En plein cirage

Mots clés  : accès AAD

Simplification de l’accès aux AAD

Jusqu’à présent réservés à certains spécialistes, il sera possible à compter de ce jour, 20 mai 2019, à tout médecin de prescrire deux traitements antiviraux à action directe (AAD).

Le parcours de soins se trouve ainsi simplifié pour les patients atteints de formes non compliquées de l’hépatite C et sans facteur de comorbidités, ce qui participe à la réduction des risques de transmission et/ou de développement de complications potentiellement mortelles.

L’élimination du virus de l’hépatite C en France à l’horizon 2025 est une des mesures phares du Plan priorité prévention 2018-2022. Le renforcement de l’accessibilité aux traitements de l’hépatite C s’articule avec l’intensification des actions de prévention et de dépistages.

La France, engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre l’hépatite C, s’est fixé comme objectif l’élimination de l’hépatite C à l’horizon 2025, poursuivant ainsi les objectifs définis en 2014 par l’OMS pour éliminer cette maladie.

Les progrès thérapeutiques de ces dernières années, grâce à la mise à disposition de médicaments très efficaces permettant des traitements bien tolérés sur de courtes durées, participent à cette importante avancée qui renforce l’offre de soins existante.

Pour accompagner ce progrès, la Haute Autorité de Santé propose une fiche mémo à l’attention des médecins pour les guider dans cette nouvelle mission.

 

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/simplification-de-l-acces-au-traitement-contre-l-hepatite-c-chronique

 

Epclusa et Maviret : prescription possible par tous les médecins 

Comme annoncé par le gouvernement dans le Plan priorité prévention, la prescription de deux traitements de l’hépatite C chronique est à présent ouverte à tous les médecins, et non plus réservée à certains spécialistes hospitaliers. Les médicaments concernés sont Epclusa (sofosbuvir et velpatasvir) de Gilead, et Maviret (glécaprévir et pibrentasvir) d’Abbvie. Le premier est prescrit pendant 12 semaines, le second pendant 8 semaines. « Le parcours de soins se trouve ainsi simplifié pour les patients atteints de formes non compliquées de l’hépatite C et sans facteur de comorbidité, ce qui participe à la réduction des risques de transmission et/ou de développement de.... 

https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/ ... ecins.html

Mots clés  : VHCcancer du foie

Éradiqué, le VHC laisse des traces impliquées dans le cancer du foie

Même si les antiviraux à action directe (AAD) ont montré leur efficacité dans l'élimination du virus de l'hépatite C (VHC) en ne provoquant pas les effets secondaires du traitement à l'interféron, le risque de carcinome hépatocellulaire (CHC) reste présent après disparition du pathogène de l'organisme, quel que soit le traitement et particulièrement en cas de fibrose avancée. Grâce à des prélèvements de foie de plus de 50 patients et un modèle de souris avec un foie humanisé, une équipe de recherche internationale soutenue par l'ANRS et coordonnée par Thomas Baumert, directeur de l’Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques (Unité Inserm U1110-Université de Strasbourg) a mis en évidence que ce risque rémanent est dû à des changements durables causés par le VHC, qui altèrent l'expression de gènes notamment impliqués dans le cancer du foie. Le ciblage de ces modifications dites épigénétiques constitue une piste pour détecter plus tôt les risques de CHC chez les patients dont l'infection est prise en charge. 

Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Gastroenterology : 

https://www.gastrojournal.org/article/S ... 5/fulltext 

Les modifications épigénétiques sont des altérations portant sur les histones, protéines qui donnent sa structure à l'ADN . La chromatine, qui désigne l'assemblage de l'ADN avec ses histones, voit sa configuration changer en fonction de ces modifications, ce qui influe sur l'expression des gènes. 

Le taux de guérison apporté par les AAD est de plus de 90%. Cependant, ces derniers ne permettent pas d'éviter les modifications causées par le VHC sur l’expression des gènes des cellules hépatiques ni l'augmentation de risque de CHC, notamment en cas de fibrose et d'infection prolongée. Ces mêmes travers sont retrouvés dans le traitement par interféron, traitement plus lourd quant aux effets secondaires, utilisé avant l’arrivée des AADs en 2011. 

Les résultats de Thomas Baumert et ses collaborateurs montrent que le VHC, un virus à ARN qui n'intègre pas son génome à celui des cellules qu'il infecte, a cependant un impact sur le génome des hépatocytes en induisant des modifications épigénétiques telles que certaines acétylations au niveau des histones 3. Ces modifications changent la structure 3D de la chromatine et donc l'expression de certains gènes. Cette modification épigénétique est d'autant plus persistante que le traitement a été tardif et que la fibrose du foie est avancée. 

Les chercheurs ont montré que les changements induits par le VHC affectent les gènes de réponse inflammatoire, ainsi que d'autres impliqués dans la tumorigénèse. Ces résultats ont été mis en évidence chez des patients avec une infection chronique par le VHC ou une ancienne infection chronique guérie, mais également dans un modèle de souris dont les hépatocytes sont d’origine humaine. 

Il s’agit des premiers résultats pointant comme cause du risque rémanent de CHC les changements épigénétiques causés par le VHC, avant son élimination de l'organisme. Par ailleurs, ce risque ajouté est interconnecté avec la fibrose du foie. 

Asymptomatique jusqu'à des stades tardifs, le CHC est mal diagnostiqué et souvent de mauvais pronostic. Ces travaux soutenus par l'ANRS mettent en lumière l’intérêt de l'analyse de l'épigénome, pour parvenir à une détection plus précoce et une meilleure prise en charge. 

Les chercheurs concluent : « comme les liens entre modification de l'épigénome et d'autres cancers commencent à être documentés, les pistes –jusqu'alors inexplorées pour le cancer du foie- que nous mettons en évidence sont importantes à investiguer pour développer de nouveaux biomarqueurs et moyens de prévention du CHC. » 

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... des-traces 

Hépatite C : après la guérison, le risque de cancer du foie maintenu par une mutation épigénétique 

Pour le première fois, des chercheurs de l'université de Strasbourg, dirigés par Thomas Baumert (Unité Inserm U1110), montrent que des modifications épigénétiques provoquées par le virus de l'hépatite C (VHC), avant son élimination de l'organisme, sont responsables d'un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC). 

Le VHC est un virus à ARN qui n'intègre pas son génome à celui de la cellule qu'il infecte. Toutefois, selon une publication dans la revue « Gastroenterology », il a tout de même un impact sur le génome des hépatocytes, sous la forme de modifications épigénétiques et plus précisément de certaines acétylations au niveau des histones 3. 

Les chercheurs ont analysé le contenu de biopsies hépatiques de plus de 50 patients : 6 patients contrôles non infectés, 18 patients ayant une infection chronique encore non traitée, 8 patients dont l'infection a été guérie grâce à un traitement antiviral à action directe (AAD), 13 patients dont l'infection a été traitée avec l'interféron, 4 patients atteint d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B, et 7 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. Ils ont également analysé les tissus hépatiques de souris dotées d'un foie humanisé. 

Un effet sur les gènes de l'inflamation et de la tumorogenèse 

Une altération était commune à tous ces patients : la mutation H3K27ac au niveau de l'histone 3. Cette modification change la structure 3D de la chromatine et donc l'expression de certains gènes de réponse inflammatoire, ainsi que d'autres impliqués dans la tumorogenèse. 

Même éradiqué par un traitement antiviral à action directe, le virus de l’hépatite C laisse ces traces persistantes, qui maintiennent un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC), particulièrement en cas de fibrose avancée. Cette modification épigénétique est d'autant plus persistante que le traitement a été tardif et que la fibrose du foie est avancée. Les altérations identifiées par les chercheurs chez les patients traités par AAD sont les mêmes que celles retrouvées chez des patients traités par interféron. 

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Mots clés  : brevet pharmaceutique

Gilead : un brevet abusif !

https://www.medecinsdumonde.org/fr/actualites/leprixdelavie/2018/09/13/u...

L’Office européen des brevets a décidé, ce jeudi 13 septembre, de maintenir le brevet du laboratoire Gilead sur le sofosbuvir, utilisé dans le traitement contre l’hépatite C. Une nouvelle catastrophique pour bon nombre d’associations de soutien aux patient.e.s. 
C’était une décision très attendue par Médecins du Monde, Aides et Médecins sans frontières. Le verdict vient de tomber : l’Office européen des brevets (OEB) maintient le brevet de la firme pharmaceutique américaine Gilead Sciences sur le sofosbuvir, molécule utilisée pour traiter l’hépatite C et commercialisée sous le nom de Sovaldi. Une décision catastrophique pour de nombreux militants, qui se sont rassemblés devant l’organisation européenne à Munich, ce jeudi 13 septembre, pour faire entendre la voix des patient.e.s et dénoncer le monopole du laboratoire sur le médicament. 

« Les industriels vont pouvoir continuer à commercialiser leurs médicaments à des prix indécents et faire du bénéfice au dépend des malades », a réagi sur Twitter Médecins du Monde à l’annonce de la décision : 

Un brevet « totalement infondé » 

Depuis plusieurs mois, plusieurs associations mènent une bataille juridique inédite afin de faire annuler ce brevet, qualifié de « totalement infondé » par Aides. Le jeudi 12 septembre, cette dernière a co-signé, avec Médecins du Monde, Médecins sans frontières et d’autres organisations européennes, un communiqué pour dénoncer les prix pratiqués par la firme pharmaceutique : 

« Gilead a fixé jusqu’à 43.000 euros le prix pour un traitement de 12 semaines au sofosbuvir en Europe. Dans le même temps, les pays où le médicament n’est pas breveté ont pu baisser le prix de la cure de sofosbuvir à moins d’une centaine d’euros grâce à la concurrence entre les producteurs de médicaments génériques. Des études ont démontré que la fabrication du médicament coûte moins de 1 euro par comprimé. » 

Un coût qui impacte directement les patients : « Le sofosbuvir est le composant essentiel de la plupart des combinaisons thérapeutiques contre l’hépatite C. Pourtant, l’accès à ces nouveaux traitements reste très limité au niveau mondial en raison des prix élevés, qui forcent les gouvernements et les professionnels de santé de nombreux pays à les rationner et à en limiter l’accès aux seules personnes qui sont à des stades avancés de la maladie », poursuit le communiqué, dénonçant une « injustice ». 

71 millions de personnes porteuses du virus 

Les espoirs d’un meilleur accès au traitement contre l’hépatite C (VHC) se sont éteints avec cette décision de l’Office européen des brevets, rendant pour le moment impossible la production de génériques à moindre coût. 

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang, notamment par le partage de matériel d’injection de drogues, mais peut aussi l’être lors de rapports sexuels. Le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST) facilitent la contamination par le VHC au cours de relations non protégées. 

Plus de 71 millions d’individus sont porteurs chroniques de ce virus dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. Et les médicaments antiviraux, tels que le sofosbuvir, permettent de guérir plus de 95% des individus infectés. Parmi les personnes diagnostiquées, seules 7,4% ont débuté le traitement en 2015, toujours selon l’OMS. Un pourcentage qui ne risque malheureusement pas de progresser avec le maintient du brevet de Gilead. 

https://tetu.com/2018/09/13/brevet-gile ... s-brevets/

 

VHC : un dépistage universel serait plus efficace

Selon une nouvelle étude, dépister tous les adultes de 18 à 80 ans permettrait de soigner plus rapidement les personnes atteintes d’une hépatite C, et reviendrait moins cher à la collectivité.

https://presse.inserm.fr/un-depistage-universel-de-lhepatite-c-cout-effi...

Mots clés  : hépatite CVHC

Prise en charge des patients infectés par le VHC

Tutoriel pour la prise en charge des patients infectés par le virus de l'hépatite C - version longue
Christophe Bureau - Hélène Fontaine - Victor de Lédinghen

https://www.youtube.com/watch?v=8yPw3GSzbMA

Tutoriel pour la prise en charge des patients infectés par le virus de l'hépatite C - version courte
Christophe Bureau - Hélène Fontaine - Victor de Lédinghen

https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=OA9Bd99kCR0

Mots clés  : VHChépatite C

VHC : une thérapie innovante disponible en pharmacie

Les Echos observe que « 5 ans après l'arrivée fracassante des thérapies innovantes contre l'hépatite C, qui guérissent les patients dans plus de 9 cas sur 10, une nouvelle étape va être franchie Le traitement va désormais être disponible en pharmacie de ville et non plus seulement à l'hôpital ». 
« La prescription restera, certes, réservée aux spécialistes. Mais cela montre que le coût de ces thérapies onéreuses, autrefois non-maîtrisé, est devenu supportable pour la collectivité », remarque le journal. 
Il précise que « c'est le laboratoire Abbvie qui va commercialiser en officine son nouvel antiviral à action directe Maviret. Dans le cadre de la négociation sur le prix de sa molécule, qui a abouti la semaine dernière, il a consenti un effort financier suffisamment important pour que le gouvernement lui accorde la délivrance en pharmacie. ». 
Pierre-Claude Fumoleau, directeur d'Abbvie en France, déclare ainsi : « Nous avons souhaité faire bouger les lignes, dans un accord gagnant-gagnant avec les pouvoirs publics. Il permet à la fois de reconnaître l'innovation et d'assurer la soutenabilité du système de santé ». 
Les Echos relève que « le prix public du traitement sera le même que celui du concurrent Zepatier de Merck (28.700 €), mais, selon nos informations, le laboratoire a accepté d'importantes remises (tenues secrètes) si les ventes décollent ». 
Pierre-Claude Fumoleau ajoute que « nous avons bon espoir de prendre plus de la moitié du marché, contre moins de 5% aujourd'hui. […] Une très large majorité des patients préféreront se voir délivrer leur traitement à la pharmacie en bas de chez eux ». 
Le quotidien observe que « le laboratoire est entré sur le marché de l'hépatite C en 2015, alors que son concurrent Gilead régnait sans partage grâce à l'antériorité de son Sovaldi, sorti fin 2013. La deuxième génération d'antiviraux est arrivée dans la foulée, ruinant ses efforts et ceux des autres laboratoires pour émerger ». 
« Aujourd'hui encore, Gilead détient plus des deux tiers de ce marché. Le laboratoire jouit d'une image positive auprès des prescripteurs français, et a réalisé en 2017 plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires avec deux de ses molécules contre l'hépatite C, Harvoni et Epclusa. Face à cet empire, les autorités cherchent à animer la concurrence afin de faire baisser les coûts », note Les Echos. 
Le journal évoque ainsi « une nouvelle étape dans la stratégie d'éradication de l'hépatite C, promise par Marisol Touraine à l'horizon 2024. L'ex-ministre de la Santé a ouvert l'accès aux traitements innovants à tous les malades, y compris les porteurs sains. Chaque année depuis 2014-2015, autour de 15.000 patients ont été traités - jusqu'à 20.000 en 2017 ». 
« En 2018, on s'attend à ce que le nombre de bénéficiaires reflue un peu, car les malades ne se présentent plus d'eux-mêmes à l'hôpital. Il reste moins de 130.000 personnes contaminées, et plus de la moitié ignorent qu'elles le sont », relève le quotidien. 

https://www.lesechos.fr/economie-france ... 159398.php 

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036682...