Migrants-es : plus de décès en Méditerranée

13 Janvier 2019
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Des arrivées en baisse, mais plus de 2 260 morts : la Méditerranée est restée l'an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les personnes migrantes, selon le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR) qui a appelé les pays européens à « sortir de l'impasse ». Un total de 2 262 personnes migrantes sont « mortes ou portées disparues » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3 139 l'année précédente, selon les chiffres publiés par le HCR sur son site internet. Du côté des arrivées, 114 941 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, soit une baisse par rapport à l'année précédente (172 301), selon le HCR, cité par l’AFP. Au total, 121 755 personnes migrantes sont arrivées en Europe l'an dernier. Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d'arrivées en 2015, au cœur de la crise des réfugiés-es. Mais pour les décès, la baisse est moins marquée : il y avait alors eu près de 3 800 décès. En proportion, la mortalité a d'ailleurs un peu augmenté en 2018 par rapport à l'année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés-es et les migrants-es, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s'est inquiétée la porte-parole du HCR en France Céline Schmitt dans une déclaration à l'AFP. Alors que la voie principale de migration passait jusque-là par la Libye et l'Italie, l'Espagne est ainsi redevenue l'an dernier la première porte d'entrée en Europe, avec 57 215 arrivées par la mer (contre 22 103 en 2017). De son côté, l'Italie a enregistré 23 371 arrivées, en chute libre par rapport à 2017 (119 369), et la Grèce 32 497. En 2018, le premier pays d'origine des migrants était la Guinée (13 068 personnes), suivi du Maroc (12 745) et du Mali (10 347). La Syrie n'était que le quatrième pays d'origine des arrivants, suivie de l'Afghanistan et de l'Irak.