Les Cora intègrent la haine anti-LGBT

11 Mars 2019
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Nouveauté. La compétence des préfets-es s’étend pour prendre en charge la haine anti-LGBT comme cela est déjà le cas pour l’antisémitisme et le racisme. Une circulaire en ce sens a été adressée aux préfets-es le 14 février dernier. Elle étend la compétence des Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Cora) à la haine anti-LGBT (Corah). Présidée par le préfet de département, cette instance a vocation à devenir le lieu privilégié d’échanges entre l’État et les associations sur ces sujets. Cette mesure était un engagement du gouvernement pris en conseil des ministres fin novembre 2018. Concrètement, cela signifie que toutes les associations présentes partout en France pourront faire appel à leur préfet-e local-e en cas de besoin. « En dépit des efforts engagés et de la mobilisation des pouvoirs publics, il a été constaté au cours de l’année 2018 une forte recrudescence des actes anti-LGBT. De janvier à septembre 2018 par rapport à la même période en 2017, le ministère de l’Intérieur a ainsi constaté une progression de 15 % des actes LGBT-phobes. Cette augmentation des plaintes et des témoignages suppose une mobilisation renforcée des pouvoirs publics », explique une lettre signée du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et de la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Dans ce courrier aux préfets-es, les deux ministres rappellent qu’une série de mesures a été présentée en conseil des ministres en novembre dernier. « L’une d’entre elles consiste en l’extension officielle des compétences des comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à la lutte contre la haine anti-LGBT, par décret en conseil d’État, afin de traiter officiellement la lutte contre l’homophobie et la transphobie au niveau territorial et d’y associer les associations LGBT locales. Les initiatives prises en ce sens par certaines préfectures ayant donné des résultats très positifs, il est souhaitable que cette extension soit opérée dans les meilleurs délais sans attendre la modification du décret n° 2016-830 du 22 juin 2016 portant création des comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme », indiquent les deux ministres. À suivre.