"Les chemins égarés" : A ne pas rater

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Le projet s’appelle "Les chemins égarés". C’est un projet culturel ambitieux (puisqu’il associe : création sonore, exposition photo et livre) et atypique de par son sujet : les "LRE" (lieux de rencontre extérieurs). Les Franciliens et tous ceux qui seraient de passage dans la capitale avant le 18 février, peuvent venir voir l'exposition d’Amélie Landry présentée à la galerie VU (Hôtel Paul Delaroche - 58 rue Saint-Lazare - 75009 Paris. Infos au 01 53 01 85 85). "Dans ses photographies, Amélie Landry ne cherche pas seulement à voir comme "un autre", comme un homme qui désire. Elle fait faire à notre regard un magique mouvement à rebours. Car ses images développent, au fur et à mesure que nous en observons la lumineuse opacité, à la fois le trajet que des hommes ont dû faire pour éprouver ces paysages, venir s’y consumer dans ce que Georges Bataille appelait la "notion de dépense", et celui qu’une femme a dû faire, elle aussi, pour les représenter. L’instant fixé par ses images tient alors lieu de seuil partagé : celui que les hommes, tout comme la photographe, ont atteint", explique l’écrivaine Rachelle Falk qui consacre un texte à la photographe. Si vous n’avez pas le loisir de voir l’expo, n'hésitez pas à consulter la page facebook de ce magnifique projet ou à acheter l'ouvrage "Les chemins égarés" qui est, "selon la présentation de son éditeur, une réflexion sur ces espaces de liberté où, malgré la crainte d’une descente de police ou de casseurs, malgré les menaces de fermeture administrative, continuent de s’exercer des désirs d’expériences libres entre hommes de tous âges et de tous horizons". "Cette enquête d’Amélie Landry, que l’écrivain Mathieu Riboulet et le sociologue Laurent Gaissad accompagnent d’un texte, constitue un témoignage unique sur le basculement d’une époque, sur un rapport minoritaire à la sexualité et au monde qui apparaît comme une forme de résistance". Autre possibilité découvrir la création radiophonique de France Culture consacrée à ce projet.

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Commentaires

Portrait de Pierre75020

J'ai vu l'exposition, acheté et lu le livre dont les textes ne manquent pas d'intérêt et renvoient aux réflexions de ceux qui fréquentent ces lieux où les rencontres fugaces deviennent une façon de se connaître, de vaincre ses peurs,de s'approprier ces espaces géographiques et sociaux en marge. La contribution de Mathieu Riboulet est magnifiquement écrite. Exposition, livre, émission de France culture osent aborder un sujet dont on ne parle en général que par allusion.