Fin du VIH : et si la stratégie n’était pas la bonne ?

27 Novembre 2018
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En juillet dernier, à la conférence mondiale sur le sida (IAS) à Amsterdam, des experts-es (militants-es, chercheurs-ses) ont appelé à un changement de stratégie en matière de lutte contre le sida. L’idée serait d’abandonner une approche uniquement centrée sur le VIH au profit d’une stratégie plus globale de santé mondiale qui intégrerait la lutte contre le VIH. Ce changement serait la conséquence d’une prévention en crise et la prise en compte que les populations particulièrement vulnérables resteraient encore aujourd'hui en marge du système de soins. Il entérinerait aussi les difficultés actuelles à mobiliser les pays donateurs dans la lutte contre le VIH. Bref, le système actuel aurait atteint ses limites et ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans The Lancet. Comme l’expliquait Chris Beyrer, ancien président de l’IAS, cité par Le Monde (20 juillet 2018), il s’agirait de « combiner une offre de prévention et de soin pour le VIH et pour la tuberculose ». Les experts-es prônent « des services intégrés qui répondent au VIH et aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchent les mêmes groupes à risque et coexistent souvent chez les patients. Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux (…) Elle pourrait également être étendue à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle (HTA). »
Que pensez-vous de cette nouvelle stratégie ? Quels sont les manques actuels ? la nouvelle stratégie proposée présente-t-elle un risque de dilution des enjeux de la lutte contre le VIH ? C’est autour de ces questions qu’on vous propose d’échanger mardi 27 novembre à partir de 21 heures pendant le chat thématique animé par Diane-Seronet.