Paris, ville phare de l’inclusion et de la diversité

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Le 13 juin dernier, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a reçu le rapport "Paris, ville phare de l’inclusion et de la diversité", rédigé par Jean-Luc Romero-Michel, conseiller régional Ile-de-France et président d’ELCS. Ce rapport (consultable et téléchargeable en ligne comprend 52 recommandations pour faire de Paris la capitale mondiale des droits LGBTI et du tourisme "LGBTI-friendly". Dans un communiqué, la mairie de Paris explique : "L’inclusion et l’égalité sont des priorités pour Paris, alors que les droits des personnes LGBTI restent un combat dans de très nombreux pays. Si Paris est identifiée à l’échelle internationale comme une ville LGBTI-friendly, sa visibilité en la matière s’est révélée ces dernières années en perte de vitesse, faute d’avoir suffisamment valorisé et revendiqué cette position". La Ville a donc confié une mission à Jean-Luc Romero-Michel, qui est aussi adjoint à la maire du 12e arrondissement, sur les moyens de "renforcer l'attractivité de Paris pour les personnes LGBTI". Un travail de plusieurs mois a été réalisé et plus de 60 auditions des différents acteurs concernés ont été conduites. "Il aboutit à 52 recommandations dans les domaines du tourisme, de la culture, de la nuit, mais aussi de la mémoire et de la lutte contre les discriminations, dans une optique d’attractivité, d’ouverture et d’inclusion", explique la mairie de Paris qui "a annoncé dès à présent sa volonté de mettre en œuvre l’essentiel de ces idées". Alors quelles sont ces propositions ? On peut noter l’organisation d’un événement annuel pour la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (Idahot), chaque 17 mai, durant lequel sera remise la médaille de la Ville de Paris à des personnes qui défendent les droits LGBTI en France et à l’étranger. Cette année, Anne Hidalgo a inauguré cette mesure, en distinguant pour l’année 2017 deux associations : Shams, association qui lutte pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie, et l’Ardhis, association française partenaire de la Ville qui accompagne les réfugié-e-s LGBTI. Autre idée : formaliser le soutien de Paris à la Marche des Fiertés, en juin, et à la Quinzaine des fiertés organisée par l’Inter-LGBT. En 2017, la Ville met en place une convention de partenariat, avec une contribution de plus de 100 000 euros qui en fait le premier financeur public. Cette convention sera examinée au Conseil de Paris au mois de juillet. Paris va par ailleurs sensibiliser aux enjeux LGBTI ses fournisseurs et les entreprises qu’elle contribue à incuber. Elle les encouragera d’une part à signer la charte de l’Autre cercle contre les LGBTIphobies dans le milieu professionnel, d’autre part à soutenir les événements LGBTI et notamment les Gay Games, qui du 4 au 12 août 2018 constitueront un événement sportif, culturel et inclusif d’ampleur internationale, indique le rapport. En matière de tourisme LGBTI, le rapport propose de renforcer la place de Paris dans les réseaux internationaux touristiques et LGBTI. Cette démarche viendra compléter l’adhésion de Paris au Rainbow cities network, intervenue en 2016. Le déploiement d’une communication touristique dédiée aux personnes LGBTI parait aussi indispensable, en vue d’accompagner la programmation très riche de l’année 2018, dont le point d’orgue sera l’accueil des Gay Games.

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