TPE

Mots clés  : TPE

Charge virale pendant TPE

Bonjour à tous, 

Je suis actuellement sous tpe (donné 48-49h après risque potentiel), après un rapport protegé dimanche 3 juillet avec une prostituée. Je considère qu'il y a un risque dans la mesure ou le préservatif était gonflé d'une bulle à l'insertion, que celle-ci avait disparue à la sortie, et je n'ai pas vérifié le preservatif (qui me paraissait pourtant rempli d'une substance potentiellement étrangère aux miennes). Jai depuis developpé une psychose assez avancée, qui commence à m'empêcher de vivre. Elle repose sur ce risque et sur l'apparition de ganglions nombreux à l'aine et au cou, de chaleurs à la tête, de ma langue recouverte d'un residu blanc, parfois vert, tout ca depuis quelques jours, c'est à dire une semaine après le rapport.

je vie une sorte d'enfer, souvent persuadé d'être infecté par le vih. J'aurais aime savoir concrètement s'il était possible pendant un tpe de realiser des tests de charge virale, d'antigènes, de charge virale plasmique et s'ils sont fiables. Si certains d'entre vous peuvent m'orienter, car je pense que je ne tiendrai pas 4 mois, je vais même sûrement peter les plombs d'ici peu. 

Merci d'avance pour vos réponses

Laché prise : TPE

Bonjour à tous, par ce billet je souhaite apporter ma contribution au forum en apportant mon témoignage.

Je me présente, Erica travesti amateur avec une activité sexuelle épanouie ayant à l'esprit un souci de prévention indispensable liée à mon mode de vie, je partique peu la sodomie et dans les rares cas où cela arrive, c'est toujours avec des préservatifs et jamais avec des rencontres d'un soir. Par contre j'aime la fellation et la pratique avec des préservatifs sauf dans de rares cas (3 dans l'année écoulée avec des personnes connues et sensible à la prévention), donc, lorsque je suis en confiance et (de plus je respecte les règles du safe sexe péconnisées par le site de prévention du Sida Suisse (pas de brossage de dents avant et après, pas d'éjaculation en bouche...)

Tout ce passe bien.

En octobre 2016, je fais la rencontre de Kevin, un homme en couple hétérosexuel très très discret, avec qui nous passons de bons moments, des nuits récréatives, des moments de tendresse, de séduction, de jeux, de discussions...

Mes rapports  avec lui sont la sodomie avec préservatif, et la fellation sans préservatif sans éjaculation. Nous n'avons jamais parler ensemble de prévention, mais le port du préservatif demandé par lui me met en confiance.

J'ai pratiqué plus de 3 mois ce genre rapport avec lui, le dernier test incluant tous les rapports (sauf les deux derniers rapports) est négatif.

Or, il y a une semaine, un samedi soir lors d'une soirée un peu plus festives que d'habitude, j'ai pratiqué avec lui une fellation et compte tenu du contexte, nous nous sommes lachés un peu plus et lors de la fellation il a ejaculé dans ma bouche.

Bien sûr, mon premier reflexe à été de me rincer à l'eau et de recracher. De lui faire part de mon inquiétude et de m'apercevoir que dans le dommaine de la prévention il avait quelques lacunes même s'il me rassure quelque peu.

Un petit peu inquiet(e) malgré tout, je decide le lundi d'en faire part à Sida Info Sevice, j'explique mon cas à l'interlocuteur qui m'explique que le risque reste faible mais que je suis dans les délais pour prendre un traintenant post exposition au VIH.

Je décide donc de me rendre aux urgences de l'hôpital vers chez moi et dans la salle d'attente j'envoie un texto à Kevin en lui expliquant la situation : Je pense avec pris un risque en prenant ton sperme en bouche, le risque vaut pour moi et pas pour toi, il existe un traitement d'urgence, le medecin en jugera en fonction du risque et surtout en fonction de ton statut sérologique VIH.

Il ne me répond pas par sms mais m'appele directement, l'occasion d'en parler avec lui et me rassurer sur le fait qu'il est "clean". Il a même pensé au debut que le risque était pour lui. Je lui explique que le risque est pour moi et pas pour lui. Et me reconfirme d'être "clean" et de me rassurer.

Je passe en consultation, le medecin, sans indication précise sur le statut sérologique de Kevin (la personne source) et étant dans les délais (moins de 48h), me donne le kit du TPE et me donne un rendez-vous avec l'infectiologue dans les 48h. Il insiste sur le fait qu'avoir le statut sérologique de mon partenaire est un élément décisif à la prescription ou non du TPE.

Le soir, j'envoi donc un texto à Kevin et lui explique tout ça, bien sûr s'en suit une discution sur la confiance et tout ce qui s'en suit, lui explique que c'est un protocole médical et que seul un test est indispensable pour le medecin. Je précise que cela à été très difficile aux vues des différents éléments sociologiques de notre relation (discretion extreme, non dit etc...).

Il est à l'écoute et comprends malgré tout mon inquiétude et me dit je t'envoi un papier du labo, cela a relevé de la mission impossible. Ok c'est cool, je fais de même aussi pour l'informé de mon statut.

Or, le test négatif envoyé par Kevin date de décembre 2013. Je sais que cela n'est pas fiable. Mais devant la dextérité dont j'ai du faire preuve pour obtenir ce papier, je n'ai pas osé lui dire.Dans nos échanges, on compte se revoir bientôt. Il ne fuit pas la situation.

Je me suis donc rendu au rendez-vous de l'infectiologue et lui ai expliqué. Il m'a prescrit le TPE pour 28 jours. Je suis en train de le prendre.

A l'heure actuelle, je n'ai pas revu Kevin mais reste en contact avec lui par SMS.

Les indacteurs sont au vert : Test anticorps à 6 semaines "négatif" regroupant tous les rapports (sauf les 2 derniers avec Kevin), et l'antigene P24 à 16 jours après notre avant dernier rapport est négatif.

Le gros doute reste donc sur ce dernier rapport à risque. Je sais que je prends le TPE car un doute subsiste. Je sais aussi que peut être je le prends pour rien.

Lors de notre prochaine rencontre avec Kevin, si rencontre il y a, je vais pouvoir en discuter avec lui, s'il reste ouvert à cette discussion. Je sais que c'est un garçon respectueux mais sous informé dans ce domaine. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne se protege pas. Surement que pour lui la fellation n'est pas un risque de transmission pour le VIH, ce qui peut se comprendre car aucune campagne de prévention insiste sur ce mode (flou) de transmission.

En pratiquant une sexualité dans un milieu à risque (lieu de drague, sex shop etc...) permet de mettre tous les indicateurs de vigilance en marche et d'être intrangigeant sur le preservatif. Mais lorsque l'on est confronté à des sentiments, de l'affection, aux jeux de la séduction, la vigilance baisse, je me suis permis(e) cela.

Contrairement à ce que j'aurai pu croire, je supporte bien le TPE (Prezista 800- Truvada- Norvir) une prise par jour en mangeant,. Pas d'effet indesirable notable, une secheresse de la bouche, curieusement une baisse de vigilance 17h env apres avoir pris de traitament. Pas de perte d'appétit, pas de nausée, pas de diarrée ni vomissement.

Un baisse de libido mais pas forcement lié au traitement, l'aspect psychologique joue aussi, d'ailleurs je profite de ce mois de traitement pour faire le point et me remettre en question ma sexualité future.

Merci d'avoir lu mon témoignage.

Erica

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TPE avec Eviplera, effets indésirables ?

Bonjour à tous!

Je suis nouveau sur le forum, j'ai 19 ans et je suis étudiant (pour la petite présentation Tongue Out ).

Alors il y a quelques jours, j'ai eu un rapport non protégé avec une fille donc les médecins m'ont mis sous traitement préventif d'Eviplera.

J'ai lu beaucoup d'avis sur ce médicament et la plupart de ceux qui le prennent n'ont pas eu d'effets indésirables avec ce traitement.

Pour ma part, je ne sais pas si cela vient du traitement, je suis complètement à la ramasse : j'ai sans arrêt de vertiges, je suis confus, j'ai des rêves vraiment bizarres, grosse fatigue...

Je sais que ce n'est que les premiers jours de traitement et qu'il faut bien souvent attendre plusieurs jours/semaines pour pouvoir conclure sur les effets indésirables du médicament mais je tenais quand même à savoir si certains d'entre vous ont déjà eu ces effets (avec Eviplera ou non).

Voilà, voilà Smile

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Mots clés  : TPEPrEPrapport à risque

TPE, Prep, rapports à risque, jugements : De nombreuses questions...

Bonjour à tous,

Je m'appelle Paul, j'ai 26 ans, c'est un peu délicat et je pense que beaucoup d'entre vous me jugeront durement (et certainement à raison vu les difficultés que beaucoup d'entre vous ont traversé) mais j'ai décidé de ne pas mentir dans ce message et de dire les choses telles qu'elles se sont passées, au risque de passer pour un abruti.

Je termine actuellement un traitement post exposition. J'ai participé à une soirée avec une dizaine de garçons avec lesquels j'ai eu des rapports sexuels, réalisé que j'avais franchement "déconné" le lendemain et me suit dirigé machinalement aux urgences qui m'ont donné du STRIBILD pendant 28 jours.

J'ai également réalisé tous les tests pour le VHB, VHC, HIV, etc... Tout est good (mais le test concluant est sensé être à 2 puis 4 mois après le rapport à risque). Très influencé par les résultats d'études (pourtant mitigé) et les personnes seropositives ou pas qui pratiquent des partouzes, j'ai décidé de poursuivre mes comportements à risque pendant la durée du traitement (en arrêtant le sexe 5 jours avant la fin du traitement). Je sais que cela ne me met pas à l'abri de l'hépatite C et des autres ISTs, mais, à priori, cela me permettait de réduire drastiquement les risques liés à la contamination HIV.

Déjà à ce stade de la lecture, j'ai du en énerver beaucoup d'entre vous et je m'en excuse par avance. Je n'ai vraiment pas le souhait de traiter le sujet avec insouciance. C'est très difficile de lutter contre 7 millions d'années de notre espèce sans préservatif et 34 ans de la découverte du sida (et de tout ce que cela implique en matière de prévention automatique). C'est dans la tête, mais c'est vrai. Je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie que sans le préservatif et j'ai peur de ne jamais arriver à me remettre dans le "droit chemin" de ce "new normal". Je ne veux m'infliger pour autant aucun mal et ne veux en infliger aucun aux autres. Du coup, c'est où la fatalité de devenir séropositif indétectable ou celle d'essayer de me prémunir du HIV par voie médicamenteuse le plus longtemps possible...

L'étude IPERGAY est désormais terminée et je ne peux plus y rentrer. Je ne souhaite pas faire importer de traitement de l'étranger acheté sur internet parce que je n'aurai aucune idée des procédés de fabrication et des molécules réellements contenues dedans. Quelles sont vraiment mes alternatives, je me le demande...

Là maintenant, j'aimerai poursuivre mon traitement post exposition et essayer de trouver une solution pérenne s'il en existe une.

Je voudrais savoir si les médécins généralistes ont la possibilité de réaliser une ordonnance pour un traitement post exposition ?

Je me suis livré sans mensonge aux urgences et j'ai été jugé déjà très très durement la première fois (encore un homosexuel avec des déviances pas possibles...), j'aurai trop honte d'y retourner une seconde fois.

Est ce que je peux aller dans un autre hopital et réaliser un traitement post exposition à nouveau ?

Est ce que la sécurité sociale me remboursera également ce second traitement ?

J'ai également lu à de nombreuses reprises que le TRUVADA allait être vendu en pharmacie à partir de la fin d'année, j'ai vu des prix allant de 400 à 800 euros par mois. Je serai prêt à y mettre le prix si ce n'est pas remboursé par la sécurité sociale (même si, dans l'autre sens, je n'ai franchement jamais compris pourquoi les préservatifs devaient être payants... Mais c'est une autre histoire).

Merci beaucoup pour votre compréhension et/ou pour vos réponses à mes interrogations.