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Cannabis : surenchère dans la pénalisation

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Les débats sur la contraventionnalisation de l’usage de cannabis créent certaines surprises. Il en va ainsi d’un entretien du professeur Jean Costentin, professeur de pharmacologie et président du CNPERT (Centre national de prévention d'études et de recherches sur les toxicomanies), accordé au site " FigaroVox " (30 janvier 2018) qui réagit à l’annonce d’une systématisation des amendes à l’...

L’amende contre le cannabis ne fait pas très "nouveau monde"

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Interview Publié par Rédacteur-seronet
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Le gouvernement s’engage vers la contraventionnalisation de l’usage du cannabis. Un rapport parlementaire entérine cette solution d’une pénalité financière pour simple usage. Cette idée fait l’objet de critiques de la part de différents acteurs dont des organisations non gouvernementales. Directeur...

Pénalisation du VIH : jurisprudence au Québec ?

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Agé de 34 ans, gay, Québécois, FL fait face depuis le 5 juillet dernier à des poursuites en justice dans son pays. Il lui est reproché d’avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires et de ne pas les avoir prévenus qu’il vivait avec le VIH. C’est considéré comme une agression sexuelle au Canada. Selon des médias canadiens, douze plaintes auraient été déposées. Début août, la justice...

Portrait de Exit

Pénalisation de la transmission VIH : la prise d'otage des séropos

Doit-on ou non dépénaliser les peines rendues aux personnes séropositives en cas de transmission du vih ? 

La loi est toujours la même en France, si vous connaissez votre séropositivité et que vous transmettez le virus à votre partenaire, même involontairement, vous serez condamnés, ainsi la Cour d'assises du Loiret du 3 décembre 2008 condamnant à cinq ans de prison avec sursis une femme de 39 ans pour avoir contaminé son mari du virus du sida alors qu’il semblerait qu’elle avait informé son compagnon de sa séropositivité ou en tout cas qu’elle ne lui avait pas menti.

La victime devient coupable est se retrouve ainsi condamnée pour un acte qui se veut à la base un acte d'amour.... En Suisse, depuis 2016, les personnes qui transmettent le virus à leur partenaire lors d'une relation consentie ne son plus condamnées, la Suisse estime que les personnes majeures sont suffisamment conscientes, informées, adultes pour se protéger. De plus la Suisse estime que le sida n'est aujourd'hui plus une maladie grave puisque l'on ne meurt "plus" du sida dans les pays développés.

En continuant de pénaliser sévèrement les personnes séropositives la France continue à contribuer inévitablement à une augmentation chaque année des cas des infections au vih.

Pour plusieurs raisons :

  • Par ce message, la France continue à faire passer le message que le sida reste une maladie grave et honteuse, ce qui dissuade incontestablement le dépistage. 
  • Par ce message, la France utilise la peur et ceci fonctionne : Les personnes qui ont eu des rapports à risque ne préfèrent plus se faire dépister plutôt qu'à être enregistrées, cataloguées dans un fichier avec une mention spéciale "personnes dangereuses ».
  • Par ce message, les personnes séropositives préfèrent pas ou ne plus avertir leur partenaire au risque de se confronter à des problèmes futurs en cas de transmission du vih. 

D'autres raisons :

- Ce qui touche à la sexualité, touche à l'intimité, au voyeurisme et à la gêne inconditionnée. Le réquisitoire hospitalier dissuade et incrimine. 

- Il en va de soi qu'internet est une source d'informations, que les messages concernant la santé, les effets secondaires des traitements lourds donnent envie de fermer les yeux face à son statut sérologique.

Cette prise de conscience devrait faire réagir la France, changer sa politique, sa méthode de communication qui visiblement ne fonctionne pas assez, plutôt que de prendre la personne séropositive comme bouc émissaire, la condamner en la culpabilisant d'être séropositive, il en va au contraire de son devoir d'informer des conditions actuelles de ce qu'est le vih en 2017. Avec 0,061% des causes de mortalité en 2010, et très certainement moins encore en 2016, on peut le dire : Le sida n'est plus une maladie mortelle en France.

L'éthique veut que le sida reste une maladie honteuse, dangereuse, mortelle et par conséquence tabou. Pourtant la France a toutes les cartes en main pour changer l'image.

D'abord en insistant d’avantage sur le fait que le VIH est une infection chronique et non plus une maladie grave, ensuite en informant non pas par des images d'horreur comme s'en est joué Sidaction pendant des années mais au contraire par une réalité 2017, par le déclin du mot « SIDA » trop mis en valeur par rapport au « VIH ». La médication améliorée mais aussi l'espoir des traitements allégés est également un motif ardent pour attirer les personnes à se faire dépister, car la population a besoin de savoir que le traitement peut être mieux toléré, si l'étude Quatuor se révèle à être un succès, la France pourra jouer de cette nouvelle carte pour attirer et communiquer. Mais aussi l'indétectabilité qui reste malgré tout assez inaperçue dans les différentes communications. 

En attendant, il y a bien une prise d'otage. Les personnes séropositives se cachent alors qu'elles devraient se montrer... Mais tant que l'image inconditionnelle et négative que joue la France dans sa communication et dans sa politique reste la même, il n'y aura pas de changement. Qui ? De personne séropositive a le courage de montrer son image alors que l'on sait qu'en se montrant l'on va se faire passer pour une personne irresponsable, et dangereuse (selon la politique actuelle) ? Que ceci aura un impact sur nos relations familiales, amicales, professionnelles et surtout sentimentales et sexuelles. 

Alors qu'en changeant radicalement le discours, le vih pourrait être mis à égalité avec n'importe quel autre symptôme. 

En condamnant, la France condamne les rapports sexuels, mais aussi intrinsèquement la liberté sexuelle mais surtout l'expression des personnes séropositives. La politique de la communication par la peur n'a jamais fonctionné, la preuve en est... 

Mots clés  : pénalisationtransmission du VIH

Le cannabis à l'amende

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Une contravention. C’est la réponse qu’a choisi le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, aux faits d’usage de cannabis. Une proposition qui sera proposée sous trois mois, et qui ne dit rien du risque que cela "comporte d’accentuer la pression judiciaire sur les personnes dont l’usage ne nuit pas fondamentalement à l’ordre public", selon la Fédération addiction , qui s’est exprimée via un...

Travail du sexe : 249 clients verbalisés depuis avril 2016

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Quelque 249 clients ont été verbalisés sur l'ensemble du territoire national depuis l'entrée en vigueur en avril dernier de la loi sur la prostitution. Une des mesures-phare de ce texte était la pénalisation du client. Les contrevenants sont passibles d'une amende de 1 500 euros, pouvant monter à 3 750 euros en cas de récidive. "Ça paraissait pas mal au début. Mais au final, ça ne fait pas...

Cannabis : une amende pour usage ?

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Un groupe de travail de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) a proposé, 11 août dernier, de remplacer par une contravention et une amende la peine d'un an de prison prévue pour usage de cannabis. Cette recommandation fait partie d’un rapport élaboré par des représentants des ministères de l'Intérieur, de la Justice, des Finances (douanes...

Prostitution : lecture définitive de la loi le 6 avril à l'Assemblée

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La proposition de loi socialiste renforçant la lutte contre la prostitution, qui comprend entre autres une pénalisation des clients, sera débattue une dernière fois le 6 avril 2016 à l'Assemblée nationale. C’est la dernière étape législative de cette proposition de loi PS dont le parcours parlementaire a commencé fin 2013. Députés et sénateurs ont échoué mi-novembre 2015 à trouver une version...

Prostitution : le Sénat rejette à nouveau la pénalisation des clients

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Le Sénat (à majorité de droite) a adopté jeudi 10 mars en nouvelle lecture la proposition de loi socialiste renforçant la lutte contre la prostitution tout en rejetant à nouveau, contre l'avis du gouvernement, la pénalisation des clients prévue par le texte. C'est la troisième fois que les sénateurs refusent ce dispositif, qui est pourtant au cœur de la proposition de loi. 195 sénateurs, les...

Pénalisation de la transmission du VIH et préservatif

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Une étude comparative américaine s’est penchée sur l’impact en matière de prévention des lois qui criminalisent la transmission du VIH. En comparant les Etats américains où existent de telles législations et d’autres où elles sont absentes, des chercheurs ont observé un impact très faible sur l’utilisation du préservatif, voire un effet pervers. Les hommes qui pensent vivre dans un Etat où la...

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