. "Il ne peut être dans l'intérêt public et il ne sera jamais raisonnablement justifié dans une société démocratique comme la nôtre que la mise à disposition de médicaments (tels que les antirétroviraux) puisse être refusée avec le résultat final que le groupe de personnes ainsi privé devienne plus sujet aux infections que les autres ou meure entre nos mains", a-t-il déclaré. Deux prisonniers zimbabwéens, détenus au Botswana, avaient poursuivi le gouvernement pour avoir refusé de leur fournir gratuitement des antirétroviraux, alors qu'il le fait pour les détenus botswanais. Le Réseau du Botswana sur l'éthique, le droit et le VIH/sida (Bonela) avait soutenu leur démarche, estimant que le gouvernement violait le droit constitutionnel des détenus à l'égalité, la dignité et la non-discrimination. La Haute Cour a rejeté les arguments du gouvernement botswanais qui disait ne pas disposer des fonds nécessaires pour offrir des médicaments aux détenus non citoyens. "La Cour a affirmé que fournir un traitement antirétroviral à tous les prisonniers qui en ont besoin est essentiel pour lutter efficacement contre le VIH", s'est félicitée Cindy Kelemi, directrice du Bonela Cindy Kelemi, citée par l’AFP.