Les pédés sont à la mode…

Publié par jfl-seronet le 08.01.2019
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« Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »

Cette phrase, prononcée en  juillet 2013 dans l'avion qui ramenait le pape François des Journées mondiales de la jeunesse de Rio de Janeiro, était apparue comme un signe d’ouverture du pape sur la question homosexuelle. Certains-es y voyaient même des gages de progressisme. Bien évidemment, pour chaque pape, il y a le fond et la forme. Le fond, c’est celui de la doctrine de l'Église catholique : un mélange d’homophobie plus ou moins larvée associé à une louche de compassionnel. Autrement dit, on ne pense pas grand bien des homosexuels-les (on ne le dit pas trop fort.. enfin, parfois si) tout en insistant sur « l'accueil et l'accompagnement des personnes homosexuelles, mais pas plus… ». La forme, c’était aux débuts de l’activité du pape François des gestes en direction des personnes LGBT+, des personnes qu’on salue, qu’on reçoit (rarement, mais tout de même) en audience… Mais à chaque fois qu’un pape semble faire ou fait réellement des gestes favorables aux personnes LGBT+, il est rattrapé par le catéchisme de l'Église catholique ; catéchisme qui condamne toujours les actes homosexuels comme « intrinsèquement désordonnés ». Pendant un temps, on a cru que le nouveau pape ne suivait pas la trace de ses prédécesseurs qui faisaient, à l’image de Benoît XVI, de l’homosexualité une des plus grandes menaces qui soient contre la famille. On l’a cru jusqu’à l’été dernier.

En août 2018, le pape part en Irlande pour un voyage qui s’avère houleux puisque sa visite est largement dominée par les abus pédophiles dans le clergé local… De retour vers Rome, dans l’avion, le pape (c’est désormais un rituel) accorde une interview à des journalistes. L’un d’eux lui demande ce qu’il conseillerait à une famille dont le jeune enfant serait homosexuel. Le pape explique alors : « Quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. ». Bon, bien sûr, ils recommandent aux parents d’aimer leur enfant, comme il demande à l’Église d’accueillir les personnes LGBT+, mais fait l’amalgame entre homosexualité et maladie mentale. La sortie papale ne passe évidemment pas. Elle apparaît comme une « bourde » et nombreux sont les journaux qui ironisent alors sur ce pape qui « s'est pris les pieds dans la soutane ». Le malaise est tel que le Vatican ira jusqu’à corriger le verbatim du pape pour tenter de mettre fin à l’amalgame… mais c’est trop tard. « Ce mot associé à l'homosexualité, semble avoir été lâché par réflexe. D'un souffle. Presque inconsciemment, comme une sorte de réflexe pavlovien », analyse alors Olivier Pirot dans la Nouvelle République du Centre-Ouest. C'est « comme si, finalement, le haut clergé n'avait jamais renoncé à penser que l'homosexualité était une maladie », se désole-t-il. Il y a de cela, en effet, et les dernières déclarations du pape François sur l’homosexualité ne vont pas calmer le jeu.

Cette fois-ci, le propos est un peu plus « corporate », mais très cinglant. Les hommes « animés par des tendances homosexuelles » ne devraient pas être admis au sein du clergé catholique et les prêtres homosexuels devraient renoncer à leur sacerdoce au lieu de mener une double vie, estime le pape François dans un ouvrage à paraître, indique l’agence Reuters, le 23 décembre dernier. Le pape a par le passé exprimé sa volonté d'une sélection plus attentive des candidats à la prêtrise mais il n'avait jamais exposé de manière aussi claire l'idée que l'impossibilité d'observer le célibat doit conduire à quitter les ordres, développe l’agence de presse. Cette position, le pape François la développe dans un ouvrage intitulé « La force de la vocation », rédigé sous la forme d'un long entretien avec le prêtre espagnol Fernando Prado. L’ouvrage a été publié en plusieurs langues, comme cela tout le monde pourra en profiter. Le pape reconnaît que l'homosexualité au sein de l'Église catholique est un sujet « qui le préoccupe ». « La question de l'homosexualité est très grave », note-t-il dans la version italienne de l'ouvrage dont Reuters a obtenu un exemplaire. Les religieux qui doivent former les futurs prêtres doivent s'assurer que les candidats à la prêtrise sont « mûrs humainement et émotionnellement » avant d'être ordonnés ; ça veut dire pas gay. L'Église catholique enseigne que l'homosexualité n'est pas en soi un pêché mais que les actes homosexuels le sont. « Pour cette raison, l'Église souhaite fermement que les personnes ayant cette tendance profonde ne soient pas admises à un ministère (de prêtre) ou à la vie consacrée » explique le pape. Évidemment, cela c’est valable pour les nouvelles recrues… que se passe-t-il pour les autres, celles et ceux déjà en poste ? Le pape exhorte « également les prêtres et nonnes homosexuels à demeurer célibataires et responsables afin d'éviter tout scandale », indique Reuters. « Il est préférable qu'ils quittent la prêtrise et la vie consacrée plutôt qu'ils mènent une double existence », juge-t-il. Mais pourquoi insister si lourdement ? Pourquoi revenir encore sur l’homosexualité… alors qu’un document officiel de 2005 interdit déjà l’accès à la prêtrise à tout homme homosexuel ?

Cela pourra agacer, énerver, mais pas tant que ce propos du pape : « Dans nos sociétés, il semble même que l’homosexualité soit à la mode et cette mentalité, d’une certaine manière, influe aussi sur la vie de l’Église. C’est quelque chose qui m’inquiète ». Et voilà, l’homosexualité, effet de mode… il est vrai que le phénomène est tout récent… ou l’homosexualité hissée au rang de « mentalité » pourquoi pas de passe-temps pendant qu’on y est. On devrait arrêter de fonder des espoirs sur l’attitude des papes envers l’homosexualité… Le dogme de l’Église sera toujours plus fort. Cela dit, donnant-donnant, ce serait bien que les papes arrêtent de parler de l’homosexualité… surtout pour ce qu’ils ont à en dire. Et puis, cela nous ferait des vacances. Mais bon, on est bien content que savoir que les pédés sont à la mode.

 

Commentaires

Portrait de Atch

C est un sujet qui à le mérite d'être abordé par la hiérarchie catholique grâce à l évolution de la société occidentale...J ai participé aux premières marches a Paris dans les années 80 pour soutenir le projet de dépénalisation de l homosexualité en France..(Rappelons que c'était un crime passible de prison jusqu'en 1983!) Constatons beaucoup de changements sur une génération sur le plan civil..par contre l église catholique a toujours un retard sur son temps...

A quand le mariage des prêtres héteros et homosexuels ? LOL..il faudrait se dépêcher avant le retour du Christ ;)  Lui qui renvoie les hommes à leur conscience... ceux la même qui voulaient lapider une femme adultère il y a 2000 ans!

Rappelons que l'islam est impitoyable avec les membres homosexuels de leur société..et que le continent africain est très loin derrière l'occident dans l'évolution des esprits...( certains gay émigrent, les menaces de mort provenant de leur propre famille)

Personnellement..en tant qu' homosexuel porteur du VIH et revenu à la foi dans le Christ ressuscité..j'ai été rejeté de plusieurs tentatives pour intégrer des communautés religieuses ..un parcours effectué entre 1996 et 2000..La charité vécue en négatif...cette église catholique romaine qui véhicule un message d'amour universel en paroles et peu en actes..Pardonnons l'endurcissement de leur coeurs!

 

 

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un peut trop facile ....

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PROCES Le Ministère public estime que l’infraction de mise en péril n’est pas caractérisée et que les faits de non-dénonciation sont prescrits...

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https://youtu.be/-HxmlRrUlKo?t=48

 

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deux machines de Guerre ...............opposé