Nigéria : onze femmes arrêtées pour homosexualité

24 Janvier 2019
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Onze jeunes femmes ont été arrêtées à Kano, dans le nord du Nigéria, accusées d'avoir préparé un mariage homosexuel, a annoncé (14 janvier) l'AFP, citant des sources policières, en l’occurrence, la Hisbah, l'agence de police islamique de cet État où est pratiquée la charia. « Nos hommes ont eu vent du mariage et ont pris d'assaut le lieu où ils ont arrêté onze jeunes femmes, dont les deux fiancées », a expliqué Abba Sufi, chef de cette agence de police. « Nous ne pouvons pas permettre à de tels actes odieux de s'enraciner dans notre société. Les lois islamique et nigériane interdisent les relations entre personnes du même sexe », a-t-il ajouté. Les jeunes femmes arrêtées indiquent être danseuses et contestent ce qui leur est reproché. En 2007, la Hisbah avait déjà arrêté cinq femmes pour homosexualité. En janvier 2015, la Hisbah avait arrêté également douze jeunes hommes dans un hôtel à la périphérie de la ville de Kano pour avoir prétendument organisé un mariage gay, rappelle l’AFP. En 2014, le gouvernement du Nigeria a adopté une nouvelle législation interdisant les mariages de même sexe. Tout acte sexuel entre deux personnes du même sexe peut entraîner une peine de 14 ans de prison ; aucune peine n'a jusqu'à présent été prononcée.

Commentaires

Portrait de Léo_

Scandaleux qu'il y ait des lois qui respectent pas la liberté d'aimer qui ont veut !!

Quesce ça peut leur faire ??

Comment les gens sont-ils si influençable, pour mettre en place une abération de système de loi et de régime religieux ; qui est censé pronaît l'amour alors que dans les faits il le combat !?

Ces esprits étroits qui prétendent à une spiritualité non rien compris à la vie !!

Ils sont plus que méprisablent, ce sont les parasitent de notre société !! Ils doivent disparaîtrent pour ne plus faire souffrir les amoureux !!

 

https://www.seronet.info/comment/184701#comment-184701

Portrait de jl06

Brésil : menacé de mort, un député gay renonce à son mandat et s'exile

 25/01/2019 à 00h31

Le député socialiste Jean Wyllys à Rio de Janeiro en avril 2018. Le député socialiste Jean Wyllys à Rio de Janeiro en avril 2018. - MAURO PIMENTEL / AFP Le député socialiste, le seul a être ouvertement gay, a annoncé ce jeudi qu'il quittait le Brésil après avoir reçu des menaces de mort. Jean Wyllys, un député gay qui représente les personnes LGBT au Parlement brésilien, a annoncé jeudi qu'il renonçait à son troisième mandat et quittait son pays en raison des nombreuses menaces qu'il a reçues depuis l'élection du président d'extrême droite Jair Bolsonaro

"Préserver une vie menacée est aussi une stratégie de lutte pour des jours meilleurs. Nous avons fait beaucoup pour le bien commun. Et nous ferons beaucoup plus quand viendront des temps nouveaux, peu importe que nous agissions par d'autres moyens", a écrit sur Twitter le député du Parti Socialisme et liberté (PSOL, gauche). 

Voir l'image sur Twitter Selon le service de communication du Parlement, Jean Wyllys, 44 ans, n'a pas encore officialisé sa décision. Son assistante a toutefois confirmé que le député de Rio de Janeiro avait décidé de renoncer à son mandat, qui devait commencer le 1er février, et qu'il avait quitté le Brésil avec l'intention de vivre provisoirement "hors du pays", sans préciser sa destination. Vivre provisoirement "hors du pays" Dans un entretien accordé au quotidien Folha de S. Paulo, Jean Wyllys a expliqué que ce n'était "pas l'élection de Bolsonaro en elle-même" qui l'avait poussé à renoncer à son troisième mandat consécutif, mais le "niveau de violence qui a augmenté depuis l'élection" de cet ex-capitaine d'armée, qui a bénéficié d'un large soutien de la part des églises évangéliques ultra-conservatrices. Il a notamment cité la multiplication des agressions et des meurtres de membres de la communauté LGBT.En novembre, après la victoire de Jair Bolsonaro, la Commission interaméricaine des droits humaines (CIDH) a demandé au Brésil qu'il prenne les "mesures nécessaires pour protéger les droits, la vie et l'intégrité personnelle" de Jean Wyllys et de sa famille. En avril 2016, pendant les débats au Parlement sur la destitution de l'ancienne présidente de gauche Dilma Rousseff, Jean Wyllys avait craché au visage de Jair Bolsonaro, à l'époque député, qui venait de faire l'éloge d'un tortionnaire notoire de l'époque de la dictature militaire (1964-1985). Jean Wyllys, qui sera remplacé par son suppléant, est un des dix députés du PSOL, le parti auquel appartenait la conseillère municipale de Rio Marielle Franco, assassinée en 2018.  Jeanne Bulant avec AFP