Médicaments : communication directe ou pas aux patients-es ?

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Le comité de déontologie et de vigilance du Leem (Les entreprises du médicament) a rendu public le 22 mai son rapport d’activité pour 2017. Dans ce document, le Leem fait des propositions : l’une consiste à pouvoir communiquer directement avec les patient-es sur les médicaments en cas de crise. La législation actuelle n’autorise pas les laboratoires pharmaceutiques à communiquer sur les médicaments remboursables et à s’adresser directement aux patients en dehors de procédures et d’outils validés par les autorités de tutelle, rappelle l’APM. Ce système a été conçu pour empêcher la publicité. Reste que des acteurs de la santé, mais surtout les laboratoires pharmaceutiques voudraient que cela évolue. Pour cela, le rapport du Leem s’appuie sur des affaires récentes, notamment celle concernant le lévothyrox, pour justifier de la nécessité d’une communication directe aux personnes, une communication pour pallier le "manque de réactivité des pouvoirs publics", selon le comité du Leem. Le rapport du Leem propose d’introduire une définition de l’information relative au médicament qui serait très distincte de la publicité. Comme le détaille l’APM, cette information concernerait diverses situations : rupture d’approvisionnement, pharmacovigilance,, défaut de fabrication, nouvelles données scientifiques à propose d’un risque ou d’un effet indésirable nouvellement identifié, etc. Evidemment, la proposition du comité du Leem n’est pas sans risque car la limite entre information et publicité n’est jamais très claire. On verra comment seront prises en compte les propositions des laboratoires pharmaceutiques dans le rapport de mission sur l’amélioration de l’information sur le médicament qui a été lancé, fin 2017, par la ministre de la santé Agnès Buzyn. Cette mission est dirigée par le Docteur Gérald Kierzek et Magali Léo, responsable du plaidoyer de l’association Renaloo. Leur rapport est attendu pour juin.

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