QPC travail du sexe : quelle suite ?

14 Janvier 2019
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Le 7 janvier dernier, s’est tenue une conférence de presse concernant la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par des personnes travailleuses du sexe et des associations de défense des droits des travailleurs et travailleuses du sexe. L’objectif ? Rappeler les raisons de l’engagement de cette procédure, mais aussi répondre aux informations erronées véhiculées par les associations défendant la loi d'avril 2016 et des tribunes ou interventions de personnalités politiques contestant le bien-fondé de cette démarche. A cette occasion, des associations à l’origine de la QPC et des ONG intervenantes (associations qui ont rejoint la procédure au stade de la transmission devant le Conseil constitutionnel), mais surtout des travailleuses et travailleurs du sexe ont procédé à un cadrage politique et pragmatique de la question en repartant du rapport d'enquête d'avril dernier sur les conséquences sur le terrain de la loi d’avril 2016. Occasion aussi de rappeler que la loi française ne règle en rien la lutte contre la traite des êtres humains et l'exploitation, au contraire. Etaient présents-es : Médecins du Monde, la Fédération Parapluie Rouge, le Strass, Act Up, ARCAT, AIDES, Acceptess T, les Elus locaux contre le sida, Marie-Elisabeth Handman pour l'association Avec Nos Aînées et cinq travailleuses du sexe. On en sait désormais un peu plus sur le calendrier concernant la QPC. L'audition devant le Conseil constitutionnel se tiendra mardi 22 janvier à 9h30. La décision sera rendue, dix jours plus tard, soit le 1er février 2019.