Trump demande plus d'argent contre le VIH

18 Mars 2019
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L’administration Trump a demandé (11 mars) au Congrès américain une nouvelle enveloppe de 290 millions de dollars pour concrétiser l'engagement présidentiel à mettre fin à l'épidémie de VIH/sida aux États-Unis en dix ans. À la surprise générale, le président américain avait annoncé ce plan lors du discours sur l'état de l'Union devant le Congrès le 5 février dernier. L’objectif est de réduire le nombre de nouvelles contaminations de 75 % en cinq ans et de 90 % en dix ans, par rapport aux quelque 38 000 contaminations annuelles dans le pays, aujourd’hui. La demande budgétaire vise à renforcer la prévention, principalement en assurant une meilleure disponibilité de la Prep auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (deux tiers des infections aux États-Unis) et par les autres populations exposées au risque, notamment les Noirs et les latinos et les habitants-es de 48 comtés identifiés comme les « foyers les plus actifs de l'épidémie ». Le gouvernement estime que seulement 10 % des gens pouvant en bénéficier le prennent aujourd’hui. Les associations de lutte contre le sida ont salué (11 mars) la demande, mais ont relevé que le gouvernement avait proposé parallèlement de sabrer des budgets qui ont aussi un impact dans la lutte contre le VIH. Ainsi la Maison-Blanche demande au Congrès de réduire le budget de la recherche contre les maladies infectieuses de 769 millions de dollars. La lutte contre le sida en dehors des États-Unis n'est pas non plus une priorité de l'administration Trump, qui a proposé, comme les années précédentes, de réduire le budget du programme phare Pepfar, cette fois de 29 % par rapport à 2019, selon Jennifer Kates, de la Kaiser Family Foundation. Aux États-Unis, c'est le Congrès qui élabore le budget fédéral, et les baisses réclamées jusqu'à présent par l'exécutif dans le domaine de la lutte contre le sida ont toujours été rejetées. «Bien que le budget Trump inclue des coupes budgétaires que nous ne pouvons pas soutenir, mettre fin à l'épidémie de VIH est une chose que nous pouvons tous soutenir», a déclaré Carl Schmid, directeur adjoint de The Aids Institute.