Aids Washington 2012

Publié par Sophie-seronet le 23.07.2012
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La 19ème Conférence internationale sur le sida, organisée par l'International aids society se déroule du 22 au 27 juillet 2012 à Washington. Le mot d’ordre retenu cette année est "Turning the tide together". Seronet va suivre les événements majeurs de cette conférence et vous propose de retrouver dans ce dossier une compilation des publications du cru 2012. Ensemble, inversons la tendance !

Conférence de Washington : toute en questions !

Vous vous posez des questions sur la conférence internationale sur le sida de Washington qui se déroule du 22 au 27 juillet 2012… Seronet en a listé quelques unes et y répond. Pas exhaustif, mais cela donne tout de même une bonne idée de ce qu’est cet événement : le plus important rendez-vous de la lutte contre le VIH/sida.

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Washington 2012 : Ensemble, inversons la tendance !

"Turning the tide together" ("Ensemble, inversons la tendance"), le mot d’ordre de la 19ème conférence internationale sur le sida est on ne peut plus clair sur les enjeux de la lutte contre la pandémie. En amont de la conférence, chercheurs, institutions et organisations non gouvernementales s’expriment. Morceaux choisis par Seronet en attendant l’ouverture officielle dimanche 22 juillet.

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Washington 2012 : Obama joue l’écran

Pas facile le boulot de coordinateur américain de la lutte contre le VIH/sida… surtout lorsqu’on son pays accueille la conférence internationale sur le sida et que son pays justement est loin d’être exemplaire dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Exemple avec Eric Goosby, l’actuel titulaire du poste qui a dû (18 juillet) prendre la défense du président Barack Obama qui a décidé de ne pas venir ouvrir la conférence de Washington.

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Une cérémonie d'ouverture trop fleurie

Parce que la conférence, c'est aussi de l'émotion et des coups de gueule, voici celui de Michel, un peu remonté suite à la très officielle soirée de l'Unaids hier soir...

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Une cérémonie toute... En longueur !

La cérémonie d’ouverture donne toujours un ton à la conférence. Celle de Washington n’a pas beaucoup plu à certains activistes. Christian Andréo, qui fait partie de la délégation de AIDES, nous donne sa vision.

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Restrictions aux voyageurs : la Corée du sud en exemple

Le 22 juillet, la Corée du Sud a annoncé qu’elle levait les restrictions discriminatoires d’entrée et de séjour des personnes séropositives sur son territoire. Un exemple que devrait suivre d’autres pays qui font encore le contraire. C’est ce que demande, pour la première fois, des patrons de grandes entreprises mondiales comme H&M, Gap, Coca-Cola, Levi Strauss, les laboratoires Merck ou Bristol-Myers Squibb.

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Jim Pickett : "Le monde a besoin de gels microbicides rectaux"

La passion de Jim Pickett, c’est le lubrifiant. Aujourd’hui, celui qui est directeur du Plaidoyer à la Aids Foundation de Chicago veut accroitre son accès dans les pays du Sud où il est peu disponible. Pour le futur, il est un des fondateurs du plaidoyer international pour le gel microbicide rectal incarné par la campagne AND LUBE. Interview par Renaud Persiaux.

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Timothy Ray Brown, l’homme qui a guéri du VIH milite pour le "Cure"

Il est le premier homme à avoir guéri du VIH, grâce à la greffe d’une moelle osseuse résistante. En février 2012, il a fêté son 6e anniversaire sans antirétroviraux et le virus n’est pas réapparu dans son organisme. Plus connu sous le vocable de "Patient de Berlin", Timothy Ray Brown a décidé de sortir de l’ombre pour donner de l’espoir aux personnes vivant avec le VIH. Ce garçon d’une grande douceur raconte pourquoi à Seronet. Interview par Renaud Persiaux.

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Matt Sharp : participant au premier essai de thérapie génique anti-VIH

Activiste de la lutte contre le sida, Matt Sharp collabore régulièrement au site d’information américain HIV and Hepatitis. Se définissant comme un "survivant à long-terme du sida" et comme un "activiste pour le traitement curatif", il a participé au tout premier essai de thérapie génique contre le VIH, à San Francisco. Il raconte cette expérience pour Seronet. Interview par Renaud Persiaux.

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Leaders gays, qui représentez-vous ?

"Leaders gays, que représentez-vous à part vous-même ?" Pas facile la question posée par le symposium organisé par le réseau Africagay contre le sida. Ce fut un des temps forts de ce début de conférence. Céline, Georges et Olivier racontent.

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"Towards a HIV Cure" : les 7 priorités de la stratégie scientifique mondiale

Fruit de deux ans de travail, la stratégie scientifique mondiale visant à impulser les recherches pour développer un traitement curatif contre le VIH/sida a été officiellement lancée à Washington, le 19 juillet, en amont de la conférence mondiale. A travers le monde, 34 chercheurs réputés ont identifié 7 priorités de recherche. Les meilleurs chercheurs du domaine ont détaillé les derniers résultats lors d’un symposium de 2 jours.

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Fred Schaich : ses mots sur les essais

Pour le "Treatment activist" Fred Schaich, présent à la Conférence de Washington, il n’est pas étonnant que les premiers essais sur la thérapie génique aient été menés à San Francisco. "Là-bas, il y a un fort engagement dans la riposte au sida et un fort engagement de la communauté dans la recherche. Cette forte culture de solidarité et d’entraide dans la communauté se voit chez les participants aux essais cliniques, ces derniers organisent souvent des groupes d’entraide et de soutien. A New York, ma ville, les gens ne réagissent pas comme cela. Et quand on parle d’essais sur des thérapies innovantes, ils disent : "It’s just bullshit !" ("C’est juste des conneries !")

Myron Cohen : du neuf sur l'essai HPTN 052

De nouvelles données sur l'essai HPTN 052 (nouvelle scientifique de l'année 2011) seront publiées à la Conférence mondiale, nous a indiqué son investigateur principal Myron Cohen. Elles porteront sur le bénéfice du traitement précoce pour la santé des personnes séropositives (jeudi 26 juillet) et son rapport coût-bénéfice en termes de réduction des nouvelles transmissions (vendredi 27 juillet). L'essai HPTN 052 avait montré que la mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH (sans notion de charge virale indétectable) réduisait leur risque de transmettre le virus de plus de 96 %.

Washington : le maire de la ville à la peine

Alors qu'il vient inaugurer le village associatif de la conférence internationale, le maire de Washington, Vincent Gray,  subit les critiques d'activistes américains. "Nous voulons un vrai plan de lutte contre le sida à Washington. Il y a des personnes qui sont sur liste d'attente pour accéder aux médicaments anti-VIH. Honte à vous !" Le maire ne se démonte pas et passe à l'attaque : "Que l'on soit d'accord ou pas, il est important de militer pour lutter contre l'épidémie ! Merci aux militants". La salle siffle. L'épidémie de sida est très présente dans la ville, avec des niveaux proches de ceux observés en Afrique. Pour le pays le plus riche du monde, cette situation est inacceptable.

Moupali Das : la santé à San Francisco...

"Notre principe en matière de politique de prévention, c'est d'agir du mieux qu'on peut, en fonction des connaissances scientifiques. Celles dont on dispose à un moment donné. Sinon, on ne fait jamais rien !" C’est ce qu’explique Moupali Das, du Département de santé publique de San Francisco. La ville a connu une baisse de 30 % des nouvelles infections chez les gays entre 2005 et 2009. Interpelée par un opposant à l’usage des antirétroviraux par des séronégatifs dans un but de prévention du VIH, elle a cette réponse : "Le Truvada utilisé en prévention du VIH me fait penser à la pilule contraceptive. On pourrait aussi dire qu’elle est inutile au prétexte que les personnes peuvent utiliser un préservatif systématiquement. Mais cela ne correspond pas à la réalité. Aussi, de mon point de vue, il ne serait pas éthique de ne pas autoriser des hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (HSH) et les  personnes trans à haut risque de s’infecter par le VIH à l’utiliser, alors qu’il a été approuvé par l’Agence américaine du médicament. La question maintenant, c’est quel dispositif on invente et met en place pour que cet outil soit utilisé dans les meilleures conditions possibles. C'est précisément ce qu'on est en train de faire".

PEPFAR / Fonds mondial : quel rapprochement ?

Au point presse de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites, Françoise Barré-Sinoussi et Michel Kazatchkine (ancien directeur du Fonds mondial), interrogés sur ce qu'ils pensaient du rapprochement entre le PEPFAR (U.S. President's Emergency Plan for AIDS Relief) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, mis en avant par Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, lors de la plénière du lundi 23 juillet, ont fait part de leurs inquiétudes de voir disparaître ce qui fait l'originalité de ce mécanisme de financement. A savoir, le fait que ce sont les pays récipiendaires qui décident de l'attribution des fonds qui leur sont attribués et non pas les pays donateurs. L’autre questionnement de ces chercheurs est de savoir qui prend les décisions aujourd'hui au Fonds mondial car si les Etats-Unis souhaitent ce rapprochement PEPFAR-Fonds mondial, il n'est pas sur que les pays donateurs (dont l'Europe pour 58 %) aient été consultés...

Phill Wilson : "Nous pouvons être plus forts que le sida !"

Président du Black AIDS Institute, un organisme centré exclusivement sur l'épidémie chez les Afro-américains, Phill Wilson a fait une intervention remarquée lundi 23 juillet à la Conférence de Washington. Olivier Jablonski (AIDES) y a assisté. Il raconte.

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Les femmes positives sur le net

Deux femmes, militantes de la lutte contre le VIH/sida, sont à l'origine de Words of Women +, les voix des femmes séropositives, un mouvement international qui inclut les femmes touchées par le VIH/sida et celles qui les soutiennent. Olivier Jablonski les a rencontrées.

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François Hollande : la TTF au 1er août... oui, mais combien ?

Dans un message vidéo diffusé lundi 23 juillet 2012, pendant la 19e conférence internationale sur le VIH/sida, à Washington. François Hollande a indiqué la mise en place de la taxe sur les transactions financières et le rôle qu’elle pourrait jouer dans la lutte contre le sida. L’annonce a marqué par un certain volontarisme et, hélas, un grand flou sur la part de cette TTF qui ira à la lutte contre le sida.

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Des traitements de qualité pour les pays du Sud !

"Les pays du Sud AUSSI ont droit à des traitements de qualité !", indique AIDES (22 juillet) à l’occasion de la Conférence de Washington. Cette apostrophe fait suite à la publication (22 juillet) d’une étude dans "The Lancet" qui montre à quel point l'accès aux traitements est fragile et complexe, et vient tempérer les excès d'optimisme de cette XIXe conférence internationale. "Selon cette étude, de plus en plus de malades développent des résistances aux traitements de première ligne dans les régions les plus pauvres du monde, en Afrique australe et orientale (+ 29 % de résistances par an). Avec des conséquences immédiates : un traitement qui ne fonctionne plus, c'est une charge virale qui explose et la survie des malades directement menacée. Sur le plan collectif, ce sont des souches virales résistantes qui circulent, à une rapidité exponentielle extrêmement inquiétante. Il est temps de permettre un meilleur accès aux traitements de deuxième et de troisième ligne revendique AIDES. "Nous devons cesser de proposer des traitements aux malades du Sud que plus personne n'oserait prescrire dans les pays du Nord. C'est à la fois indécent sur le plan éthique et dangereux sur le plan de la santé publique. Cette étude vient de le confirmer", a déclaré Bruno Spire, président de AIDES.
AIDES appelle les pays du Nord à accroître leurs financements au Fonds mondial de lutte contre le sida et à faire pression sur les lobbys pharmaceutiques : pour éviter la diffusion de virus résistants et permettre un accès à des traitements de qualité, il faut faciliter le génériquage et l'ouverture des brevets dans les pays en développement. Mais les malades du Sud ont également besoin de systèmes de santé solides et structurés, qui permettent un meilleur suivi des personnes vivant avec le VIH ainsi qu'un approvisionnement régulier en antirétroviraux, pour éviter les ruptures de traitements et le développement des résistances. AIDES appelle les gouvernements africains à respecter leurs engagements pris à Abuja en 2001 et à consacrer 15 % de leurs budgets nationaux aux questions de santé. "10 ans après, seuls 6 pays d'Afrique ont tenu cette promesse, pourtant déterminante pour une riposte efficace contre l'épidémie", a rappelé Stéphane Simonpietri, directeur des programmes internationaux de AIDES.

Outside condom, inside prep

Ce matin (24 juillet) distribué à l'entrée de la conférence, le supplément gratuit du "Washington Post", enrobé d'une publicité en faveur du préservatif. Cette pub est réalisée par un groupe catholique. C'est bien quelque chose de marquant dans cette conférence, le fait que partout dans le village global, mais aussi dans les couloirs de la conférence, il y a cette promotion permanente et massive du préservatif. Avec ces publicités, des défilés de robes fabriquées en Femidon, des ateliers sur comment utiliser le préservatif dont l'impressionnant Comdomize de l’ONUSIDA. Et au même moment, dans les principales sessions de la conférence, les orateurs ne cessent de parler de la Prep. Il y a comme un certain décalage dans l'air.

Le mariage difficile de la politique et de la lutte contre le VIH dans les Caraïbes

Le slogan de AIDES pour cette conférence est : "Les politiciens ont le pouvoir d’arrêter le sida" encore faudrait-il qu’ils en aient l’envie ! La session régionale sur la construction d’une politique durable de lutte contre le VIH/sida dans la Caraïbe, mardi 22 juillet, montre encore tout le chemin à parcourir. Par Jean-Marie Le Gall.

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"We can end AIDS" : Washington en marche !

"We can end AIDS", c’est le titre qu’ont choisi les organisateurs pour la grande manifestation qui s’est déroulée dans la capitale américaine à l’occasion de la conférence. Dynamique, émouvante et politique, cette marche a traité de tous les enjeux. Olivier et Arnaud (AIDES) y étaient.

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Nouvelle présidente pour Coalition PLUS

Alors que la Conférence internationale sur le sida de Washington bat sont plein, Coalition PLUS a tenu, dimanche 22 juillet, son assemblée générale. A cette occasion, le conseil d’administration a été renouvelé. C’est Hakima Himmich, présidente de ALCS, la principale association de lutte contre le sida au Maroc, qui a été élue, à l’unanimité, présidente de Coalition PLUS. Elle prend la suite de Lise Pineault (COCQ-Sida, Québec). C’est le médecin et militant malien Aliou Sylla (ARCAD-Sida) qui a été élu vice-président. Sont dorénavant membres du conseil d’administration de Coalition PLUS, les associations AIDES (France), ARAS (Roumanie), ARCAD-Sida (Mali), Groupe sida Genève (Suisse), COCQ-Sida (Québec), KIMIRINA (Equateur) et ALCS (Maroc).

Sida : Bill Gates craint le manque de fonds

Compte tenu du rôle majeur que tient la fondation Bill et Melinda Gates dans la lutte contre le sida, Bill Gates est un des intervenants de choix de chaque conférence mondiale de lutte contre le sida. C’est le cas de cette 19ème édition. A chaque fois, le co-créateur de Microsoft fait une intervention et donne des interviews fortes, qui chahutent un peu les idées reçues. Pas étonnant donc que ses propos de 2012 détonnent. "La fin de l'épidémie est-elle en vue ? Non. Disposons-nous des outils qui y mettront fin ? Non", a-t-il ainsi estimé dans une interview à Reuters. "Même si on optimise au mieux la façon de faire ce travail, les fonds ne seront pas suffisants pour traiter toutes les personnes qui auront besoin de traitement", avait d’ailleurs indiqué Bill Gates devant les participants de la Conférence. Pourquoi ce pessimisme ? Parce que le milliardaire s'inquiète notamment des conséquences des difficultés économiques que traversent les pays les plus riches, qui sont aussi les principaux bailleurs de fonds pour la recherche contre le sida et le financement des médicaments dont les malades ont besoin. "Nous vivons actuellement dans une période d'une incroyable incertitude quant au fait de savoir comment maintenir de solides financements", a-t-il jugé.

La petite phrase de …. Anthony Fauci

Directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), le docteur Anthony Fauci estime que mettre fin à la pandémie du sida est "un énorme défi", mais que c'est "faisable". Cela va requérir "la poursuite de la recherche fondamentale et clinique, de mettre au point et de tester plus de traitements et de moyens de prévention qui devront être distribués à une échelle beaucoup plus grande". 

La petite phrase de …. Hillary Clinton

"L'objectif est d'arriver à une génération sans sida", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton le 23 juillet à Washington lors de son discours à la conférence AIDS 2012. "Imaginez le jour où nous ne serons plus frappés par cette terrible épidémie et par les coûts et les souffrances qu'elle nous impose depuis bien trop longtemps", a lancé la responsable de la diplomatie américaine. Les Etats-Unis s'engagent à allouer 150 millions de dollars supplémentaires à la lutte contre le sida. Bon, c’est mieux que rien, mais pas du tout suffisant vu les enjeux… y compris aux Etats-Unis mêmes. Citons quelques chiffres (de l’ONUSIDA) : Nombre de personnes vivant avec le VIH : 1 200 000 ; taux de prévalence chez les adultes de 15 à 49 ans : 0,6 % ; femmes âgées de 15 ans et plus vivant avec le VIH : 310,000 ; nombres de personnes estimées vivant avec le VIH sans le savoir : 240 000. On peut aussi ajouter que les CDC (Centres de contrôles des maladies) aux Etats-Unis estiment que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes représentent 2 % de la population américaine, mais 61 % de tous les nouveaux diagnostics VIH en 2009, et 49 % des personnes vivant avec le VIH aux Etats-Unis, etc. Les chiffres nous disent aussi que 27 % des personnes vivant avec le VIH dans ce pays ont leur virus contrôlé par les traitements…  On voit mal si aucun effort conséquent n’est fait aujourd’hui comment il sera possible un jour "d'arriver à une génération sans sida".

TTF : la France montre-t-elle le mauvais exemple ?

Les annonces à géométrie variable de François Hollande et de Laurent Fabius sur la taxe sur les transactions financières ont suscité intérêt, léger espoir et finalement une grosse déception. La lutte contre le sida aura sans doute la portion congrue de cette TTF à la française. Un mauvais signal alors que les besoins financiers pour la lutte contre le sida, sont, certes importants, mais réalisables. Une fois de plus, la volonté politique n’est pas à la hauteur.

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Vienne … et après ?

Lundi 23 juillet, la conférence de Washington proposait un session avec des interventions orales sur "Drug Policy, criminal justice and human rights" ("Politique des drogues, justice et droits humains). Autrement dit une session consacrée aux politiques publiques en matière de drogues. Céline Offerlé (AIDES) y assistait. Elle raconte.

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La part du secteur privé dans le dépistage du VIH

Des données collectées dans 18 pays (14 pays d'Afrique sub-saharienne et le Guyana, Haïti, la République Dominicaine et le Cambodge) montrent que, selon les pays, 5 à 50 % des adultes sont dépistés par un médecin du secteur privé. La proportion d'hommes testés varie de 5 à 50 % alors que les femmes ne représentent que 40 % au maximum. L'analyse montre que les femmes consultent en secteur privé majoritairement pour des questions de planning familial ou liées à la santé maternelle et infantile. Seul un petit pourcentage d'entre elles consultent pour un dépistage du VIH et celles qui le font appartiennent aux classes les plus aisées de la population. En revanche, les médecins du secteur privé ont tendance à davantage proposer un test lors de consultations prénatales que ceux du secteur public. Et il n'y a pas de distinction entre les femmes qui en bénéficient. Pour plus d'infos sur cette étude (en anglais).

L'approche "Test and Treat"

Après les études à Vancouver et à San Francisco, une étude a été réalisée dans une zone rurale de l'Ouganda pour évaluer les bénéfices de l'approche "test and treat" et la charge virale communautaire. Deux campagnes de santé communautaire proposant cette approche ont été réalisées à un an d'écart. La première campagne a vu une participation de 74 % des adultes et a permis la détection de 46 % de nouveaux diagnostics de séropositivité au VIH avec une mise sous traitement indépendante du taux de CD4. Les mesures de charge virale réalisées montrent que 37 % des personnes vivant avec le VIH dépistées lors de la première campagne ont une charge virale indétectable contre 55 % des personnes vivant avec le VIH dépistées lors de la deuxième campagne, avec des valeurs médianes de charge virale qui sont de 2 185 et inférieures à 486 copies/ml, respectivement. Cette étude vient ajouter un nouvel argument sur l'efficacité de cette approche tant en bénéfices individuels que collectifs.

AIDES & Marisol : rencontre au sommet !

Encadrée de ses conseillers, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a visité, mercredi 25 juillet, durant une demi-heure le stand de AIDES au village associatif de la conférence sida de Washington. Une occasion pour la ministre de découvrir les différentes activités de l’association et de s'exprimer sur certains enjeux de la lutte contre le sida. Par Olivier Jablonski.

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Prep : L’Europe est-elle une ile ?

Les personnes séropositives sous traitement efficace ne risquent plus de transmettre le VIH, c'est un fait. Aujourd'hui, un nouveau débat est ouvert : qu'en est-il des personnes séronégatives qui souhaitent prendre des antirétroviraux pour éviter de contracter ce virus (Prep) ? La stratégie semble efficace, la Food and Drug Administration (Agence américaine du médicament) a même donné son approbation aux USA mais, encore une fois, l'Europe est à la traîne.

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VIH : Michel Kazatchkine, envoyé spécial de l’ONU

Ancien directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le principal financeur de la lutte contre ces trois pandémies dans les pays émergents, Michel Kazatchkine vient d'être nommé par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Envoyé spécial pour le VIH/sida en Europe orientale et Asie centrale. Cette région est l’une des deux seules régions du monde où l’épidémie de VIH/sida continue de croître. Très apprécié par les militants du monde entier pour ses dix ans de travaux et de progrès réalisés à la tête du Fonds mondial, Michel Kazatchkine va avoir fort à faire. "En tant qu'Envoyé spécial pour le VIH/sida en Europe orientale et Asie centrale, Michel Kazatchkine utilisera sa vaste expérience pour aider à inverser la tendance de l'épidémie dans la région", indique le communiqué de l’ONU. En 2011, 1,5 million de personnes vivaient avec le VIH/sida en Europe orientale et Asie centrale et 170 000 personnes ont été infectées par le virus. Les nouvelles infections ont augmenté de plus de 22 % dans la région depuis 2005 et rien n'indique un ralentissement de l'épidémie. Il est donc essentiel de renforcer, aux plus hauts niveaux, les efforts de sensibilisation dans la région, note le communiqué.

Crise humanitaire en RDC

Une vingtaine de militants ont, en silence, manifesté dans l’enceinte de la Conférence pour protester contre le manque d'accès aux antirétroviraux en République Démocratique du Congo (RDC). Cette manifestation grave, au milieu des stands, a été applaudie par les participants. Elle s’est ensuite dirigée vers le "centre média" pour discuter avec les journalistes. Les manifestants ont rappelé que, dans ce pays où plus d'un million de personnes vivent avec le VIH, seulement une personne sur huit a accès à une prise en charge médicale. Le gouvernement de RDC avait demandé aux bailleurs internationaux de cesser leurs soutiens financiers en déclarant qu'il allait s'occuper seul de cette question. Il n'a, hélas, pas tenu ses engagements. Résultat : une situation sanitaire catastrophique. Les militants, notamment ceux de l’association ACS/Amo Congo, dénoncent un état de "crise humanitaire".

TTF : Marisol Touraine n’a pas de chiffres précis

Lors de sa conférence de presse à Washington, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a été interrogée sur la taxe sur les transactions financières. Selon l’AFP, la ministre n'a pas été en mesure d'indiquer le montant des fonds escomptés par cette taxe destinée à financer des programmes de santé, dont la lutte contre le VIH/sida. "Il est trop tôt pour estimer le montant", a dit la ministre, précisant qu'à ce stade neuf Etats membres de l'Union européenne seraient partants pour mettre en place une TTF. Il s'agit, outre la France (entrée en vigueur au 1er août), de l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, le Portugal et la Slovénie. "D'autres pays ont marqué leur intérêt pour cette démarche et réservent à ce jour leur position, comme la Finlande et l'Estonie". Un des problèmes, c’est qu’il n’y a aucune indication sur l’attribution des fonds ainsi récoltés. Les associations craignent que les Etats s’en servent pour combler les déficits budgétaires et non pour l’aide au développement.

VIH/sida en RDC : il faut sauver 1 million de vies !

La situation du VIH/sida en République Démocratique du Congo (RDC) oblige à la mobilisation la plus large, afin que soit réalisé l’objectif d’accès universel aux traitements et aux soins à l’échéance de 2015, indique un communiqué publié (26 juillet) à la conférence de Washington. ACS/AMO Congo, Act Up-Paris, AIDES, Coalition PLUS et Médecins du Monde rappellent quel est l’enjeu : "Sauver 1 million de vies !"

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La phrase de… Mireille Guigaz

"Le Fonds mondial doit rester mondial", il "est notre bien commun" et "nous appartient à tous". "Il n'est pas temps d'arrêter l'engagement contre les trois pandémies mondiales", [le sida, le paludisme et la tuberculose], "Nous avons besoin d'un visionnaire, de quelqu'un qui comprend les différents signaux venant du monde... Notre but final, ce sont les patients, nous devons prendre soins d'eux". Excellente - et très applaudie - présentation de la brillante ambassadrice française sur le VIH/sida, Mireille Guigaz, sur le thème "Le Fonds mondial dans 5 ans". Selon elle, "nous sommes sur le fil du rasoir", susceptible de basculer d'un côté ou de l'autre. Un plaidoyer qui faisait particulièrement écho au mot d’ordre de la conférence "Inversons la tendance ENSEMBLE".

La ministre Fioraso pas inquiète pour l'ANRS

Questionnée à Washington sur les futurs financements de l'Agence nationale de recherche contre le sida et les hépatites virales, dans un contexte budgétaire contraint, la ministre française de la recherche Geneviève Fioraso, s'est voulue rassurante. "Je ne suis pas inquiète sur l'avenir des recherches de l’ANRS, qui sont suffisamment exemplaires pour qu’on les encourage", a déclaré la ministre devant la presse, avant de préciser que les arbitrages budgétaires n’étaient "pas terminés". Avec son budget de 45 millions d'euros (autour de 110 millions en intégrant les salaires), la recherche française se place au 2e rang ou 3e rang mondial dans les domaines du VIH et des hépatites. La part des recherches hépatites est passé de 5 % en 2005 à 22 % en 2011, et ce à budget constant.

Faire un test de dépistage du VIH pour finir en prison : quel intérêt ?

Depuis bien longtemps, les acteurs de la lutte contre le VIH/sida dénoncent les effets pervers de la criminalisation sur les programmes visant à enrayer l'épidémie. Du dépistage au traitement, les constatations des acteurs du terrain donnent toutes les raisons de croire que les mesures de prévention et de soutien aux personnes infectées ou affectées sont impactées négativement par les poursuites pénales pour exposition ou transmission effective du VIH.

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VIH : Les femmes sont les plus touchées dans le monde

Les femmes sont largement plus touchées que les hommes par le VIH/sida dans le monde et sont les plus vulnérables au virus, ont rappelé et déploré des experts lors de la 19e conférence internationale sur l'épidémie. Ils appellent à des actions audacieuses pour y remédier.

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